Quelle est la vitesse de votre cerveau ?


Vous savez que vous pouvez manger un demi-poulet rôti plus vite que votre petite sœur, et que vous courez le 100 mètres moins vite que votre cousin.

Mais qu’en est-il de la vitesse de votre cerveau ?

 

Ce point, généralement ignoré, est pourtant crucial pour votre bonne santé mentale et physique.

Votre cerveau est traversé en permanence par des courants électriques. Ces courants passent d’un neurone à un autre, et d’une partie à l’autre de votre cerveau pour traiter des informations reçues par vos cinq sens, envoyer des ordres dans votre corps et provoquer des pensées.

Ces courants électriques peuvent simplement tourner à l’intérieur de votre cerveau, quand vous réfléchissez par exemple. Mais ils peuvent aussi être dirigés vers les fibres nerveuses qui partent vers vos organes. Dans ce cas là, un petit courant électrique longe un de vos nerfs jusqu’à destination, votre main par exemple, pour ordonner à un muscle de se contracter pour la faire bouger, et un autre revient vers le cerveau pour indiquer si le travail a été accompli.

Votre cerveau a besoin de 50 millisecondes, soit la moitié d’un dixième de seconde, pour réagir à la lumière. Il a besoin de 100 ms pour réagir à un son (coup de klaxon par exemple).

Par contre, traiter une pensée lui prend plus d’énergie et de temps : 320 ms.

La question cruciale pour vous est de savoir si vous traitez vos pensées à la bonne vitesse, et si vos ondes sont bien synchronisées.

En effet, comme des supporters faisant la olla dans un stade de foot, les neurones qui se transmettent l’onde électrique qui traverse votre cerveau pour former une pensée doivent réagir au bon moment, à la bonne vitesse. S’ils réagissent trop tard, l’onde est perturbée et peut se bloquer.

Vous perdez le fil de ce que vous étiez en train de dire, vous cherchez vos mots, vous ne retrouvez pas le prénom de cet acteur que vous avez pourtant toujours connu… Votre cerveau hoquète, et votre pensée se forme mal. Vous pouvez aussi, malheureusement, connaître des désagréments bien plus gênants encore : dépression, voire Alzheimer et Parkinson, entre autres.

Perturbations dans votre corps

 

Notre cerveau nous sert à sentir et à réfléchir, mais c’est également lui qui contrôle une myriade de processus physiologiques vitaux dans notre corps : la respiration et la digestion, par exemple. La vitesse à laquelle votre cerveau travaille fera que votre organisme fonctionnera comme une machine bien huilée… ou au contraire qu’il sera secoué de chaos, de soubresauts, et grippé par la maladie.

Ces soubresauts peuvent être d’ordre mental (confusion, oublis, dépression, démence…) mais aussi d’ordre physique : mauvaise digestion, hypertension, infections…

Si au cours de votre vie, votre vitesse de traitement d’une pensée diminue de plus de 100 ms, votre cerveau commencera à avoir des problèmes sérieux pour fonctionner. En fait, si nous mettons plus de 400 ms à traiter une pensée, nous ne sommes plus capables d’être logiques.

Cela signifie que, au cours de toute votre vie, vous devez tout faire pour que votre cerveau ne ralentisse pas de plus de 100 ms.

Cette préoccupation doit être d’autant plus grande que, grâce aux progrès de la science, vous devez vous attendre à vivre longtemps… très longtemps même. Mais alors que l’on multiplie les techniques pour prolonger l’existence, on ne se préoccupe pas de ralentir le déclin cognitif, qui commence dès 40 ans pour les principales fonctions du cerveau si vous ne faites rien.

Au delà de 60 ans, 15 à 20 % des personnes souffrent d’au moins une forme sévère de maladie psychologique (démence sénile, Alzheimer, dépression). Au-delà de 90 ans, 80 % sont touchées.

Les personnes qui prennent de l’âge sont donc concernées en priorité. Mais certaines personnes connaissent des ralentissements dès 20 ans et elles doivent s’en préoccuper tout de suite.

Dans votre cerveau, des produits chimiques précieux pour votre santé

 

Heureusement, vous pouvez prendre des mesures simples pour améliorer la vitesse de votre cerveau.

En effet, la vitesse à laquelle les courants électriques se propagent dans votre cerveau dépend de la présence de produits chimiques que l’on appelle des neurotransmetteurs. « Neurotransmetteurs » parce qu’ils transmettent les signaux électriques de neurone à neurone.

Il y a quatre neurotransmetteurs principaux : dopamine, acétylcholine, acide gamma-aminobutyrique, et sérotonine.

C’est le manque de neurotransmetteurs dans votre cerveau qui ralentit la vitesse de fonctionnement de votre cerveau. Avec, potentiellement, des maladies graves à la clé.

Le neurobiologiste américain Eric Braverman, ancien chef de clinique du prestigieux Brain Bio Center de Princeton, explique :

« Le corps réagit à de nombreuses maladies selon un « effet domino » : un petit changement risque d’affecter le fonctionnement de tout l’organisme. Le plus souvent, la chute du premier domino est la conséquence d’un déséquilibre cérébral. Par exemple, une modification de la production de dopamine accroît chez une personne les sentiments de colère et d’hostilité. Au fur et à mesure que le niveau de stress grimpe, le muscle cardiaque s’épuise et la tension artérielle augmente. A un certain stade, un autre neuromédiateur vital, la sérotonine est tellement sollicitée que la personne devient insomniaque. Lorsque les réserves de sérotonine sont épuisées, un autre trouble apparaît : le besoin compulsif de sucres rapides. La personne mange de plus en plus, grossit et les reins peinent face &agra ve; cette charge de travail accrue. A cause de l’obésité, la spirale vers le bas débute : augmentation du volume du cœur, infiltration de graisse du foie et, à la clé, un risque d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus voire de cancer. » (1)

Chacun de nous avons, de façon naturelle, certains neurotransmetteurs en excédent ou en déficit, ce qui détermine notre caractère. Lorsque nous avons les apports qu’il nous faut de tous nos neuromédiateurs, nos neurones fonctionnent de façon optimale : nous sommes au mieux de notre forme, et nous avons l’impression de profiter pleinement de la vie.

Ainsi la première chose à faire, si vous soupçonnez chez vous une baisse de certaines facultés cérébrales ou une instabilité d’humeur, ou encore une modification de votre caractère, est de déterminer si vous ne souffrez pas d’un manque de neurotransmetteurs.

Cela ne se fait pas par une prise de sang, mais par l’observation attentive de votre état mental général : votre moral, votre niveau d’énergie, votre mémoire.

Il existe des bilans d’évaluation complets qui peuvent être faits, comme le bilan d’évaluation du Dr Braverman, qui vous aident à déterminer votre nature cérébrale, c’est-à-dire le neurotransmetteur dont vous êtes le plus dépendant, et des signes de carences, qui se manifestent par certains troubles de caractère, voire des manifestations physiques.

Une fois le diagnostic posé, vous devez entreprendre de rétablir votre équilibre, ce qui peut passer par la prise de certains médicaments dans les cas les plus graves (médicaments agissant directement sur votre taux de dopamine, acetylcholine, sérotonine ou GABA), mais mieux vaut ne pas attendre d’en arriver là, à cause des risques d’effets secondaires, et d’agir par des moyens naturels.

Agir par des moyens naturels

 

En effet, votre équilibre cérébral est d’abord déterminé par vos hormones : ce sont des hormones produites par votre cerveau qui déterminent votre niveau de neurotransmetteurs. 90 % de vos hormones sont produites ou régulées dans votre cerveau. En agissant sur votre production d’hormones, par des changements de mode de vie et des changements alimentaires, vous pouvez retrouver votre équilibre cérébral.

Une hormonothérapie substitutive, à base d’hormones bio identiques d’origine naturelle (plantes), permet de compenser la baisse de production d’hormones liée à l’âge ou à la maladie.

Vous pouvez aussi agir sur votre niveau de neurotransmetteurs par l’alimentation. Au lieu de fournir directement à votre organisme des hormones bio-identiques d’origine végétale, vous pouvez lui apporter par votre nourriture les acides aminés à partir desquels il va fabriquer ses propres hormones.

La baisse de la production d’hormones peut en effet être causée par une simple carence dans votre alimentation d’acides aminés essentiels, que votre organisme ne peut pas fabriquer lui-même. La tyrosine élève votre niveau de dopamine. La sérine et l’acétyl-L-carnitine élèvent votre niveau d’acetylcholine, la glutamine augmente votre niveau de GABA, et la tryptophane augmente votre niveau de sérotonine.

Si les apports alimentaires ne suffisent pas, ces acides aminés peuvent être apportés par des compléments nutritionnels, que vous trouvez dans le commerce. Cette solution a l’avantage de pouvoir vous apporter simultanément les vitamines, minéraux et oligo-éléments qui entrent, aux côtés des acides aminés, dans la synthèse des neurotransmetteurs : chrome, thiamine (vitamine B1), manganèse, inositol, huperzine A, vitamine B6, etc.

Enfin, un changement de mode de vie et d’environnement peut s’avérer indispensable pour retrouver votre équilibre. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que mener une vie hyperactive et stressante dans le centre d’une mégalopole polluée… est moins bon pour votre cerveau que d’être parfaitement détendu au milieu de la nature !

La recherche étant en pleine expansion sur le sujet hautement complexe du fonctionnement du cerveau – et de ses effets sur la santé – nous reviendrons régulièrement dans cette lettre d’information sur les moyens d’entretenir une bonne hygiène cérébrale.

Pour entreprendre un vrai programme d’optimisation de votre cerveau dès aujourd’hui, lire Un cerveau à 100 %, du Dr Braverman. (1)

A noter que je ne touche rien sur les ventes.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

**********************

Rectificatif

Ayant travaillé trop vite ces derniers jours, j’ai laissé des erreurs dans mes derniers messages, erreurs qui n’ont pas échappé à la vigilance d’un grand nombre de lecteurs de Santé & Nutrition (merci à eux de me les avoir si gentiment signalées) :

Ainsi, dans « Antibiotiques, le scénario de l’horreur », j’ai écrit « la bactérie Candida Albicans », alors que Candida Albicans est une levure, non une bactérie ; dans « Stévia : 7 fois meilleur que le sucre », j’ai écrit que la Stévia n’est pas autorisée au Québec. En fait, plusieurs formes d’extraits de Stévia y sont aujourd’hui autorisées ; enfin, dans « L’incroyable découverte pour rajeunir », j’ai parlé des nucléotides de l’ADN comme si c’était des acides aminés, alors que ce sont évidemment des acides nucléiques.

Ces erreurs ont été immédiatement corrigées sur le site Internet http://www.santenatureinnovation.fr. En tout cas, je tiens à vous remercier de votre indulgence et me réjouis que Santé & Nutrition devienne une œuvre collective, grâce à la participation toujours plus active de ses lecteurs.

**********************

Source :

(1) Docteur Eric Braverman, Un cerveau à 100 %, Thierry Souccar Editions, traduction française Catherine Sobecki, page 17.

**********************

Si vous n’êtes pas encore abonné et que vous souhaitez vous aussi recevoir cette newsletter gratuitement, cliquez ici.

**********************

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s