Dates de péremption: Faut-il les respecter au jour près?


Posted: 16th septembre 2011 by voltigeur

Quand on a peu de moyen, il faut savoir faire la différence. Quelques conseils…

Un magasin de déstockage alimentaire vend des produits dont la date limite de consommation (DLC) est proche et dont la date limite d’utilisation optimale (DLUO) est parfois dépassée, à Choisy-le-Roi, en mai 2009. SIPA

Pour éviter le gaspillage, mieux vaut apprendre à lire les étiquettes…

Vingt kilos d’aliments non consommés par an se retrouvent dans la poubelle de chaque Français. Pour lutter contre ce gaspillage, l’Ademe a déclaré le 15 septembre «Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire». L’Ademe conseille notamment d’apprendre à décrypter les dates de péremption. En Angleterre, le gouvernement envisage de les retirer de certains produits, comme le riz ou les pâtes. A l’inverse, faut-il respecter scrupuleusement les dates limites sur les produits «sensibles» comme les laitages ou les œufs? 

A consommer jusqu’au… sous peine d’intoxication

Deux mentions figurent sur les produits alimentaires: la date limite de consommation (DLC) et la date limite d’utilisation optimale (DLUO). La DLC qui se traduit par «A consommer jusqu’au…» est une «limite impérative», explique la DGCCRF. Cette date s’applique aux aliments qui sont «susceptibles, après une courte période, de présenter un danger immédiat pour la santé humaine»: charcuterie, viande, plats cuisinés,… La DGCCRF recommande de ne pas consommer ces produits après la DLC et de ne pas congeler des produits sensibles proches de leur DLC.

Une fois la DLC dépassée, court-on vraiment un risque à les consommer quand même? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de distinguer «les aliments à risque minime pour lesquels dépasser la DLC de quelques jours n’est pas préjudiciable (yaourt), de ceux à haut risque (charcuterie, fromage au lait cru…) pour lesquels il existe un réel danger notamment pour les personnes sensibles (immunodéprimés – cancer, sida… – enfants, personnes âgées, femmes enceintes)». Le risque dépend donc du produit, de la santé de la personne qui le consomme et de la manière dont il a été conservé: les produits sensibles n’aiment pas les longues sorties hors du réfrigérateur. On ne laisse donc pas le pot de mayonnaise sur la table pendant tout le repas.

A consommer de préférence avant le… pour ne pas manger un produit avec un mauvais goût

La DLUO se trouve sous la forme de l’expression: «A consommer de préférence avant le…». Elle n’a pas de caractère impératif et signifie simplement qu’après la date limite, le produit «peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui le consommerait», indique la DGCCRF. Le café peut avoir perdu son arôme, les biscuits peuvent être ramollis, mais ils n’en sont pas pour autant dangereux pour la santé.  Ne comptez pas non plus sur les vitamines contenues dans les aliments, qui auront disparu une fois la DLUO passée.

L’Anses recommande toutefois de bien regarder et de sentir les aliments dont la DLUO est dépassée: «Cette observation peut constituer un signal d’alarme avant consommation intempestive d’aliments altérés». En clair: si ça sent mauvais, ça aura mauvais goût, même si ce n’est pas dangereux pour la santé.

A.C.  pour 20minutes
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