Archives quotidiennes : 21 juillet 2012

S’initier à l’agroécologie : mode d’emploi

21 juillet 2012 Posté par benji sous Écologie, environnement et animauxMédical et alimentation

Pour ceux qui ont la possibilité, un terrain, un simple potager, ou tout simplement pour ceux qui souhaitent préparer une éventuelle transition, une telle initiation est très intéressante, même si elle ne représente que des bases, elle pourra peut être vous aider un jour. À l’heure actuelle, nous ne savons plus quelle est réellement l’alimentation qui nous est vendue dans le commerce, l’Union Européenne elle-même s’est déclarée contre les semences traditionnelles au profit des semences OGM dont l’impact n’est pas encore officiellement connu sur l’organisme de l’homme, alors n’hésitez plus, sautez le pas, ce sont les petits gestes qui déclenchent les grandes révolutions, pas l’inverse.

Avis aux jardiniers en herbe, aux paysans et aux citoyens curieux : cet été,Basta ! vous initie à l’agroécologie. Ou comment apprendre à se passer de pesticides, à dépenser beaucoup moins d’eau, à planter en hiver sans chauffer ses serres, à semer sans payer de redevances à l’agrobusiness, tout en produisant ce que l’on souhaite pour se nourrir. Visitez avec nous la ferme expérimentale de l’association Terre et Humanisme, installée au cœur de l’Ardèche, véritable laboratoire des techniques agroécologiques. Reportage et vidéos.

Un climat rude, des terres arides, criblées de roches. Un sol si difficile à travailler que« les anciens n’y faisaient pousser que de la vigne ». C’est là, au cœur de l’Ardèche, entre Aubenas et Alès, que l’association Terre et Humanisme a décidé d’installer sa ferme expérimentale, le mas de Beaulieu. Depuis 1994, ses animateurs, influencés par le travail du « paysan philosophe » Pierre Rabhi [1], y explorent les chemins de l’agroécologie. Leur défi : restaurer la fécondité et la fertilité de ces sols desséchés.

« C’est dans ce milieu géologique et climatique difficile qu’on apprend le plus de choses », sourit Erik, agronome, en charge des jardins potagers de la ferme. L’agroécologie, c’est tout le contraire de la recherche pratiquée en laboratoire sur les plantes et semences, à coup de manipulations génétiques, de chimie, de pesticides ou de radiations (voir notre dossier sur le sujet). Ici ce n’est pas la terre, la faune et la flore qui sont sommées de s’adapter aux pratiques industrielles. Ce sont les manières de semer, de cultiver et de travailler qui prennent en compte les variations climatiques et les spécificités géologiques. Et cela fonctionne.

4 fois moins d’eau que dans l’agriculture intensive

En terme de rendements, la production maraîchère du mas de Beaulieu n’a rien à envier aux productions intensives classiques. Sans recourir aux pesticides ni aux engrais chimiques, en s’appuyant quasi exclusivement sur les énergies renouvelables et tout en puisant « 3 à 4 fois moins d’eau que ce que détermine la chambre d’agriculture comme besoin en eau pour ce type de culture », explique Pierre-François Pret, directeur de l’association.

Les deux tonnes de fruits et de légumes produits par an alimentent les 5 000 repas servis aux visiteurs : la ferme accueille 175 stagiaires et 150 bénévoles chaque année. « Des paysans, des maraîchers, des autoentrepreneurs ou des structures associatives qui proposent ensuite des prestations en jardins partagés ou leurs propres formations », détaille Pierre-François Pret. Ici, point de brevets, de droits de propriété, ou de « certificats d’obtention végétale ». Tout se partage, tout se transmet.

De l’Ardèche au Sahel

Via les formations longues et les stages, l’agroécologie essaime, lentement mais sûrement. « On commence à intervenir dans les lycées agricoles », précise Pierre-François. Terre et Humanisme cultive également la solidarité internationale [2]. Elle travaille en particulier avec des paysans africains au Sahel ou au Cameroun. Là-bas aussi les techniques agroécologiques permettent de s’adapter et de produire là où une mise en culture classique flétrirait. Et ce qui est possible au Sahel est transposable au nord de la Méditerranée.

« On milite aussi pour le retour à une agriculture créatrice d’emplois, avec des circuits courts », rappelle celui qui a été agronome pendant vingt ans en Afrique, d’Action contre la faim à la Commission européenne en passant par le Gret, qui regroupe « des professionnels du développement solidaire ». L’expérience, menée sans aucune aide publique (800 000 euros de budget, 12 salariés) est principalement financée par le livret Agir du Crédit coopératif [3], par les formations et les dons.

Autour du mas de Beaulieu, le sol s’est transformé, la terre s’est enrichie. Rien à voir avec la parcelle voisine, de l’autre côté de l’asphalte, sèche et poussiéreuse. Nous vous proposons une visite en ligne de ce laboratoire de l’agroécologie, en compagnie d’Erik, agronome et salarié de Terre et Humanisme. Ou comment s’initier aux pratiques du compost, du paillage, à la phytoépuration, et apprendre à faire pousser des tomates en plein hiver sans recourir à une source d’énergie externe [4].


Étape n° 1
- Transformer épluchures et feuilles mortes en terreau : le compost

Fabriquer du compost from Bastamag on Vimeo.


Étape n° 2
- Chauffer sa serre en plein hiver sans dépenser d’énergie

Semer sur couche chaude… from Bastamag on Vimeo.

Source et série complète de vidéos(7 en tout): Bastamag

Trisomie 21: la « vie rachetée » d’Enrico

21 juillet 2012 Posté par benji sous Actualité générale

C’est une très belle histoire que voilà et qui montre bien que les handicaps ne sont plus des obstacles quand il y a la bonne méthode et de la volonté! Un beau message d’espoir et une belle leçon de vie…

ROME, jeudi 19 juillet 2012 (ZENIT.org) – « Je souffrais comme un chien », mais désormais, « je cours irrésistiblement à la rencontre de ma vie rachetée » : c’est en ces termes que s’exprime le jeune Enrico Cancelli, atteint du « syndrome de Down » – la trisomie 21 – , qui vient d’asséner un coup fatal à sa pathologie. A l’épreuve du baccalauréat italien, la « maturità », il a obtenu la note de 20 sur 20.

Un article de Christina Serra, publié dans Il Piccolo, retrace le parcours du jeune bachelier italien, originaire de Trieste. Zenit en publie ici la traduction.

Un diplôme professionnel

Un sourire à la fois perplexe et malicieux sur les lèvres, Enrico serre entre ses mains son ‘attestation de baccalauréat’. C’est le même sourire qu’il offre quelques minutes plus tard en posant pour les photos avec son enseignante et la commission. L’épreuve du baccalauréat est pour tous un défi et le premier véritable rendez-vous avec la vie. Mais pour Enrico Cancelli, les rendez-vous avec la vie ont commencé bien plus tôt.

La trisomie, accompagnés d’un sévère déficit de communication, ont transformé en une rude montée ce qui, pour les autres, est un parcours de vie normal. Mais l’endurance est une vertu qui ne fait pas défaut à  Enrico. Son succès scolaire, à l’institut professionnel Sandrinelli, Enrico a choisi l’option tourisme et a obtenu son diplôme avec la note maximale, n’était que la dernière d’une longue série d’épreuves.

Enrico a suivi un parcours « en alternance », réduit en quantité mais non en qualité, et il a travaillé dans une exploitation à Monrupino, suivi par un tuteur de l’entreprise qui l’a dirigé vers l’élevage des moutons. C’est justement sur le thème de l’élevage des moutons qu’il a été interrogé à l’examen, ce qui lui a valu la note maximale ; et c’est aussi le travail auquel il se consacrera à l’avenir.

La communication facilitée

Enrico était, pendant les premières années de sa scolarité, un enfant joyeux, porté vers le chant et aimant plaisanter. A l’adolescence, la prise de conscience de sa différence et les premières gifles sont arrivées. Se repliant sur lui-même, il a cessé de parler, de chanter et de communiquer.

« Le tournant dans son parcours d’apprentissage, et de vie, est arrivé en 2009, quand nous nous sommes intéressés à la technique de la Communication facilitée, enseignée à l’association ‘Droit de Parole’, à Gorizia, qui met au centre de l’attention la personne handicapée avec des troubles de langage », explique Bianca Mestroni, la maman d’Enrico.

La Communication facilitée est née en Australie dans les années soixante-dix : c’est une technique qui permet de combler l’écart entre les capacités cognitives et les capacités d’expression, en se servant d’un clavier ou de lettres de l’alphabet. « La présence d’un facilitateur est prévue : une personne formée qui, sans intervenir, soutient la main, le pouce, le poignet ou le bras du patient pour l’aider à taper sur un clavier d’ordinateur », explique Michela Manca, enseignante de soutien d’Enrico. L’objectif final est d’atteindre l’autonomie communicative qui faisait défaut.

« Je souffrais comme un chien »

Depuis 2009, Enrico a vécu une nouvelle naissance, au point que trois mois à peine après le début de cette expérience, il écrivait : « Jusqu’ici, je ne savais pas que je savais répondre, je pataugeais dans mon handicap, en souffrant comme un chien ». Deux personnes l’ont accompagné sur ce parcours : l’enseignante Manca, à ses côtés depuis 2009 jusqu’au baccalauréat, et Gianna Stabile Bonifacio, qui l’a suivi spirituellement et l’a aidé au catéchisme, le poussant aussi à se lancer comme rédacteur du journal paroissial.

Sans la Communication facilitée, Enrico aurait été considéré comme « atteint d’un retard mental grave ». Voici ce qu’il a écrit sur la première page de sa dissertation d’examen : « Monrupino, oasis heureuse où l’on retrouve la paix et les rêves dorés des aspirations poétiques ! J’emprunterai tous les moyens nécessaires pour continuer de travailler sur cette terre fertile, courant irrésistiblement à la rencontre de ma vie rachetée ! »

Source: Chretiente.info

Soyez fier d’être déprimé !‏

 

Cher lecteur,

Alors que beaucoup de personnes dépressives ont honte de leur état et envient le « courage » des autres, ma vision est exactement inverse.

Je considère au contraire qu’il faut être fier d’être dépressif, malgré la terrible douleur que cela cause. Et avant de vous parler des solutions à la dépression, nous allons procéder à une distribution de médailles :

1) Médaille de la générosité

Si vous êtes dépressif, vous méritez tout d’abord la médaille de la générosité.

En effet, une étude de Cambridge publiée en 2007 a montré une corrélation entre la tendance à la dépression et la capacité à éprouver de la peine pour autrui. (1)

Plus vous êtes sensible à la détresse des autres, plus vous vous souciez de votre entourage, plus vous vous inquiétez des malheurs du monde, plus vous avez de risque de faire une dépression.

Cette découverte remet radicalement en cause la vision de la personne dépressive comme étant un égoïste centré sur ses petits problèmes.

Elle explique la plus forte incidence de la dépression chez les femmes.

2) Médaille de la résistance

Il traîne dans le cerveau de nos contemporains une autre idée ridicule et dépassée : c’est que seule la douleur physique, provoquée par des blessures par exemple, est réellement difficile à supporter, la douleur morale étant plus ou moins « imaginaire » ou « dans la tête ».

On sait aujourd’hui que c’est faux :

Lorsque vous subissez un intense malheur, votre sentiment de désespoir, votre envie de vous échapper, d’en finir avec cette peine qui vous fait vraiment mal, ne sont pas imaginaires. Vous souffrez réellement comme si vous aviez une blessure sur le corps. Une étude réalisée aux Etats-Unis a montré que, lorsque vous souffrez moralement, ce sont les mêmes zones de votre cerveau qui sont activées que lorsque vous êtes (physiquement) torturé.

De plus, beaucoup de dépressions s’accompagnent d’intenses douleurs physiques localisées dans le ventre, le crâne, la poitrine, la gorge ou les articulations.

Autrement dit, un dépressif a autant de mérite de résister à sa situation qu’un supplicié. S’il crie ou pleure, c’estnormal.

Vous pouvez donc légitimement être fier de parvenir à vivre avec cette douleur, y compris si elle vous empêche de mener votre vie habituelle, car qui oserait demander à une personne en train de se faire torturer de continuer à accomplir son travail et ses obligations familiales comme si de rien n’était ??
Pour cette raison, vous méritez donc, tout autant que la médaille de la générosité, la médaille de la résistance.

3) Médaille de l’intelligence

C’est une chose qu’on ne dit pas assez mais, si vous êtes déprimé, c’est que vous êtes intelligent.

En effet, votre état prouve que, contrairement à bien d’autres, vous vous servez de votre cerveau pour analyser la situation.

Celle-ci vous déprime ? Mais c’est la preuve de votre lucidité ! Les gens croient que la vie dans notre société est facile parce que notre société est riche. Mais riche ne veut pas dire heureuse ! Et objectivement, la situation est dure pour beaucoup de personnes.

Non seulement le deuil et la maladie sont toujours aussi difficiles à supporter aujourd’hui qu’autrefois, mais la croissance du PNB semble n’avoir pas fait grand chose pour diminuer l’agressivité quotidienne (au volant, dans la rue…), la solitude (un foyer sur deux est une personne seule dans les grandes villes), le chômage, les divorces, toutes causes majeures de dépression.

Votre état dépressif prouve donc que vous êtes capable de regarder la réalité en face, de l’analyser avec lucidité, et vous méritez donc aussi la médaille de l’intelligence.

4) La médaille du courage

Si vous êtes déprimé, et que vous parvenez malgré tout à survivre (ce qui doit être votre cas puisque vous êtes en train de lire cette lettre), c’est que vous méritez aussi la médaille du courage.

Je le dis sans ironie : vous êtes un héros, une sorte d’Indiana Jones, mais en plus courageux car vous affrontez des périls beaucoup plus durs.

En effet, Indiana Jones, une fois découverte l’Arche Perdue, pouvait retourner dans sa confortable université américaine, au milieu des belles étudiantes et des jeunes gens bien élevés. Nos grands-parents, qui ont connu « l’enfer des tranchées » survivaient en rêvant à ce petit paradis qu’était la ferme ou le village familial, les vertes prairies, l’eau des sources claires, les chaudes soirées d’été, le crépitement du foyer, les vergers, les bals, les « jeunes filles en fleur ». On peut toujours dire que ce « paradis » n’en était pas un : ça ne fait rien, l’important était l’image que les grognards, les poilus, les déportés, s’en faisaient. C’est ça qui les faisait « tenir » et c’est donc ça qui compte.

La plupart de nos contemporains, aujourd’hui, n’ont plus cette perspective. Les épreuves qu’ils affrontent sont moins violentes, mais plus sournoises et surtout, sans réelle issue. Ils n’attendent pas la fin de la guerre pour que la vie puisse redevenir paisible, comme avant. Beaucoup sont privés de cette perspective de « retour au pays » qui, même si elle était souvent illusoire, maintenait la flamme de l’espoir allumée dans des millions d’âmes.

Au contraire : les sombres prédictions économiques, la perspective de l’apocalypse nucléaire, le spectre de la disparition de nos civilisations sous l’effet d’une guerre totale nous met dans cette perspective absolument atroce de nous dire que, aussi dur que soit le monde dans lequel nous sommes, il vaut mieux nous y accrocher car demain pourrait être pire !!

Tous les ingrédients sont donc réunis pour que, au moindre accident de parcours (deuil, maladie, séparation, dispute, chômage…), l’esprit se dérègle et tombe « en dépression ».

Mais encore une fois, si cela vous arrive, c’est bien normal ! Vous n’êtes pas du tout « malade » ! Tel le boxeur qui a été mis par terre par un direct qu’il n’avait pas vu venir, vous avez le droit de tomber à terre. L’important est de ne pas y rester définitivement.

Nous allons donc aborder des moyens originaux de vous en sortir, sans médicaments.

Sortir de la dépression sans médicaments

J’ai précisé « moyens originaux » parce que je vais vous épargner tous les « trucs » classiques que vous retrouvez partout sur Internet : faire du sport, prendre le soleil, avoir une activité sociale, suivre une psychothérapie (de groupe ou non), faire du yoga, se faire masser ou encore prendre du millepertuis.

Voyons des approches moins fréquemment décrites, mais qui pourraient vous rendre service :

L’EMDR

L’EMDR, ou eye movement desensitization and reprocessing, promue par feu Dr David Servan-Schreiber, qui nous a quitté voici un an.

Il s’agit d’une technique qui consiste essentiellement à bouger les yeux, selon un enchaînement précis, pour modifier votre état émotionnel.

Le phénomène fut découvert par hasard, par la psychologue américaine Francine Shapiro,  lors d’une promenade en mai 1987. Elle s’aperçut que ses « petites pensées négatives obsédantes » disparaissaient quand elle faisait aller et venir rapidement ses yeux de gauche à droite. Il ne lui en fallut pas davantage pour proposer l’exercice à ses collègues, l’expérimenter auprès de ses patients et créer l’EMDR, avec des résultats éclatants – notamment pour les états de stress post-traumatique (ESPT) subis par les victimes de conflits, d’attentats, de violences sexuelles ou de catastrophes naturel.

Selon le Dr Servan-Schreiber :

« C’est le traitement le plus controversé depuis la révolution de la psychanalyse et celle, plus récente, des antidépresseurs. Dans les années 1980, une étudiante en doctorat à Menlo Park, Francine Shapiro, a découvert que les mouvements oculaires rapides permettaient d’atténuer des souvenirs traumatiques en les remplaçant par des images et des pensées nouvelles. Quinze ans de recherche plus tard, les résultats de l’EMDR pour traiter les troubles post-traumatiques sévères se révèlent supérieurs à ceux des médicaments et beaucoup plus rapides que les psychothérapies classiques ou comportementales. Névroses de guerre, conséquences d’un viol, d’un séisme ou d’un accident : 80 % des sujets se disent guéris en trois séances. Ensuite, un suivi de quinze mois montre que les effets bénéfiques persistent bien au-delà du traitement. » (1)

Ecrire ce que vous ressentez

Asseyez-vous le dos droit, sur le bord d’un chaise, mains sur les cuisses, dans une position confortable et digne. Concentrez-vous sur les sensations de votre corps, et essayez de trouver des mots pour décrire comment vous souffrez :

Que se passe-t-il en vous ? Par où vos émotions négatives commencent-elles ? Quel est l’enchaînement des « idées noires » qui se succèdent dans votre tête ? A quelle heure vous réveillez-vous la nuit et quelles sont habituellement les premières pensées dévalorisantes sur vous-mêmes qui vous viennent à l’esprit ?

Où cela vous fait-il le plus mal physiquement ? Est-ce que c’est la gorge, le ventre, la poitrine, la tête ?

Ne cherchez pas uniquement les idées négatives ou les douleurs et parlez aussi des choses neutres ou positives que vous ressentez, s’il y en a. Couchez tout cela sur le papier. Peu à peu, vous pouvez ainsi apprendre à apprivoiser votre douleur (dont nous avons vu plus haut qu’elle est absolument réelle), et mieux vivre avec elle. Vous vous rendrez compte que la dépression n’est pas vous, mais que ce sont des idées qui, pour un temps, vous accompagnent dans la vie que vous menez par ailleurs.

Il n’est pas nécessaire que votre analyse soit lue par quelqu’un d’autre. Pour en savoir plus, un site spécial a été créé par le département de psychologie de l’université de Louvain, en Belgique : www.cps-emotions.be

Corrigez un déséquilibre nutritionnel

Chaque fois que vous subissez un stress, cela provoque dans le sang une décharge d’adrénaline, de noradrénaline et de cortisol, des hormones sécrétées par les glandes surrénales.

Cette décharge hormonale déclenche le transfert de vos réserves en minéraux et oligo-éléments stockés dans les organes et les muscles vers votre sang. Votre corps cherche ainsi à mieux supporter le stress, et à en compenser les effets. Cette réaction est efficace sur le coup, mais il faut savoir que ces minéraux et oligo-éléments seront ensuite en grande partie éliminés par les urines, les jours suivants.

Lorsque vous subissez un important choc émotionnel (deuil, accident, licenciement, séparation…), le stress se maintient. Les décharges hormonales continuent. Mais vos réserves de minéraux et d’oligo-éléments s’épuisent. Au fur et à mesure que les jours passent, vos glandes surrénales continuent à sécréter leurs hormones sous l’effet du stress, et vos réserves en minéraux et d’oligo-éléments s’épuisent.

Votre capacité à surmonter votre stress diminue. Vous ressentez fatigue, puis fatigue nerveuse qui se manifestent par des palpitations cardiaques, des troubles gastriques, des troubles intestinaux, des maux de tête et des vertiges qui accentuent encore votre stress. Une déperdition supplémentaire de minéraux et d’oligo-éléments se prolonge, inévitablement.

Peu à peu, votre système s’emballe et vous allez vers la dépression, par auto-amplification du phénomène !

La solution, vous l’avez devinée, consiste à reconstituer votre capital en minéraux et oligoéléments, au fur et à mesure que vous traversez l’épreuve, et donc de consommer ces nutriments. Mais attention, il est crucial également de consommer les vitamines qui vous permettent d’assimiler les minéraux (sans quoi ils sont évacués par les urines et les déjections), des acides aminés et acides gras qui assurent la rétention des minéraux dans vos tissus et entretiennent la production hormonale afin qu’elle ne s’épuisent pas, elles non plus.

  • 1) Les vitamines qui permettent l’assimilation de ces minéraux sont principalement les vitamines du groupe B (B3, B6, B9, B12), que vous trouvez dans la peau des céréales (germes de blé, flocons d’avoine), les légumineuses (haricot, lentille, petit pois…), les levures de bière, le pain complet, le poisson, la viande (surtout les volailles bios)… La vitamine B6 est particulièrement importante car elle favorise l’assimilation du magnésium et la vitamine D est indispensable au métabolisme du calcium.
  • 2) Plusieurs acides aminés jouent des rôles importants : la taurine favorise l’assimilation du calcium et du magnésium, la glutamine est précurseur de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), neurotransmetteur qui empêche le risque de surexcitation neuronale du cerveau ; la tyrosine est essentielle à la production de dopamine, d’adrénaline et de noradrénaline impliqués dans la régulation des performances neuromusculaires, la vivacité d’esprit, la concentration et l’humeur ; l’arginine régulateur du cortisol, hormone médiatrice du stress.
  • 3) Pour éviter que vos glandes surrénales ne s’épuisent, vous devez aussi consommer d’autres précurseurs hormonaux, que sont les acides gras oméga-3 à longue chaîne, que sont l’EPA et le DHA. Lorsqu’ils sont associés à tous les éléments ci-dessus, on constate qu’ils se potentialisent mutuellement et ont un effet anxiolytique et tranquillisant ;
  • 4) Ne pas oublier les oligo-éléments : le manganèse, le cuivre, le chrome et le sélénium qui interviennent comme cofacteurs de très nombreuses réactions métaboliques, dont les sécrétions des glandes endocrines. Ces sécrétions sont indispensables pour que votre cerveau continue à produire l’hormone de la bonne humeur (la sérotonine), ainsi que les autres neurotransmetteurs nécessaires à la bonne gestion de vos émotions (acétylcholine, dopamine, GABA…).

Mise en garde

Attention, cependant, ce que je vous donne ici n’est qu’une « roue de secours » nutritionnelle pour faire face aux difficultés de la vie. L’essentiel n’est pas là, mais dans les choix et les solutions personnelles que vous trouverez pour développer votre système complet de protection, impliquant une vie de famille équilibrée, une base géographique pour vous ressourcer en cas de coup dur, des économies, une passion, un projet de vie…

Je ne peux aborder ces sujets ici car chacun devrait faire l’objet en lui-même d’une lettre complète (sans compter que je suis censé m’en tenir aux sujets purement médicaux…)

Néanmoins, j’espère vous avoir donné quelques pistes utiles avec cette lettre et, je vous le promets, je reviendrai sur le sujet.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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On sait pourtant aujourd’hui que des composés naturels peuvent contribuer à soulager douleurs et maladies, sans danger ni effet secondaire, et pour un coût dérisoire quand on a la bonne information. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Sources :

(1) O’Connor LE et coll. Empathy and depression: the moral system on overdrive [archive]. Empathy in mental illness Par Tom F. D. Farrow, Peter W. R. Woodruff

(2) David Servan-Schreiber, Notre corps aime la vérité, page 16.

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