Le succulent fruit exotique qui brûle les excès de graisse corporelle


La Life Extension Foundation, une association américaine consacrée aux recherches sur les moyens de vivre mieux et plus longtemps, propose un nouveau complément alimentaire qui paraît avoir des effets étonnants pour brûler les excès de graisse.

Les études sur ce produit (il y a en a plusieurs) paraissent sérieuses et concluent que ce complément réduit aussi le taux de sucre dans le sang (effet anti-diabétique), diminue le taux de cholestérol, réduit l’inflammation, sans qu’il soit besoin de faire de l’exercice. (N’oubliez pas cependant que faire de l’exercice modérément ne peut que vous faire du bien, et accélérer l’effet amaigrissant de tout régime ou complément alimentaire, quels qu’ils soient).

Sachant le nombre de personnes qui luttent pour conserver leur ligne, j’ai décidé d’enquêter sur ce nouveau complément alimentaire et voici le résultat de mes recherches.

Une racine africaine

Ce complément alimentaire est donc un extrait d’irvingia gabonensis, un arbre d’Afrique de l’Ouest communément appelé manguier sauvage (bush mango en anglais, c’est-à-dire manguier de brousse).

Les fruits de cet arbre sont spécialement connus pour les noix qu’ils contiennent, et qui portent différents noms, dont ogbono, etima, odika ou noix de dika. Comme toutes les autres noix et graines, l’irvingia gabonensis est riche en graisse (50 %) et on peut en extraire de l’huile. L’irvingia gabonensis contient également 26,4 % de glucides, 7,5 % de protéines et 14 % de fibres (les 2,3 % restants étant sans intérêt nutritionnel).

Il est bien connu que les fibres alimentaires contribuent à faire perdre du poids, entre autres bienfaits sur la santé.

Première étude sur les effets amaigrissants de l’irvingia gabonensis

Le Dr Julius Oben, directeur du laboratoire de nutrition et de biochimie nutritionnelle à l’université de Yaoundé, au Cameroun, était en train de réaliser une étude épidémiologique sur les populations tribales africaines, quand il a remarqué que des peuples de certaines régions connaissaient une faible incidence d’obésité et de diabète. En poussant plus loin ses recherches, il découvrit par hasard qu’ils utilisaient de la pâte d’irvingia pour épaissir leur soupe dix fois par semaine en moyenne.

A la lumière de ceci, un groupe de recherche (sous la direction du Dr Julius Oben) mit sur pied une étude randomisée en double aveugle, pour déterminer si l’irvingia gabonensis pouvait contribuer au maintien d’une masse corporelle « normale » chez l’être humain.

Quarante sujets obèses, âgés de 19 à 52 ans, ont été divisés en deux groupes, l’un placebo (c’est-à-dire destiné à recevoir un succédané de produit sans effet actif), l’autre 1,05 grammes de graine d’irvingia gabonensis trois fois par jour (total = 3,15 grammes) pendant 30 jours.

Les sujets participant à l’étude ont été examinés et pesés chaque semaine, et leur tour de taille mesuré. Leur pression sanguine a été testée quotidiennement et des échantillons de sang étaient également collectés à jeun après la nuit pour mesurer le taux total de cholestérol, de triglycérides, de cholestérol HDL et de glucose. Ils ont été interrogés sur leur activité physique et leur prise de nourriture pendant l’étude et ont reçu l’instruction de suivre un régime pauvre en graisse de 1800 calories par jour et de noter pendant sept jours ce qu’ils mangeaient.

A la fin de la période de 30 jours, le groupe irvingia avait perdu en moyenne 5,26 kg tandis que le groupe placebo n’avait perdu que 1,32 kg. Le groupe ayant reçu de l’irvingia a également connu une baisse de sa pression sanguine systolique, de son cholestérol total, de son niveau de triglycérides et de son « mauvais » cholestérol (LDL). Leur niveau de « bon » cholestérol, en revanche (HDL) a augmenté.

Une seconde étude montre des résultats similaires

En mars 2008, le même groupe de recherche a publié les résultats d’une seconde étude sur l’irvingia et la perte de poids.

Après dix semaines, la comparaison entre le groupe ayant pris de l’extrait d’irvingia et le groupe de contrôle, ayant reçu un simple placebo, témoignait d’une différence frappante : le groupe irvingia avait perdu en moyenne 14 kg, alors que le groupe placebo n’avait perdu qu’un seul kilo !

Les chercheurs ont remarqué que le niveau de protéines C-réactives (un indicateur du niveau d’inflammation dans le corps) avait diminué dans le groupe irvingia. Les protéines C-réactives se lient chimiquement à la leptine (une hormone qui limite l’appétit des personnes ayant un poids normal), ce qu’il les empêche de franchir la membrane entre le sang et le cerveau. Le cerveau ne peut donc plus subir l’effet inhibiteur d’appétit de la leptine. Diminuer le niveau de protéines C-réactives permet de faire passer plus de leptine dans le cerveau et donc de diminuer l’appétit. Ce qui explique l’apparente insensibilité à la leptine des personnes obèses. La cause réelle en est l’inflammation, qui entraîne la présence de protéines C-réactives dans le sang.

Il y a également eu une baisse du cholestérol total, du LDL, et du taux de sucre, tandis que le HDL a augmenté. Les concentrations de leptine ont baissé et la sensibilité à la leptine a augmenté.

Revenir sur terre

Perdre 14 kg en dix semaines me paraît cependant un résultat exagéré, surtout pour un régime qui ne suppose aucun changement alimentaire ni aucun exercice physique. Si vous faites le calcul, cela correspondrait à une consommation par le métabolisme de 1400 calories par jour. Il semble très peu crédible que ce produit augmente à ce point le niveau de métabolisme.

Cependant, l’étude la plus conservatrice que j’aie trouvée indique qu’une cure d’irvingia gabonensis ne fait aucune, ou très peu de différence les cinq premières semaines, mais que l’effet est notable au-delà.

De plus, l’irvingia gabonensis était connue depuis très longtemps des médecins pour ses propriétés anti-bactériennes, antioxydantes et anti-glycémiques.

L’irvingia gabonensis n’est pas disponible dans le commerce en France, mais plusieurs sources très sérieuses existent sur Internet.

Pour en savoir plus sur l’irvingia gabonensis : http://www.irvingia-gabonensis.org/

Autres sources de cet article :

« The effect of Irvingia gabonensis seeds on body weight and blood lipids of obese subjects in Cameroon », Judith L Ngondi, Julius E Oben and Samuel R Minka, publié le 25.05.05, pubmedcentral.nih.gov

« Irvingia: Anti-Diabetic Weight Loss Supplement from African Mango », Roy C, publié le 02.28.09, nowpublic.com

« Life Extension Still the Only Supplier of Certified Authentic Irvingia gabonensis », Rey Searles, publié en ligne le  7 août 2009, sur http://www.euroinvestor.co.uk

Bon à savoir : les protéines

Les protéines dans la nourriture que nous mangeons sont cassées en petits morceaux par la digestion, et réduits en « acides aminés ». Ces acides aminés sont les « briques » de base qui permettent de construire et de réparer nos muscles, nos tissus, notre peau, nos cheveux, nos poils…

Mais ils sont également un composant indispensable de nos hormones, de nos organes vitaux, de nos systèmes nerveux et immunitaires.

Nous trouvons nos protéines avant tout dans les viandes, les produits laitiers, et les poissons. Mais il peut aussi s’en trouver de grandes quantités dans des produits végétaux comme le soja, les haricots, les noix et les céréales complètes. Les protéines sont souvent le plat principal de nos repas… et trop souvent la plus grosse portion de notre assiette. Il existe deux sources de protéines d’excellente qualité, qui commencent enfin à recevoir l’attention qu’elles méritent : le quinoa, qui est une céréale et la poudre de protéine de  lactosérum, un sous-produit de la production du fromage.

Les adultes ont besoin au minimum d’un gramme de protéine par jour pour 1,1 kg de masse corporelle. Si votre alimentation ne contient pas cette quantité de protéines, votre corps commence à consommer lui-même ses propres tissus et organes pour y prendre ce dont il a besoin.

Ainsi, pour une personne de 75 kg, il est nécessaire de manger environ 82 grammes de protéines par jour.

Les sportifs et les femmes enceintes ou qui allaitent, peuvent avoir besoin d’au moins deux grammes de protéines pour 1,1 kg de masse corporelle, en fonction de ce que leur indique leur médecin traitant.

Si vous êtes comme moi et que vous n’emmenez pas votre balance au restaurant, 82 grammes de protéines représente une portion de la taille d’un jeu de carte, et pas plus que ce qui vous tiendrait dans la main.

Peut-il être nocif de manger plus de protéines que besoin ?

Trop de protéines peut provoquer une légère déshydratation, ce qui peut sursolliciter les reins. Cependant, selon le Centre pour la gestion des maladies (Center for disease control, CDC), la plupart des personnes mangent plus de protéines qu’elles n’en ont besoin, et ce sans effets néfastes. Cependant, le corps humain ne peut stocker qu’une petite quantité de protéines en excès. » Les protéines qui sont réduites en acides aminés au cours de la digestion servent d’abord à produire de l’énergie. Ce qui n’est pas utilisé est immédiatement transformé en graisse.

Votre source de protéines joue un rôle important pour votre santé à long terme. Selon le CDC, il existe une corrélation entre la consommation de protéines animales, et le taux de « mauvais » cholestérol LDL, qui est un facteur de risque pour les maladies cardiaques.

Alors que certains produits de la mer donnent des protéines de qualité riches en acides gras essentiels oméga- 3, une autre source importante, le quinoa est non seulement naturellement sans graisse, mais ses fibres naturelles peuvent même réduire le LDL dans le corps.

Le CDC souligne donc que les protéines peuvent aussi contribuer à faire des apports trop importants en calories. Si vous mangez plus de protéines que vous n’en avez besoin, votre prise globale de calories peut être plus importantes que nécessaire… contribuant à vous faire prendre du poids.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

Publicités

Une réponse à “Le succulent fruit exotique qui brûle les excès de graisse corporelle

  1. tout à fait…et aussi que notre corps composé de plus de 70%d’eau est un reservoir ou stockage d’information….évitons d’en accumuler des mauvaises….!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s