Votre cerveau est-il enflé ?


Avez-vous parfois l’impression que votre cerveau ne fonctionne plus comme avant ?

Malheureusement, ce n’est sans doute pas qu’une impression. Les problèmes de mémoire affectent pratiquement toutes les personnes qui prennent de l’âge.

Certaines opérations mentales, comme faire des comparaisons rapides et mémoriser des informations sans lien entre elles, connaissent un pic à l’âge de 22 ans.

Dès que vous atteignez 27 ans, ces capacités commencent à décliner, selon une étude publiée dans la revue médicale Neurobiology of Aging par une équipe de psychologues de l’université de Virginie. Le déclin devient alors apparent dans des catégories comme le raisonnement abstrait, la rapidité du cerveau, et la résolution de puzzles.

Mais en moyenne, le véritable déclin de la mémoire commence autour de 37 ans.

En revanche, vous pouvez continuer à augmenter vos connaissances générales, et enrichir votre vocabulaire courant, jusqu’à 60 ans.

Les scientifiques ont toujours considéré que ces évolutions, connues sous le nom de « Déclin Cognitif lié à l’âge » (Age Related Cognitive Decline, en anglais), étaient inévitables, et qu’elles étaient une conséquence normale de la vieillesse. Par conséquent, la plupart d’entre nous avons toujours considéré que nous ne pouvions rien faire pour lutter contre ce phénomène, et qu’il fallait simplement nous habituer à vivre avec.

Mais de nouvelles recherches scientifiques affirment aujourd’hui que ce n’est pas le cas. En fait, il apparaît que non seulement vous pouvez freiner la diminution de votre mémoire, mais que vous pouvez même inverser le déclin.

D’après une étude publiée dans l’édition d’octobre 2010 du Journal of Nutrition, une revue scientifique spécialisée, il apparaît qu’un des facteurs clés des pertes de mémoire est l’inflammation du cerveau.

Cette inflammation est causée par des cellules immunitaires qui fonctionnent trop fort. Elles produisent un excès de protéines inflammatoires dans le cerveau, que l’on appelle des cytokines.

Au bout du compte, votre cerveau « enfle » sous l’effet de l’inflammation. Et vous perdez les clés de votre voiture… une nouvelle fois.

Heureusement, selon les chercheurs, ces trous de mémoire peuvent être comblés en augmentant votre consommation d’une substance qui se trouve dans de nombreuses plantes, herbes, légumes, et extraits végétaux.

Il s’agit de la lutéoline.

Une substance naturelle diminue l’inflammation du cerveau

La lutéoline est un flavonoïde, c’est-à-dire un des 6000 composés chimiques qui donnent leur couleur aux plantes, en l’occurence le jaune. De nombreuses recherches expérimentales décrivent la lutéoline comme un agent chimique qui réduit considérablement les inflammations (1). A noter que ces caractéristiques laissent à penser qu’elle joue aussi un rôle important dans le prévention du cancer.

Les chercheurs ont découvert qu’augmenter le taux de lutéoline dans l’alimentation de souris pendant quatre semaines améliorait de façon significative leur capacité à apprendre et leur mémoire, par rapport aux autres.

La mémoire utile des souris âgées a été littéralement restaurée au niveau de ce qu’elle était à un plus jeune âge.

De plus, lorsque les scientifiques ont examiné les cerveaux des souris qui avaient reçu une supplémentation en lutéoline, ils ont découvert, à leur grande surprise, que les niveaux de cytokines inflammatoires dans leur cerveau étaient équivalent à celui de souris beaucoup plus jeunes. En d’autres termes, c’était comme si les scientifiques avaient entre leurs mains des souris qui étaient des années plus jeunes, sur le plan mental, qu’au début de l’expérience !

Augmentez votre niveau de lutéoline

La meilleure façon d’augmenter votre taux de lutéoline dans votre cerveau est de consommer plus d’aliments qui en contiennent.

Elle se trouve essentiellement dans les feuilles et l’écorce des fruits, ce qui n’est pas évident à manger tous les jours.

Par contre, vous en trouvez aussi dans le poivron vert, le céleri, le thym, le pissenlit, la menthe poivrée, la camomille, le romarin, l’origan et la sauge (variété Salvia Tomentosa).

Les personnes qui cuisinent de façon traditionnelle, et qui utilisent donc toutes ces herbes, fraîches, pour agrémenter leurs plats, ont donc normalement un bien meilleur appport de lutéoline que les autres.

Il y en a aussi dans les carottes et la perilla, une plante japonaise dont on fait de l’huile, disponible dans le commerce en France ; cette huile est très parfumée et riche en oméga-3.

L’inflammation de votre cerveau diminuera, votre mémoire s’améliorera.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Luteolin reduces IL-6 production in microglia by inhibiting JNK phosphorylation and activation of AP-1 — PNAS

 

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