L’éveil


Avant tout, j’aimerais vous dire que les textes qui suivent sont le reflet de mon vécu.

Je tente de décrire cela avec des mots qui ne peuvent être qu’un pâle reflet de mon expérience

personnelle et ne prétend aucunement détenir une quelconque vérité.

L’éveil s’est produit alors que je ne l’attendais pas. Après des années de pratiques diverses,

de lectures, de recherches, j’avais fini par tout laisser tomber en me disant que tout cela ne servait

à rien en fin de compte. J’ai cessé de chercher, cessé de pratiquer, cessé d’attendre que

quelque chose se produise et c’est dans cette cessation que ce que je n’attendais plus s’est révélé.

J’étais assis sur une terrasse et j’observais simplement ce qui se passait autour de moi.

Je n’attendais rien.

J’accueillais les images, les sons, les odeurs qui venaient à moi sans les analyser.

Je n’avais rien d’autre à faire que d’être là en cet instant.

Calme et détendu, heureux d’être là.

Je me suis laissé aller à ressentir ce calme.

Je ressentais cette sensation et j’observais toujours ce qui ce passait dans les alentours.

Je n’attendais rien, je ne désirais rien d’autre que d’être là.

Le mental a fait silence, je n’étais plus qu’une présence silencieuse.

J’ai commencé à ressentir la vie couler en moi et en tout ce que je voyais.

La même vie.

 

Cette même douceur je la ressentais maintenant en chaque personne que j’observais.

La douceur et la paix se manifestaient en arrière plan de l’activité dans laquelle ils étaient.

Je me suis mis à observer les objets, les choses et j’ai ressenti la même douceur en chaque chose.

Une lumière douce, dorée, émanait de tout cela, une lumière que je percevais de l’intérieur.

Ce n’est plus le « moi » qui observait, le « moi » avait disparu et il n’y avait plus que l’observation calme et limpide.

Tout ce que je percevais et ressentais m’apparaissait soudain comme ayant la même origine,

émergeant d’une seule et même source. J’étais cela et cela était moi.

Ce que je ressentais en moi, je le ressentais en toutes choses et en tout être vivant.

C’est la première fois que je me sentais réellement présent dans

l’instant présent, cet instant hors du continuum temps, éternel.

Avant cette expérience, je me disais souvent : oui, il faut profiter du moment présent.

Mais cela n’a rien à voir avec le fait de profiter du moment présent ou de vivre au jour le jour.

Profiter de l’instant présent fait toujours référence au passé et au futur, alors qu’être totalement

présent en cet instant n’y fait aucune référence. Le voile du temps s’est déchiré

et l’instant dans lequel la vie se manifeste est toujours le présent.

La présence rend cet instant lumineux.

 

 

 

 

La fenêtre s’ouvre

 

Tout à coup la fenêtre s’ouvre, laissant la lumière inonder la pièce

dans laquelle je me trouvais depuis si longtemps.

Une douce brise silencieuse vint balayer toute la poussière

qui s’était accumulée au fil du temps.

Je m’était habitué à vivre entre ces murs que j’avais construits.

Les matériaux que j’avais utilisés étaient faits de mes croyances,

de mes préjugés, de mes peurs, mes doutes, mes attentes,

espoirs, souvenirs, désirs, projections, regrets, savoir, connaissances,

satisfactions et insatisfactions, réussites et échecs, joies et peines.

La fenêtre s’est ouverte et les rideaux sont tombés,

je suis cette pièce et l’espace infini qui s’ouvre devant moi.

La présence, l’être enfoui sous toutes ces couches depuis si

longtemps n’a pas pris le temps de frapper à la porte,

car l’être est en dehors du temps.

L’être a surgi dans le moi, ouvrant la fenêtre sans prévenir,

se révélant et apparaissant comme ayant toujours été là.

 


 

 

Le château de cartes

 

Cette construction, ce château de cartes, était la personnalité

et l’identité à laquelle je m’identifiais depuis si longtemps,

tout cela était mon bagage, mes bagages dont je « pensais » être moi.

Tout ce vécu, toutes ces expériences emmagasinées,

je les portais comme tout un chacun dans des valises

de plus en plus lourdes, je pourrai également comparer ça

à un habit que l’on mettrait en venant au monde et auquel

on ajouterait toutes sortes d’artifices au cours de notre vie.

Petit à petit, on en vient à croire dur comme fer que cet habit

c’est nous, que nous sommes cet habit que nous portons.

Rajoutant des poches au fur et à mesure afin d’y placer nos souvenirs,

nos projets, nos peines, nos souffrances, nos désirs, nos manques, etc… etc…

La plupart des gens ne voient plus que cet habit,

oubliant qu’il y a une présence qui l’habite.

Toute la construction s’écroule, emportée par le feu de l’être

pour ne laisser que le silence et le vide.

De ce vide silencieux, une profonde paix émane

et une vague d’amour me submerge,

la vie se met à couler librement hors du temps et de l’espace.

Je porte la vie et la vie me porte.

L’instant présent m’apparaît dans tout son éclat

et je réalise que l’éternité réside dans l’instant présent.

 

 

 

 

Les contrastes

 

 Comment aurais-je pu être conscient de l’être si je n’avais connu l’ego ?

Lorsque l’ego s’est tu, la présence s’est révélée.

C’est comme pour le silence, il nous serait impossible de connaître et de réaliser

ce qu’est le silence si nous n’avions pas connu les sons auparavant.

C’est lorsque les sons et le bruit cessent que le silence nous apparaît.

Pourtant, le silence est toujours présent en dessous des sons.

Les sons émergent du silence et retournent au silence.

Lorsque la souffrance disparaît, on réalise ce qu’est la paix.

La paix est toujours présente en nous, au plus profond de nous-même.

La souffrance vient masquer la paix comme les nuages masquent le soleil.

Les sons masquent le silence comme l’ego masque l’être que nous sommes.

Lorsque l’obscurité disparaît, la lumière apparaît.

Si nous avions toujours été dans la lumière sans jamais

avoir connu l’obscurité, nous n’aurions pas conscience de la lumière.

 

 

 

 

La beauté de la création

 

Lorsque nous sommes dans l’instant présent, l’environnement rayonne de vie et de lumière,

une douceur infinie pleine de grâce et de beauté émane de tout ce que nous percevons.

Chaque chose, chaque objet, chaque personne ou être vivant est à la bonne place au bon

moment pour participer à sa façon au déroulement de l’histoire de la création.

La beauté est en toute chose, il y a bien une réalité plus essentielle derrière l’apparence des

choses et des êtres vivants. Cette réalité essentielle nous apparaît soudain comme

étant une et indivisible, elle est ce que nous sommes et elle est tout ce qui est.

Elle est le silence d’où émergent les sons.

Elle est le vide d’où émerge la création.

Elle est tout ce qui est et tout ce qui n’est pas.

 

 

 

 

La beauté du monde

 

Les évènements de la vie quotidienne, les petites comme les grandes choses, vous savez,

tous ces petits détails qui se passent tous les jours, comme quand quelqu’un vous offre un sourire,

vous dit bonjour ou lorsque vous voyez un oiseau s’envoler, les branches d’un arbre danser avec le vent

mais aussi regarder les gens vivre, l’un attend le bus, l’autre sert un café sur une terrasse,

une vieille dame traverse la route avec grande difficulté, chacun occupé à vivre.

Tous ces petits détails, ces petites choses sont merveilleuses, elles portent en elles

toute la beauté du monde parce qu’elle sont la continuité de la vie.

La vie s’exprime à travers tout cela, à chaque instant.

La même vie qui coule en nous, qui nous anime et fait être

ce que l’on est, un être vivant qui permet à la vie de s’exprimer. 

 

 

 

 

Les simples gestes

Etre juste présent à soi et au geste dans l’instant présent, sans se projeter vers le futur

en souhaitant avoir terminé ce que l’on est en train de faire, en se disant que l’on préférerait

faire autre chose ou simplement être ailleurs. En acceptant d’être là, en faisant ce que

l’on fait sans résistances et en étant pleinement attentif à soi et à l’acte, fait que le geste

devient gracieux et dans cette grâce, le bonheur se fait jour.

A ce moment là, nous ne faisons plus qu’un avec la vie, car la vie se manifeste à travers

nous afin que la création s’épanouisse comme une fleur au soleil.

 

 

 

 

L’Amour

 

L’Amour coule avec la Vie.

C’est la plus belle des offrandes.

L’Amour est l’énergie la plus douce, la plus élevée,

la plus puissante de la création.

L’Amour est là, à profusion, il soutient tout ce qui est.

Nous pouvons ressentir cet Amour en chaque chose et chaque être.

Derrière l’apparence de la forme se tient cette énergie

qui émane du silence et du vide.

De l’Amour émane la Lumière Divine.

Une paix profonde, insondable, monte du plus profond de l’Etre.

Océan infini de la conscience pure et illimitée.

Je Suis Paix, Amour, Lumière.

Au-delà du temps et de l’espace,

Je marche dans l’instant présent.

Je Suis le Silence et le Vide au-delà de l’Energie d’Amour.

Voilà ce que m’a révélé La Présence.

La Vie est lumineuse,

vibrante de la joie qu’elle porte en elle.

Paix et Amour dans ton cœur

 

 

 

 

Lorsqu’on accueille le vide en soi, l’éveil survient.

Oubliez tout ce que vous avez lu jusqu’à présent sur l’éveil

de la conscience et sentez ce que vous êtes.

Autorisez-vous à être vide afin d’accueillir ce qui Est.

Il n’y a rien à atteindre ou à développer.

Ce que vous cherchez est déjà présent en vous.

C’est dans la cessation du « faire » que « l’être » se révèle.

 

Il n’y a rien à faire pour Etre.

 

– Totem – 

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