Est-ce-que manger « tue » ?


TRANSMIS PAR ARCTURIUS LE 29 – MARS – 2012

Arrêter de manger tue ! Mais avec des emballages toxiques, des pesticides dans l’alimentation ou des aliments nocifs… Et si aujourd’hui manger tuait aussi ?

Les études enquêtant sur la salubrité des aliments sont de plus en plus nombreuses mais se contredisent souvent et ne permettent pas toujours de compromettre les substances concernées à court ou à long terme.

C’est le cas de l’aspartame dont l’innocuité est toujours controversée. Bien qu’on considère actuellement qu’il ne représente aucun danger pour la santé si sa consommation ne dépasse pas 40 mg par kilogramme et par jour, certains spécialistes continuent de mettre en garde le consommateur face au potentiel dangereux de l’aspartame.

En 2006, une étude italienne avait soulevé la polémique en affirmant que l’aspartame était toxique. Elle a pourtant été considérée comme infondée par les organisations sanitaires.

Le cas de l’aspartame n’est pas isolé. Bisphénol A dans les biberons, épidémie de vache folle, mercure dans le poisson… Finalement, peut-on encore mettre quelque chose dans son assiette sans craindre pour sa santé ?

Des emballages toxiques…

Au banc des accusés : certaines substances qui se trouvent dans les emballages ou les contenants alimentaires et sont dites « migrantes » car elles se déposent directement sur les aliments.

L’aluminium, le bisphénol A et les phtalates sont actuellement au coeur des débats en matière de toxicité.

Le bisphénol A est un composé chimique qui apparaissait encore très récemment dans la composition des biberons.
Des études ont prouvé qu’il s’agissait d’un perturbateur endocrinien (= qui agit sur l’équilibre hormonal en perturbant la croissance ou le développement). Le Canada l’a donc déclaré substance toxique depuis 2010. En France, il sera interdit dans tous les conditionnements alimentaires dès 2014.

Qu’en est-il de l’aluminium et des phtalates ?

Le lien entre maladies du système nerveux et présence d’aluminium dans le corps a été établi depuis 1976.
Il fait partie de la composition de nombreux emballages et leur utilisation n’est cependant pas interdite. Les autorités sanitaires reconnaissent la toxicité de l’aluminium mais affirment qu’il ne représenterait un réel danger que dans des doses très élevées.

La toxicité des phtalates, présents dans les plastifiants, est également mise en cause. Une enquête réalisée sur 2000 enfants par l’office fédéral de l’environnement (Suisse) révèle la présence de phtalates dans leur organisme.

Le danger réel d’un emballage pris individuellement est infime. Il en va de même pour le contenant de plastique, pour la poêle antiadhésive, pour une boîte de conserve… C’est là tout le débat. C’est l’addition et la répétition de tous ces usages qui demeurent incertaines. Sans oublier que pour mesurer l’impact réel de l’exposition aux matières plastiques, il faudrait aussi pouvoir calculer les autres sources de contamination.

Claudia Morissette

Les pesticides dans l’alimentation

Alors que le PNNS (Programme National Nutrition Santé) en France, et le guide alimentaire Canadien recommande de consommer 5 fruits et légumes par jour, l’utilisation des pesticides en agriculture suscite de vifs débats…

Appelés fongicides (= éliminer les micro-organismes), herbicides ou insecticides, ces substances chimiques pourraient être toxiques pour l’homme.

Le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) établie des monographies permettant de classer les substances chimiques en fonction de leur potentiel cancérigène.

Les substances chimiques sont classées selon la mention « cancérigène pour l’homme », où l’on retrouve notamment l’amiante ou le benzène. D’autres mentions existent comme : « cancérigène probable » ou « cancérigène possible ».
Il faut savoir que de nombreux pesticides utilisés au quotidien dans l’agriculture n’ont pas encore été testés : ils sont donc dits « inclassables ». Le risque qu’ils soient cancérigènes est donc potentiel.

Le CIRC n’aurait évalué le potentiel cancérigène que d’une trentaine de pesticides, une quantité dérisoire quand on connaît le nombre important de pesticides utilisés.

Une majeure partie des études qui testent les pesticides n’est pas rendue publique. L’industrie des pesticides fournit les résultats de leurs études aux agences gouvernementales, mais elles restent confidentielles et ne sont pas diffusées au grand public.

Le cas des viandes

Certaines volailles et viandes rouges sont traitées aux antibiotiques, quand d’autres seraient responsables de maladies cardio-vasculaires.

Des antibiotiques dans les viandes ?

Interdits dans l’Union Européenne depuis 2006, leur utilisation reste tout de même autorisée au Canada. Santé Canada incite néanmoins les agriculteurs à ne les utiliser qu’en cas de nécessité (maladies dans les élevages par exemple).

Malgré leur interdiction, ces facteurs de croissance antibiotiques seraient encore utilisés en France en tant que « facteurs protecteurs » afin de masquer leur réel objectif qui est de développer la croissance des animaux d’élevages.

Mais pourquoi l’utilisation de ces antibiotiques est-elle limitée, voire interdite ?

Ces antibiotiques, utilisés pour traiter les infections mais également pour favoriser la croissance des animaux, seraient souvent la base de l’alimentation des animaux d’élevage. Mais la surconsommation d’antibiotiques par les animaux provoque une résistance accrue aux agents pathogènes chez l’homme, rendant le traitement des infections de ce dernier de plus en plus difficile.

Les viandes rouges = toxiques ?

Les viandes rouges font elles aussi « les frais » de plusieurs remises en question concernant l’alimentation.

Le 12 mars 2012, les résultats d’une étude Américaine portant sur la toxicité des viandes rouges menée sur 37 698 hommes et 83 644 femmes suivis pendant plus de 20 ans, sont révélés.
Consommer une portion de viande rouge par jour augmenterait le risque de mortalité associé aux maladies cardiovasculaires de 12%, surtout si elle est transformée (charcuterie).

En revanche, remplacer cette portion de viande rouge par de la volaille ou du poisson diminuerait le risque de mortalité de 7 à 19%, selon les chercheurs de l’université d’Harvard.

La question pourrait être : vaut-il mieux préférer des volailles et des poissons porteurs d’antibiotiques nocifs pour la santé ou de la viande rouge qui augmenterait le risque de mortalité ?!

Le « trop gras » et le « trop sucré »

Les gras trans

Les gras trans sont très présents dans les huiles végétales hydrogénées (huile de palme) afin d’augmenter la durée de conservation des aliments. On les trouve ainsi dans de nombreux produits transformés tels que les viennoiseries, les plats préparés…

Leur consommation excessive serait liée, tout comme les acides gras saturés, à une augmentation du taux de mauvais cholestérol (LDL) et une diminution du bon cholestérol (HDL) augmentant ainsi les risques de maladies cardiovasculaires.

Des chercheurs Américains ont découvert qu’une surconsommation d’acides gras trans pouvait induire des cas de diabète, voire une infertilité chez la femme. Aux Etats-Unis, les chercheurs considèrent que les acides gras trans provoqueraient 50 000 à 100 000 morts prématurées par maladies cardiaques chaque année.

Le problème est de taille quand on sait qu’aujourd’hui, les consommateurs sont encore trop peu informés, tandis que les dangers liés à la consommation des sucres cachés ou des acides gras trans dans l’alimentation sont bien réels.

Le bio, c’est bien ?

A la lecture des études alarmantes en matière d’alimentation, manger bio pourrait apparaître comme LA solution pour manger sain. Exempt de pesticides dans les fruits et légumes ou d’antibiotiques dans les viandes, le bio remplit-il réellement ses promesses ?

Le scandale en 2011 de la bactérie Escherichia coli ou E. Coli trouvée dans des graines germées en Allemagne est peut-être la preuve que non : le bio pourrait également poser un problème de salubrité.

Les produits d’origine biologique ne sont pas traités aux fongicides, ce qui peut créer un terrain favorable au développement de mycotoxines (champignons microscopiques naturellement présents dans les végétaux). Parmi elles, figure l’Aflatoxine B1, dont le potentiel cancérigène est élevé.

Découverte en 1960 en Angleterre, on peut trouver l’Aflatoxine B1 dans le blé, les céréales, le soja…, dans des quantités plus ou moins importantes. Non traitées, ces céréales peuvent être données aux animaux et provoquer la transmission d’infections à l’homme. Il faut néanmoins préciser que ces cas restent rares.

Quel comportement adopter ?

Aux vues de ces tristes constats, il semblerait que se nourrir soit devenu d’une façon ou d’une autre, nocif pour la santé.

Emballages toxiques, fruits et légumes traités avec des pesticides, alimentation toujours trop grasse et trop sucrée… Que pouvons-nous encore manger ?

Les consommateurs sont de plus en plus inquiets face à ces constats. Ces dernières années, un trouble du comportement alimentaire, assimilable à l’anorexie ou la boulimie, s’est fortement développé.
Elle porte le nom d’orthorexie et se manifeste par une obsession de la nourriture saine. Bien qu’elle ne soit pas encore reconnue comme une maladie à part entière, elle induit un régime strict visant à supprimer de l’alimentation le gras, le sucré, les produits chimiques, etc.

Un constat trop extrême et alarmiste ?

L’obsession du « bien manger » est-elle portée par des écologistes alarmistes ? Les médias alimentent-ils la psychose du « manger tue » ?

L’espérance de vie des pays industrialisés ne fait qu’augmenter (environ 81 ans en France et au Canada en 2009 contre une moyenne de 75 ans en 1989). Les progrès en médecine sont tels que la mortalité diminue à tous les âges.

La nourriture représente-t-elle réellement un danger ? En l’état actuel des choses, personne ne peut répondre à cette question avec certitude.

Le consommateur doit, en attendant, se responsabiliser, s’éduquer en s’informant et en consultant les étiquettes nutritionnelles des produits qu’il achète.

La responsabilité de chacun doit être engagée dans cette volonté de mieux manger.

http://www.passeportsante.net/

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