Empêchez votre corps de s’attaquer lui-même


L’incidence des maladies auto-immunes, où votre corps s’attaque lui-même, a triplé dans les dernières décennies.

En France, les maladies auto-immunes affecteraient 5 à 10 % de la population générale et représentent le 3ème poste de prise en charge (budget de la santé), en raison de la lourdeur des traitements et de la durée de la prise en charge.

C’est bien simple : plus de femmes sont touchées par une maladie auto-immune que par les maladies cardio-vasculaires et le cancer du sein réunis.

Il en existe une grande variété : la sclérose en plaques, le diabète de type 1 (jadis appelé « diabète juvénile » ou « diabète insulino-dépendant »), le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, le psoriasis sont des maladies auto-immunes.

Mais il en existe de nombreuses autres qui touchent le système nerveux, les articulations, les muscles, la peau, les glandes endocrines et le cœur.

Pour expliquer simplement, les maladies auto-immunes sont des maladies dans lesquelles le système immunitaire du corps attaque vos propres tissus, au lieu d’attaquer des corps étrangers comme des bactéries (ce pour quoi votre système immunitaire est fait).

Cela se produit lorsqu’une chose perturbe votre système immunitaire. De plus en plus, cette « chose » s’avère être la quantité énorme de toxines environnementales auxquelles nous sommes tous exposés.

Sans tomber dans la paranoïa, ni exagérer les dangers (produit « chimique » ne signifie pas forcément « mauvais pour la santé » : après tout, l’eau minérale est un produit chimique…) nous allons passer en revue la façon dont les toxines présentes dans notre environnement peuvent influencer notre état de santé et déclencher des maladies auto-immunes, puis faire une liste de neuf conseils pour traiter ces maladies.

La pollution : cause principale des maladies auto-immunes

Nous sommes soumis à une quantité incroyable de toxines dans notre environnement. Plus de 80 000 produits chimiques nouveaux (ce qui ne veut pas forcément dire qu’ils sont toxiques) ont été introduits dans notre société depuis 1900. D’énormes quantités de produits toxiques sont relâchées dans la nature chaque année, plus de dix millions de tonnes selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Le mercure, qui était peu présent dans l’environnement de nos ancêtres, même s’il était couramment utilisé en médecine, voit sa concentration augmenter dans l’eau de mer, les rivières et la nourriture que nous mangeons : 3500 tonnes de mercure sont émises chaque année dans l’atmosphère terrestre par l’activité humaine. A noter cependant que les principaux pics de mercure que l’on observe en faisant des « carottes glaciaires » sont liés aux explosions volcaniques, qui peuvent envoyer instantanément des milliers de tonnes de mercure dans l’air.

Néanmoins, on trouve une concentration de plus en plus forte de mercure dans les poissons, en particulier les gros poissons qui se nourrissent de petite, et qui ont donc tendance à concentrer les toxines dans leur chair : dans certaines zones très polluées d’Amérique du Sud, le poisson peut contenir 1,67 mg de mercure par kilo (étude de l’INVS de 1997). Il est recommandé d’éviter de manger de gros poissons (thon, espadon, requin) pour cette raison.

Une association américaine, le Environmental Working Group a étudié le sang ombilical (présent dans le cordon ombilical) de  nouveau-nés à l’instant de leur naissance. Elle affirme avoir constaté la présence de 287 produits chimiques industriels, dont des pesticides, des phtahlates, des parabènes, des dioxines, des agents ignifuges, du téflon et du mercure. Tout ça avant même que le bébé n’arrive au monde.

Votre corps peut gérer un niveau raisonnable de toxines

La présence de petites quantités de toxines dans nos tissus est parfaitement normale, car, par son fonctionnement même, l’organisme produit des déchets. Pour fonctionner, notre organisme brûle des nutriments, et donc, forcément, il produit de la « fumée », les toxines. Il est d’ailleurs équipé pour se débarrasser de celles-ci. Le corps possède quatre organes qui filtrent le sang, en extraient les toxines et les rejettent à l’extérieur. Il s’agit du foie, des reins, des poumons et de la peau.

Une partie des toxines présentes dans le corps proviennent de l’usure des tissus eux-mêmes. Quotidiennement, le corps doit éliminer des débris de cellules usées, des cadavres de globules rouges, des minéraux usés, etc. La grande partie des toxines, cependant, provient de la dégradation des substances alimentaires par le corps. Les protéines, par exemple, une fois dégradées donnent de l’urée, de l’acide urique; la combustion du glucose produit de l’acide lactique et du gaz carbonique, les graisses mal transformées: des acides cétoniques.

Ces différentes toxines sont parfaitement bien supportées par l’organisme tant que leur présence ne dépasse pas un certain seuil. Mais, une fois ce seuil de tolérance dépassé, ces substances représentent un véritable danger pour le corps. Elles agissent comme du poison sur les tissus et les organes et, par leur présence en excès, gênent le fonctionnement normal du corps.

Comme un moteur mal réglé qui produirait une fumée noire et grasse, qui finirait par l’étouffer, votre corps peut produire trop de toxines.

Lorsque la production de déchets excède les possibilités éliminatrices du corps, les toxines s’accumulent dans les tissus et préparent le lit aux maladies futures. C’est avec des chiffres que l’on peut le mieux se rendre compte de l’importance d’une élimination insuffisante: les reins devraient éliminer 25 à 30 grammes d’urée en 24 heures. S’ils n’en éliminent que 20 grammes, cela représente une rétention de 5 grammes par jour, soit 150 grammes par mois ! Si les reins éliminent seulement 12 grammes de sel en 24 heures au lieu des 15 grammes ou plus qui sont absorbés chaque jour dans la nourriture, il y a rétention de 3 grammes par jour, soit 90 grammes en un mois !

Les médicaments chimiques, de synthèse et les vaccins sont aussi une des causes de l’intoxication de notre organisme. Pris dans des situations exceptionnelles et rares, ces médicaments n’auraient pas un effet aussi néfaste sur notre corps qu’ils ne l’ont aujourd’hui où, malheureusement, la surconsommation médicamenteuse est répandue la population.

De plus, nous absorbons régulièrement des colorants, des émulsifiants, des exhausteurs de saveur, des stabilisateurs, des antioxydants, des agents conservateurs, etc ; tous ces additifs que nous rajoutons aux aliments, non pas pour améliorer leur valeur nutritive, mais pour qu’ils présentent mieux et se conservent plus longtemps. Bien que présents en très petites quantités dans les aliments, il a été néanmoins calculé que chaque année, la consommation moyenne de ces substances est d’environ 2 à 3 kilos !

Heureusement, les additifs ne sont pas tous toxiques; la plupart sont même parfaitement anodins. Certains cosmétiques, talcs, crèmes, teintures pour cheveux, poudres, désodorisants, etc., contiennent des substances nocives ou à la limite du physiologique.

De nombreuses substances toxiques pénètrent également en nous par les voies respiratoires. A la fumée du tabac s’ajoutent les poisons rejetés dans les fumées d’usines ou de chauffages et dans les gaz d’échappement des voitures.

Cette liste n’a pas été dressée pour effrayer, mais elle vise à faire prendre conscience des multiples sources de déchets. En y prêtant un peu d’attention, la plupart de ces sources d’intoxication pourraient être évitées. Notre organisme n’est pas une poubelle où l’on peut jeter n’importe quoi.           

Lien avec les maladies auto-immunes

Selon le Dr. Douglas Kerr, professeur à l’Ecole de Médecine Johns Hopkins (Baltimore, USA), « il ne fait pas de doute que les maladies auto-immunes se répandent, et que notre exposition croissante aux toxines et produits chimiques dans notre environnement alimente le risque. Les recherches sont fiables. Leurs conclusions inattaquables. »

Les toxines de l’environnement sont un facteur majeur des maladies auto-immunes. Et pourtant, la médecine conventionnelle ne tient pas compte de cela lorsqu’elle tente de soigner ces maladies.

Elle essaye de bloquer les réactions immunitaires avec des médicaments aux effets violents, comme les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, des stéroïdes comme la cortisone, et les nouveaux médicaments « immunosuppresseurs » comme les anti-TNFalpha.

Mais ces nouveaux médicaments bloquent votre système immunitaire de façon si efficace qu’ils augmentent votre risque d’infection et de cancer. Et ils ont de tels effets secondaires que leur effet n’est bien souvent que partiel. Ils peuvent vous sauver la vie à court terme, mais à long terme, ils n’ont aucun effet sur les causes des maladies auto-immunes.

Le Docteur Mark Hyman, fondateur de la « médecine fonctionnelle » aux Etats-Unis, explique comment il a traité des centaines de patients pour leurs maladies auto-immunes en s’attaquant aux causes sous-jacentes, dont l’excès de toxines, les infections, les allergènes, la mauvaise alimentation et le stress. Il donne aussi son témoignage personnel :

« Il y a des années, je souffrais du syndrome de fatigue chronique. Cette maladie a des composantes auto-immunes et mes tests sanguins révélaient clairement que mon corps s’attaquait lui-même. En purifiant mon corps de son mercure, j’ai pu guérir de ma fatigue chronique et de mes problèmes d’auto-immunité. »

« Ma femme a développé elle aussi des maladies auto-immunes, dont des douleurs articulaires et de la fatigue. En éliminant de son corps les métaux lourds, grâce à un programme intense de détoxification, elle a guéri elle aussi. »

« Et cela a été le cas de nombreux patients. Pour chacun d’eux, je dois trouver toutes les causes – toxines, allergènes, infections, nutrition, stress – et rajouter les choses dont leur corps a besoin pour fonctionner de façon optimale, telles que : des aliments riches et de bonne qualité, des nutriments ciblés, de l’exercice physique, de la relaxation, de l’eau, des activités sociales qui donnent du sens à leur vie. Lorsque je fais cela, les résultats sont étonnants.

« Une de mes patientes souffrait de psoriasis invalidant et d’arthrose. Elle avait 42 ans et ne pouvait ni monter ni descendre les escaliers, ni prendre un bain sans aide, ni s’occuper correctement de ses enfants. Pourtant, seulement neuf mois après avoir commencé le traitement – dont la suppression du gluten et des autres allergènes alimentaires, une cure de détoxification des métaux lourds, et un rééquilibrage de son système immunitaire – elle quittait mon cabinet non seulement en ayant perdu 15 kg (l’inflammation fait grossir), mais aussi en étant totalement soulagée de ses douleurs et de son psoriasis. »

« Et elle n’est pas seule :

« Un autre homme souffrait depuis des années de diarrhées sanglantes et de colites ulcéreuses. Des régimes alimentaires spéciaux et diverses aides à la digestion le soulageaient un peu mais il ne guérissait pas… jusqu’à ce qu’il élimine les toxines et le mercure de son corps.

« Une patiente que j’ai vue récemment et qui souffrait de fortes fatigues et de lésions dans le cerveau dues à une sclérose en plaque a connu un soulagement presque total de ses symptôme après s’être fait retirer ses plombages de dent au mercure, et avoir suivi un programme complet de détoxification. Quand elle a repassé un IRM, toutes les traces de sclérose en plaque avaient disparu. »

Il y a donc des moyens de soigner les maladies auto-immunes dont vous, ou quelqu’un de votre entourage, souffre.

Voici les recommandations du Dr. Hyman :

  • Faites des analyses de votre taux de mercure et de métaux lourds ;
  • Faites les tests pour la maladie cœliaque (une réaction auto-immune au blé et aux autres céréales contenant du gluten, qui cause plus de 60 maladies auto-immunes). Envisagez d’éliminer de votre régime tous les aliments inflammatoires pendant quelques semaines pour voir si vos symptômes s’atténuent. Voir pour cela le régime anti-inflammatoire du Dr Weil ou le régime hypo toxique du Dr Seignalet ;
  • Prenez des compléments alimentaires rééquilibrant le système immunitaire, dont de la vitamine D, des acides gras essentiels (EPA/DHA) et des probiotiques ;
  • Pratiquez une méthode de relaxation profonde, comme le yoga, la méditation, le biofeedback ou toute autre méthode qui diminue votre niveau de stress ;
  • Evitez le contact (et la consommation) de produits dont vous n’êtes pas sûrs de la toxicité, et des effets allergènes ;
  • Apprenez à augmenter les capacités naturelles de votre corps à se détoxifier.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Source :

(1) Center for Disease Control. 2005. National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals. http://www.cdc.gov/exposurereport/

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