La vitamine D coûte trop cher à la Sécu !


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La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) est en train de prouver une nouvelle fois sa vision court-termiste des choses. Inquiète pour ses finances de l’augmentation des dosages sanguins de la vitamine D (près de 6,3 millions pour l’année 2011), elle a saisi, en ce début d’année, la Haute Autorité de Santé (HAS). Son but est que cette dernière rende un avis sur le « bon » usage de la prescription de dosage sanguin de la vitamine D, afin de limiter les demandes.

Les médecins généralistes, qui sont à l’origine de 75 % des prescriptions de tests sanguins, vont être chaudement invités à suivre les recommandations figurant dans cet avis, publié le mois prochain.

Le prototype de la fausse économie

Les chiffres de la CNAM font apparaître que les dosages sanguins ont augmenté de plus de 250 % entre 2007 et 2009, et qu’ils ont même été multipliés par dix depuis 2005. La CNAM l’explique par la forte médiatisation autour de la vitamine D, qu’elle déplore. Au lieu de s’occuper de la fièvre, elle s’en prend au thermomètre, autrement dit aux « méchants » médias qui relaient auprès du plus grand nombre ce véritable problème de santé publique que constitue l’épidémie de déficience en vitamine D !

La CNAM cherche à économiser un peu à court terme, mais elle risque de perdre beaucoup plus à long terme. Selon le Professeur Bernard Salle, membre de l’Académie de Médecine : :

« Un taux de vitamine D suffisant diminuerait de 30 % le coût d’une fracture du col du fémur : 7 683 € pour un séjour hospitalier moyen de 15 jours, sans compter le séjour en rééducation et la comorbidité inhérente à cette pathologie, multipliés par les 80 000 cas recensés par an en moyenne en France.

Chez les sujets âgés, on éviterait aussi les complications coûteuses de la grippe hivernale. De même, les 2,4 à 6 milliards d’euros dus aux 50 000 cas d’infections nosocomiales, dont 4200 décès directs, pourraient être épargnés.

Enfin, en prévention d’affections longues et coûteuses et pour endiguer l’épidémie à venir de maladies chroniques, les assurances sociales devraient penser dès maintenant à la vitamine D comme source substantielle d’économies. La vitamine D est déjà remboursée, et, même à plus fortes doses, ce n’est pas elle qui, vu son prix modique, creusera le trou de la Sécu… »

Faire un dosage de vitamine D est en effet un moyen efficace de prévention de nombreuses maladies (pas seulement d’ailleurs celles citées ci-dessus). C’est donc un bon moyen de faire économiser de l’argent à la Sécu, tout en épargnant à la population beaucoup de souffrances, ce qui est (ou plutôt devrait être !) le but de notre système de santé.

Réduire le trou de la Sécu

Cela étant dit, le fameux « trou » de la Sécu est une réalité dont il faut bien tenir compte. Comme l’immense majorité de la population française souffre d’un déficit plus ou moins prononcé en vitamine D, il est légitime de s’interroger sur la nécessité de réaliser un dosage sanguin avant de se supplémenter en vitamine D.

En fait, tout le monde devrait prendre de la vitamine D de façon préventive d’autant plus qu’il n’y a aucun risque d’intoxication à la vitamine D aux doses habituellement conseillées, et que le rapport coût/bénéfice est énorme.

Par contre, compte tenu de la grande variabilité des réponses individuelles à la supplémentation, un dosage de contrôle au bout de plusieurs mois de cure paraît hautement souhaitable afin de mesurer les effets de la supplémentation et de réévaluer les besoins en fonction des résultats obtenus.

Bon à savoir : le dosage sanguin peut être réalisé sur prescription médicale ou de son propre chef auprès du laboratoire d’analyses de son choix.

Didier Le Bail
Naturopathe

Note de Jean-Marc Dupuis : je signale à mes lecteurs qui l’ignoreraient que Didier est un des meilleurs spécialistes en France de la vitamine D. Je vous invite vivement à acheter son livre « Et si vous manquiez de Vitamine D » que vous trouverez en cliquant ici.

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