Informations rassurantes sur le mercure dans le poisson


Pour vendre du papier, beaucoup de journalistes, sans doute à court d’imagination, essayent de faire peur à leurs lecteurs avec des rumeurs à demi-fondées. Car la peur fait vendre.

Le problème, c’est qu’à force de nous interdire la viande rouge, la charcuterie, le poisson, le lait, les graisses saturées, le sucre, les conserves (à cause du Bisphénol A), les biscuits, les viennoiseries, les sodas, le café, les céréales raffinées plus tous les fruits et légumes traités avec des produits chimiques, il y a un moment où on se demande ce qu’on a encore le droit de manger.

C’est pourquoi je vais aujourd’hui traiter un sujet sur lequel les médias font une désinformation particulièrement intense, le mercure dans le poisson.

Une info peu connue sur le mercure dans l’eau de mer

Alors que l’on cherche à nous culpabiliser par tous moyens sur la pollution, savez-vous qui sont les responsables du taux catastrophique (ou presque) de mercure dans la Méditerranée ?

Il y a trois coupables principaux. Ils se nomment… l’Etna, le Vésuve, et le Stromboli.

Hé oui, ces trois volcans déversent sans vergogne depuis des millénaires des tonnes de toxiques dans les eaux de la Méditerranée. C’est eux qui sont responsables, pour la quasi-totalité, de la présence de mercure dans cette mer qui souffre tant.

Ce n’est pas moi qui le dit mais le Professeur Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à l’Université Bordeaux et expert à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. (1)

Cela ne veut pas dire que ce n’est pas grave. Mais cela veut dire qu’il va être très difficile d’y remédier.

Mercure : à consommer avec modération

Pourquoi faut-il s’inquiéter de la présence de mercure dans l’eau de mer ?

Le mercure est un métal de couleur argentée qui a la particularité, unique pour un métal, d’être liquide (à température ambiante).

C’est aussi un poison d’une rare violence, qui détruit les cellules nerveuses : il est particulièrement dangereux pour le fœtus qui, au moment où se mettent en place son cerveau et ses neurones, risque de se retrouver handicapé, même avec des doses faibles, non dangereuses pour sa mère.

On badigeonnait autrefois de mercure la peau des malades touchés par la syphillis, une maladie vénérienne. Mais ce traitement, qui se soldait en général par le décès du patient, provoquait des douleurs si atroces que l’écrivain autrichien Stefan Zweig raconte, dans ses mémoires de jeunesse avant 1914, que les étudiants viennois contaminés par la syphillis préféraient souvent se tirer une balle dans la tête plutôt qu’endurer un tel martyr. (2)

Et en effet, si vous versez un peu de mercure dans un lac, vous verrez rapidement tous les poissons remonter à la surface, le ventre en l’air. Si vous vous avisez de boire un verre d’eau dans lequel a été versé un seul gramme de mercure, faites immédiatement votre testament.

Le mercure se concentre dans la chaîne alimentaire

Les faibles concentrations de mercure que l’on trouve naturellement dans l’eau de mer ne posent pas de problème en soi et de toutes façons, on n’y peut pas grand chose puisqu’il s’agit d’un phénomène naturel, lié à l’activité volcanique, comme on l’a vu.

Mais un petit poisson qui absorbe tous les jours un petit peu de mercure dans son alimentation, faite d’algues et de plancton, finit par concentrer du mercure dans sa graisse.

Les gros poissons, qui consomment des milliers de petits poissons au cours de leur vie, subissent le même phénomène. A chaque maillon de la chaîne alimentaire, le mercure se concentre un peu plus et certains poissons qui se trouvent en haut de la chaîne alimentaire peuvent finir par contenir un taux de mercure problématique : c’est le cas du thon, de l’espadon, du loup et du requin.

Le mercure, qui est un métal beaucoup plus lourd que l’eau, a tendance à se concentrer au fond des océans.

Par conséquent, les gros poissons charognards qui vivent au fond des océans sont les plus touchés : la raie, le flet ainsi que d’autres poissons à croissance lente.

Votre corps élimine naturellement le mercure

Si vous analysez vos ongles, vos cheveux ou votre urine, vous vous apercevez qu’ils contiennent de petites quantités de mercure.

C’est par là en effet que votre corps évacue le mercure qui pénètre dans votre corps, dans un mode de vie naturel.

En revanche, le port d’amalgames dentaires au mercure ou le contact direct avec des vapeur de mercure industriel, ou encore la pollution des cours d’eau par l’orpaillage (recherche de pépites d’or) au mercure, entraînent une contamination que votre corps ne parviendra pas à évacuer sans aide spécifique, si vous y êtes confronté.

Ce n’est donc pas la consommation de poisson, à elle seule, qui vous fait courir des risques.

Pour risquer une intoxication au mercure à cause du poisson, vous devez manger nettement plus de poisson que la moyenne, et ne choisir que des gros poissons prédateurs : l’espadon, le requin, le maquereau roi, le marlin, le poisson montre, le thon obèse et le thon jaune.

En revanche, si vous mangez raisonnablement du poisson (trois ou quatre fois par semaine) et que vous alternez petits poissons gras et crustacés pauvres en mercure comme les sardines, le maquereau, les anchois, le hareng, le crabe, le saumon et la truite arc-en-ciel, avec les autres, vous en tirerez un net bénéfice pour votre santé.

En effet, le risque de décès est 50% supérieur chez ceux qui ne mangent pas de poisson comparativement à ceux qui consomment une à deux portions de poisson gras par semaine. Les bénéfices l’emportent donc sur les risques, sauf en cas de grossesse et il est absurde de se priver de poisson par peur du mercure. (3)

Au pire, si vraiment, à force de vous bourrer de poisson, vous vous intoxiquiez au mercure (les scientifiques ne connaissent même pas le seuil aujourd’hui), on ne parlerait pas de maladies très graves et incurables, mais plutôt de désagréments. Pour les personnes les plus intoxiquées, les effets scientifiquement constatés sont une faiblesse musculaire, une diminution de la vision périphérique, et une diminution de la coordination, selon Dariush Mozaffarian, professeur associé du département d’épidémiologie à l’école de santé publique de Harvard et membre de l’organisation mondiale de la santé (OMS). (4)

Pourquoi il ne faut pas manger que des sardines

Pour ne courir aucun risque avec le mercure, certaines personnes ne choisissent de manger que des petits poissons gras.

C’est une erreur car, si les petits poissons contiennent moins de mercure, ils contiennent plus de PCB, un autre polluant problématique : les études sur le singe montrent que les PCB diminuent les capacités de mémorisation ou perturbent l’apprentissage, et 64% des habitants des côtes françaises (gros consommateurs de poisson) dépassent les doses de sécurité en PCB. (5)

L’étude CALIPSO de l’Anses montre que, pour les PCB, ce sont les sardines qui sont les plus fortes contributrices (23%).

De plus, les gros poissons sont riches en substances très favorables à la santé, comme les acides gras oméga-3, qui se trouvent surtout dans le saumon mais aussi dans les sardines, les maquereaux et les harengs.

Pour ne risquer ni intoxication au mercure, ni intoxication au PCB, et favoriser votre mémoire, votre équilibre émotionnel et votre santé cardiovasculaire, mangez régulièrement des poissons de toutes sortes. Même si vous êtes enceinte, vous n’aurez pas de problème tant que vous diversifiez. L’Anses conseille cependant pendant la grossesse d’éviter les poissons les plus contaminés : espadon, marlin, siki. Et de ne pas manger plus d’une fois par semaine (soit 150 grammes) de poissons susceptibles d’être contaminés : anguille et civelle, bar, baudroie ou lotte, bonite, brochet, congre, daurade, empereur, escolier noir, escolier serpent et rouvet, esturgeon, flétan, grande sébaste, petite sébaste, grenadier, lingue bleue ou lingue espagnole (julienne), loup de l’Atlantique, marlin, palomète, pailona commune, raie, requin, sabre argen t et sabre noir, thon et thonine ainsi que voilier de l’Atlantique.

Arrêtons tout panique donc sur le mercure et le poisson. En revanche, profitons des merveilles de la nature, et des plaisirs d’une belle table bien garnie de produits naturels.

Je vous souhaite une belle vie !

Jean-Marc Dupuis
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Rérérences

(1) Voir interview sur le site http://www.lanutrition.fr : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/poissons-et-produits-de-la-mer/des-neurotoxiques-dans-le-thon-et-le-saumon.html

(2) Stefan Zweig, « Le monde d’hier ».

(3) « Grossesse : faut-il avoir peur du poisson ? » sur le site lanutrition.fr, accès réservé aux abonnés.

(4) http://www.lanutrition.fr/les-news/peut-on-encore-manger-du-poisson.html

(5) http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/poissons-et-produits-de-la-mer/des-neurotoxiques-dans-le-thon-et-le-saumon.html

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