Tout près de votre cerveau, un dangereux neurotoxique


 
 
 
 
The dramatic video titled Smoking Teeth = Poison Gas has had a tremendous impact on both the public and professional audiences.The full version plays 40 minutes with interviews of experts in the…
00:08:30
Ajoutée le 30/01/2007
573 140 visionnage(s)
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Smoking Teeth = Poison Gas
 
 
 

 
The dramatic video titled Smoking Teeth = Poison Gas has had a tremendous impact on both the public and professional audiences.The full version plays 40 minutes with interviews of experts in the…
00:08:30
Ajoutée le 30/01/2007
573 140 visionnage(s)
 

Pour l’Agence française de sécurité sanitaire, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles : les vapeurs de mercure qui s’échappent de vos amalgames dentaires et qui s’accumulent dans votre cerveau ne comportent aucun danger pour votre santé, et ce « même si les porteurs d’amalgames présentent en moyenne de plus grandes concentrations sanguines, urinaires et tissulaires de mercure ». (1)

Vous pouvez leur faire confiance… ou vous pouvez lire ce qui suit pour en savoir plus sur vos amalgames dentaires :

Ce qu’on appelle les « plombs », qui servent à boucher les caries, ne contiennent plus la moindre trace de plomb depuis 60 ans.

En réalité, cet étrange appareil qu’utilise votre dentiste, qui fait le même bruit que votre machine à expresso, mais que vous ne pouvez jamais voir parce que vous êtes couché sur le fauteuil, la bouche ouverte, avec un aspirateur à salive sous la langue, des cotons le long des gencives, et l’ordre de ne bouger sous aucun prétexte, mélange de la poussière d’argent, de cuivre et d’étain, avec une grosse goutte de mercure, d’environ 1 gramme, pour former l’amalgame que votre dentiste utilisera pour « soigner » vos dents.

Le mercure a en effet cette vertu de lier la poudre de métal, et de donner à la substance ainsi obtenue une consistance malléable, bien pratique pour s’enfoncer jusqu’au fond des petits trous.

Le mot « amalgame » vient d’ailleurs de cette particularité du mercure : au contact des autres métaux, il les fait fondre et se mélange avec eux. On parle de phénomène « d’amalgation ».

Une fois les métaux amalgamés se produit la phase de « cristallisation ». L’amalgame durcit et vous pouvez recommencer à mâcher des aliments. Le mercure, qui représentait 50 % du mélange au départ, ne représente déjà plus que 40 à 45 % du total. C’est en effet un métal très « volatil », c’est-à-dire qu’il s’évapore à température ambiante. Et il a instantanément commencé à le faire en arrivant dans votre bouche.

A partir de ce jour, vous retrouvez le plaisir de croquer des pommes et manger des caramels, boire du café chaud comme du thé glacé sans cette affreuse pointe de douleur à l’endroit de votre carie.

Vous êtes donc soulagé.

Ce que vous ne sentez pas, c’est que l’amalgame qui a été posé sur vos dents émet de façon continue des vapeurs de mercure qui, lorsqu’elles sont absorbées par vos muqueuses et, quand elles arrivent par la respiration dans vos poumons, passent à 80 % dans votre sang.

Amalgames : la première source d’exposition au mercure

Un amalgame d’une surface de 0,4 cm² émet 15 microgrammes de mercure par jour. Ce « relargage » du mercure augmente fortement dès que l’amalgame est frotté ou réchauffé : lorsque vous vous brossez les dents, lorsque vous mâchez, et en particulier quand vous buvez des boissons chaudes, le taux de relargage est multiplié par 15. La mastication de chewing-gum, ou encore le fait de grincer des dents la nuit (bruxisme) sont des phénomènes aggravants.

Une nouvelle vidéo vous permet de voir le panache de fumée de mercure qui s’échappe en permanence de votre amalgame. Une dent, qui a été arrachée à une jeune personne de 25 ans, est filmée derrière un filtre qui fait apparaître les vapeurs de mercure.

Le résultat est spectaculaire, et je vous conseille vivement de le regarder. Cette vidéo a été créée par l’International Academy of Oral Medicine and Toxicology (Académie Internationale de médecine et de toxicologie orale IAOMT.org) et elle est visible gratuitement sur Internet (voir à la fin de cet article).

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les amalgames dentaires sont la première cause d’absorption de mercure chez les êtres humains, loin devant la contamination par la consommation de poisson et de produits de la mer (2,3 µg/jour), ou la consommation d’eau polluée (0,3 µg /jour). (2)

A noter que si l’amalgame n’a pas été poli, sa surface de contact avec la salive est alors beaucoup plus importante (jusqu’à un facteur 100), augmentant la libération de mercure. Passez votre langue sur votre amalgame et assurez-vous qu’il est bien parfaitement lisse.

Dans le pire des cas, un petit bout de votre amalgame se détache alors que vous êtes en train de mâchez, vous l’avalez et il se coince dans votre appendice. Il produira, pendant des années, du méthyl-mercure, toxique et bioaccumulable, qui provoquera une montée progressive du taux de mercure dans votre organisme, en particulier votre cerveau et vos reins.

Ainsi la récente hausse du prix de l’or, qui a provoqué un boom de l’orpaillage illégal en Amazonie et ailleurs, et donc d’importantes pollutions au mercure dans les rivières, avec à la clé de nombreux reportages télévisés, pourrait-il être bien moins inquiétant pour votre santé que l’activité… du dentiste dans votre immeuble !

Mais pourquoi, au fait, vous inquiéter d’avoir du mercure dans le cerveau et dans les reins ?

Les dangers du mercure pour votre santé

Le problème d’avoir du mercure dans votre corps, c’est qu’il est connu que, en plus d’être un poison extrêmement violent, le mercure peut provoquer des problèmes psychologiques, neurologiques, et immunologiques. Le mercure passe à travers la membrane de vos cellules, franchit la barrière hémato-encéphalique (la barrière qui sépare votre cerveau de votre flux sanguin), et peut s’accumuler dans votre cerveau.

En tant que neurotoxine, le mercure peut endommager votre cerveau, votre système nerveux et vos reins. Il peut provoquer des tremblements, des maux de tête, des insomnies, des problèmes de mémoire, de l’irritabilité, des troubles de la personnalité (autisme) (4). Et comme si ça ne suffisait pas, le mercure se lie de façon étroite aux cellules nerveuses. Il a une « demi-vie » de 15 à 30 ans dans l’organisme.

Ces problèmes neurologiques sont dus au fait qu’en présence d’une très faible concentration de mercure organique, la membrane neuronale dégénère, laissant les neurofibrilles dénudées, sans structure protectrice. Une synthèse très bien faite, qui passionnera les biochimistes, est disponible à ce sujet sur Wikipedia. (5)

Malheureusement, alors que la majorité des citoyens sont conscients des dangers du mercure pour l’environnement et les poissons, peu sont bien informés des dangers posés par les amalgames dentaires.

Seule une personne sur quatre est consciente que les amalgames dentaires contiennent du mercure, et l’industrie dentaire capitalise sur cette ignorance, avec le relais, on l’a vu, des autorités sanitaires, qui « couvrent » l’affaire (le jour où elle éclatera publiquement, attendez-vous à ce que ceux qu’on appelle improprement les « responsables », et qui n’assument en réalité aucune responsabilité personnelle, seront simplement mutés vers un autre poste lucratif de la haute administration, à la manière de ces fonctionnaires de l’agence du médicament chargés du Médiator, mutés à l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France et à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) (3)).

Les dentistes, de leur côté, non seulement ne sont pas informés des dangers (ils sont eux-mêmes les premiers exposés), mais quand bien même ils le seraient, ils n’ont aucune obligation d’informer leurs patients de la composition des amalgames qu’ils placent dans leur bouche. Cette obligation n’existe même pas pour les femmes enceintes ni les jeunes enfants, alors que l’Agence française de sécurité sanitaire elle-même recommande d’éviter les interventions sur les amalgames pour ces catégories de patients.

L’ironie est à son comble quand on sait que le mercure est apporté chez votre dentiste avec les précautions exigées pour les produits dangereux. Il est ensuite implanté directement dans votre bouche, avec la garantie d’être parfaitement sûr et inoffensif pour vous…

Attention, retirer des amalgames est très délicat

S’il vous plait, ne faites pas l’erreur de vous faire retirer vos amalgames au mercure par un dentiste qui n’a pas été spécialement formé pour.

Vous vous exposeriez à un risque énorme, dû à l’importante quantité de vapeur de mercure qui s’évacue à l’occasion. Votre taux de mercure dans le sang peut alors être multiplié par quatre, avec des risques immédiats pour vos reins, et des risques à long terme pour votre cerveau.

Si vous décidez, avec votre médecin ou votre dentiste, qu’il est utile de vous faire retirer vos amalgames, vous devrez alors vous adresser à un spécialiste. Vous devez aussi, (vous ou votre dentiste) prendre certaines précautions pendant l’opération :

  • ne pas respirer par la bouche lorsque le dentiste intervient sur l’amalgame ;
  • utiliser un spray d’eau rafraîchissant pour réduire les vapeurs de mercure (qui augmentent fortement lorsque le mercure chauffe, sous la fraise du dentiste);
  • aspirateur à forte capacité près des dents pour évacuer les déchets de mercure et les vapeurs ;
  • poser une digue dentaire en latex dans la bouche pour ne pas avaler ni respirer des toxines ;
  • vous laver la bouche immédiatement après que l’amalgame ait été retiré (le dentiste doit également changer de gants immédiatement) ;
  • vous laver le visage et retirer vos vêtements de protection aussitôt finie l’opération ;
  • faire l’opération dans une pièce équipée d’un système très efficace de ventilation.

Il peut également être nécessaire de suivre un programme de détoxification, indépendamment de votre décision sur vos amalgames. Nous aborderons ce sujet essentiel dans un exemplaire futur de Santé & Nutrition.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Pour voir la vidéo de la dent qui fume (The smoking tooth) : http://www.youtube.com/watch?v=9ylnQ-T7oiA

References:

(1) Rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire, octobre 2005.

(2) World Health Organization, Inorganic mercury, Environmental health criteria (1991).

(3)  « Médiator : les ex-cadres de l’Afssaps rebondissent » http://www.lefigaro.fr/sante/2011/09/21/01004-20110921ARTFIG00478-mediator-les-ex-cadres-de-l-afssaps-rebondissent.php, consulté le 14 octobre 2011

(4) Mercury and autism: Accelerating Evidence ? Neuroendocrinol Lett 2005; 26(5):439–446 PMID:16264412 NEL260505A10

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Amalgame_dentaire

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