De l’indicible impatience…


Publié le 16 octobre 2012 par Le Passeur

Par le Passeur.

A l’intérieur, tout semble en suspens, comme si nous étions détachés d’un temps qui s’accélère sans cesse tout en donnant l’impression qu’il se fige dans un tableau qui nous apparaît de plus en plus faux. Le calme imposant qui naît de cela est celui profond d’une force unifiée qui se rassemble sur elle-même et  suscite en nous à la fois une tension semblant durer depuis une éternité et un sentiment paradoxal d’apesanteur. A l’extérieur, la même tension est ressentie mais avec une lourdeur et une vivacité porteuses de dysharmonie, qui deviennent insupportables à ceux qui la vivent. Et nous voilà à la fois enthousiastes de sentir ce qui vient et las des pesanteurs flagrantes du monde qui se rappelle à nous.

Mais voilà que là où naît la fatigue l’impatience pousse un cri. L’impatience est compréhensible, elle n’est pas pour autant légitime, elle demeure le fruit de l’attente et nous n’avons rien à attendre. Attendre que l’éveil des consciences se propage davantage, c’est se reposer sur la responsabilité individuelle de tous sans prendre conscience que l’on ajoute alors le poids d’un fardeau à chacun. Pourtant, souvent parmi les porteurs de lumière, la fatigue est là. Celle de rencontrer la dualité à chaque coin de rue et de s’exposer à devoir faire avec, de tenter d’expliquer à l’autre qui ne comprend pas ce qui ne peut être entendu là où demeure encore sa conscience, de chercher sans cesse un équilibre difficile entre l’énergie qui tire vers le haut et celle de l’ancien monde où nous avons encore faire, de voir les artisans de l’ombre accélérer leur entreprise destructrice de tout, de mesurer quotidiennement l’asservissement à leur pouvoir de ceux qui devraient nous informer de leur jeu, de constater le servilité de la plupart qui ont pourtant tout à perdre à croire qu’ils gagneront leur place sur un échiquier qu’ils n’entrevoient pas pour ce qu’il est, de supporter l’aveuglement du plus grand nombre nourrissant par ignorance ce jeu.

Au vu de l’évolution ordinaire des mentalités, on peut penser qu’il faudra encore des siècles pour que l’éveil se soit assez propagé pour qu’enfin le monde change. C’est ce que pensent les partisans des barricades et c’est pourquoi ils empruntent la voie de la réaction et de la violence. Mais c’est sans compter sur Gaïa, conscience élevée pétrie d’amour et de compassion, qui a fait son choix à présent du sevrage de l’humanité. Il est temps de grandir à l’horloge de la vie et tous n’en ont pas encore fait le choix.

Se laisser envahir par la fatigue, c’est tourner notre impatience vers ceux-là. Ne nous mettons pas dans la position de celui sur le pont du bateau qui s’agace que ceux qui passent sur le quai n’y montent pas si tel n’est pas leur projet. Les passerelles se lèveront et le vaisseau partira à l’horaire exact de son plan de route. Chacun aura eu le temps et le choix d’embarquer ou pas. Si la plupart n’ont jamais cherché à savoir ce qu’était ce vaisseau et pour quel voyage il appareillait, si la plupart même n’ont jamais mis le pied sur le quai, ignorant tout des odyssées qui parfois s’en éloignent, même si c’est le choix de leur ignorance, c’est leur choix, nous n’y pouvons rien et nous n’avons pas à en porter la moindre responsabilité. En même temps, par intuition beaucoup plus qu’il n’y paraît se tassent en fond de cale et dans les ponts inférieurs, pour qui vous êtes là en ce présent.

Il n’y a donc rien à attendre puisque tout est déjà là pour ceux qui d’une façon ou d’une autre, avec plus ou moins de confort et de lumière, ont choisi le grand voyage. Vous qui lisez cela, vous êtes sur le pont, au soleil, changez donc de bord et détournez enfin votre regard du quai puisque le grand large à l’autre bord vous est offert. Cet horizon est à vous et il n’y a rien ni personne pour vous l’enlever, autre que la direction que vous pourriez encore donner à votre regard. Je ne dis pas qu’il faut oublier ces hommes qui s’affairent dans l’agitation de la ville et du quai, mais qu’il faut accepter sereinement qu’ils aient fait un autre choix que vous, et que l’avenir, la ligne qu’ils vont connaître, la ligne du temps qui est la leur, n’est pas une punition mais à ce stade la manière qui convient à leur réveil, sachant qu’au-delà du temps et des circonstances ils ont choisi le même voyage que vous. En ce passage que nous vivons, il y en aura pour qui le réveil devra sonner longtemps et d’autres qui ne l’entendront même pas. C’est ainsi. Le choix d’une âme est éminament personnel et l’âme sait ce qu’elle fait.

Sans hauteur de vue sur ce qu’il est vraiment, le trajet de nos vies en ce cycle qui s’éteint et ce cycle qui naît devient épuisant. Déjà parce qu’il a fallu imaginer la lumière lorsqu’en nos mémoires n’est demeuré que le souvenir de l’obscurité (voir ‘l’Eveil en Soi‘), ensuite par ce qu’il a fallu découvrir comment aller vers cette lumière quand on avait les pieds dans la glue, enfin parce que les nombreux obstacles que nous avons heurté dans les ténèbres pour nous en approcher ont malmené nos corps et nos émotions, parfois affaibli notre détermination et mis à rude épreuve notre courage. De la hauteur de vue de la chenille qui a rampé dans ces ténèbres, il a fallu de la souffrance et notre poids jamais ne semblait vouloir s’alléger. Pourtant, tous, où que nous en sommes, l’avons remarqué : plus nous avancions vers la lumière, plus le chemin s’éclairait et les obstacles devenaient visibles et évitables. La vie devenait un livre ouvert.

Il arrive donc un point où il n’y a plus d’obstacles mais juste un chemin à suivre dans la clarté de notre regard, un chemin où tout devient visible, où tout se révèle. Notre apocalypse personnelle, qui s’inscrit en celle que vit le monde.

La vérité est qu’à ce point du voyage tant de lumière rayonne que nous ne scrutons plus l’obscurité de nos êtres car nous sommes devenus transparents et qu’il n’y a plus d’obscurité ailleurs que dans nos souvenirs, notre habitude de ce que nous avons toujours connu de souffrance en l’incarnation dans une densité si lourde, si épaisse. Là résident encore nos limites, notre fatigue, mus dans dans la croyance qu’il existe encore ce que nous avons déjà dépassé, ce qui n’existe plus. C’est une image résiduelle du même ordre que celle qui hante la rétine.

Faites l’expérience de fixer quelques secondes au soleil une feuille de papier blanche devant laquelle vous intercalerez un cercle rouge, puis ôtez le cercle en continuant à fixer la feuille. Vous verrez alors un cercle bleu qui persistera plusieurs secondes avant de s’évanouir peu à peu. Le cerveau, saturé par le cercle rouge lumineux aura produit son exacte couleur complémentaire afin d’harmoniser sa perception, de trouver son équilibre. Vous voyez là l’image résiduelle produite par un mécanisme qui se défend et qui peu à peu s’évanouit devant la lumière pure retrouvée. C’est de cela dont il s’agit lorsque je vous dis qu’il est un point du chemin où ce ne sont plus que nos souffrances passées qui font persister dans notre regard nos défenses contre l’obscurité. Ne vous y attachez pas, laissez les fantômes s’évanouir, laissez les morts aux morts, continuez à fixer la pure lumière du grand large, tout s’évanouit, tout se disperse, jusqu’à nos mémoires qui se libèrent.

On nous a longtemps entretenu dans l’idée de célébrer un culte au souvenir, pour ne pas oublier dit-on, pour ne pas reproduire le mal, parce que là aussi était notre richesse. En quoi réellement cela a-t-il empêché de recommencer les mêmes erreurs ? En quoi l’attachement aux lourdeurs du passé a-t-il jamais fait progresser l’humanité ? Ne gardons que ce qui nous hisse haut, pas ce qui nous affale. Le fruit le plus nourrissant de l’expérience est d’oublier l’expérience pour ne retenir que la force de l’amour qu’il a fallu pour partir du noir et de l’oubli et remonter jusqu’à la lumière pleine et pure qui a toujours brillé au bout du tunnel.

On l’a vu, notre expérience au sol de Gaïa nous a mené si loin de cette source de lumière que nous en avions même oublié l’existence. Nous nous sommes sentis bien seuls à poursuivre si loin de chez nous les méandres obscurs des mondes souterrains. Et là où nous étions rendus, qui donc aurait pu venir jusqu’à nous ? Nos familles stellaires ont fait ce qu’elles ont pu, attristées de nous voir dans tant de souffrances et de difficultés, mais elles ne pouvaient nous atteindre si bas dans la densité. Il nous a fallu l’âme pour garder le contact. En sa fréquence, l’âme était au contact de nos familles et pouvait nous atteindre dans les points d’émergence de notre conscience. Imaginez un ballon à l’hélium dans les courants aériens du Jet Stream, c’est notre âme et elle voit les étoiles. Les sommets des plus hautes montagnes qui percent les nuages sont les points d’émergence de notre conscience qui elle a vécu là-bas, sous d’épais nuages. Voilà pour l’image ce que nous devons à notre âme. D’avoir été le relais bienveillant par qui des bribes de communication sont passées entre nos familles d’origine et nos êtres incarnés dans la densité.

A présent, en ce long périple ascentionnel, nos consciences s’établissent au niveau de ce qui fut autrefois leurs sommets, prêtes au grand envol. Même si quelques trous d’air font encore tanguer la nef, ce qui préside à la conscience n’est plus l’égo souffrant mais l’âme et jamais le contact avec nos familles galactiques n’a été aussi proche depuis bien longtemps. Tout donc arrive au point de convergence des différents cycles de l’humanité, tel que l’avaient transmis les mayas et d’autres peuples. C’est au sommet de la pyramide de leur calendrier que s’élève le temple où nous sommes arrivés depuis quelques mois. En ce temple, lorsque les astres sont au rendez-vous, s’ouvre le royaume où se révèle l’Arbre de Vie, ou bien se décide le retour aux cycles de l’apprentissage. Tout est question de résonance, en aucun cas de jugement. Dans la grande géométrie du cosmos, nous sentons que nous sommes au point où la bascule va se faire et sur plusieurs vies nous nous y sommes préparés plus sans doute que nous ne le croyons. Une petite part de ce qu’elle va enclencher est peut-être prévisible du point de vue de notre mental, mais ce n’est que la brillance lointaine de la part visible de l’iceberg. Nous ne pouvons imaginer ce qui vient, nos spéculations ne peuvent qu’être qu’hasardeuses et finalement inutiles. Ce qui demeure, c’est qu’au bout du chemin tout se dissout.

Sachant cela, ceux qui ne peuvent se résoudre à perdre le contrôle et qui ont intérêt à freiner le processus – même si leurs efforts sont sans avenir – cultivent tous les moyens de semer la confusion et le doute. Ce afin de maintenir dans les basses vibrations de la peur ceux qui n’ont pu jusqu’à présent s’en dégager, mais aussi de tirer vers le bas ceux qui ont commencé à s’élever au-dessus de leur condition pré-humaine. N’ayez donc pas non plus d’impatience vis à vis des dates avancées de ci et de là. Le 21 décembre 2012 étant celle la plus médiatisée, elle vise à créer une peur chez les premiers et une espérance chez les seconds qui pourrait être déçue le jour arrivé. Ne vous attachez qu’à ce que signifie le solstice d’hiver, il marque l’inversion d’un rythme qui se tourne vers la lumière grandissante.

Le changement a commencé il y a plusieurs années, il est inéluctable et se trouve ponctué dans le temps de balises incontournables. Comme je l’ai déjà dit auparavant, personne ne connaît avec précision le jour et l’heure où ces balises s’activent et personne autrefois ne les a jamais annoncées avec autant de précision que veulent le faire croire ceux qui visent à créer des espoirs déçus. Pour autant, la charnière des ans 2012 et 2013 de notre calendrier marque un aiguillage sans retour dans l’histoire de notre pré-humanité. Une porte s’ouvre puis va se fermer, laissant à tous ceux qui sont prêts pour cela la découverte d’un Âge d’Or. Il est clair que cette fois-ci encore, comme les précédentes fois où cela s’est produit, tout le monde n’est pas prêt à franchir le seuil. Tout va à son rythme pour chacun.

Je pressens que ce passage ne va pas se faire sur une évolution mesurable avec les paramètres habituels de l’évolution humaine, je pressens qu’il se fera en un temps très bref, comme une aspiration soudaine qui emmènera tout le monde au-delà des voiles limitant encore la conscience. Là se redistribueront les rôles dans la guidance d’une humanité aux yeux grand ouverts.

Notre réalité se montrera alors pour ce qu’elle est et nous aurons la sagesse innée d’en comprendre dans l’ensemble et le détail toute l’étendue de ce qu’elle a représenté en tant qu’expérience de la Connaissance. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises quant à ce que nous allons découvrir de nous-mêmes et de la précision du plan qui a présidé à notre trajectoire tout au long de nos incarnations ici-bas.

Ne soyons donc pas impatients. Si l’on y regarde de près, ce n’est comme toujours que notre mental qui s’agite dans l’attente et fracasse ses vagues sur les falaises. En fait, il se fait l’écho de ce que nous ressentons à un autre niveau. Tout au fond de nous, à l’écoute de notre silence intérieur, nous savons que tout est juste, que tout est à sa place, que tout se déroule comme prévu et que nous arrivons tout près de cette bascule, de ce point zéro de l’histoire. Nous savons aussi qu’il n’y a rien d’autre à faire à ce point qu’être dans l’accueil de tout ce que nous présente la vie, et nous savons que notre confort en cette période est proportionné à ce que nous avons pu dépasser des mécanismes égotiques fondés sur nos souffrances et notre conditionnement.

L’égo est mis à nu, personne ne peut en faire l’économie, c’est un artifice qu’on n’emporte pas avec nous. Ainsi purifié, hors de l’ancienne matrice, il intègre la plénitude de l’être à un niveau de maîtrise qui ne sera plus un obstacle à son évolution.

L’Âge d’Or sera celui de ce nouvel apprentissage pour une part de l’humanité qui aura franchi la porte. L’autre part la franchira elle aussi le moment venu après quelques expériences nécessaires à sa préparation. Enfin, nombre d’entre vous qui lisez ces lignes, riches et forts de l’expérience Gaïa, reprendront le cours de leurs lignées originelles. A notre échelle du temps soyez patients, n’attendez rien, Soyez, car nous y sommes.

Fraternellement,

© Le Passeur – 16 Octobre 2012 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la diffusion à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

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Une réponse à “De l’indicible impatience…

  1. Merci d’avoir mis des mots sur des ressentis de plus en plus présents en moi … votre article trouve écho en moi et formalise ma pensée … Bien à vous, Namasté

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