Dupuis défend Red Bull


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Dans quasiment chacune de mes lettres, je critique les sodas bourrés de sucre, mais je me sens une obligation morale aujourd’hui de défendre la société Red Bull, odieusement attaquée par l’Agence nationale de sécurité alimentaire (ANSES). 

Derrière cette attaque, un seul objectif :

Préparer le public à une nouvelle taxe sur les boissons énergisantes, en essayant de faire croire qu’elle aurait un objectif de santé publique.

C’est la raison de l’actuel déferlement d’articles alarmistes contre le Red Bull, qui tous s’appuient sur les allégations de l’ANSES, sans le moindre esprit critique, sans demander l’avis d’un quelconque expert neutre.

C’est pourquoi je vais vous raconter la vraie histoire des boissons énergisantes.

En 1996, l’ancêtre de l’ANSES, le Conseil Supérieur d’Hygiène Public de France fait interdire la commercialisation d’une boisson énergisante, au motif qu’elle contient un niveau élevé de taurine et de la D-glucuronolactone, entraînant la faillite du fabricant1.

En réalité, ainsi que tous les nutritionnistes le savent, la taurine est un antioxydant fabriqué par le corps humain lui-même, ainsi que chez la plupart des animaux. C’est un dérivé d’acide aminé qui peut servir à la synthèse de protéines, et aucune dangerosité n’a jamais été signalée pour ce produit. De nombreuses recherches ont même montré que la taurine est efficace en cas d’insuffisance cardiaque, en augmentant la force et l’efficacité des contractions du muscle cardiaque2.

Quant au D-glucuronolactone, notre foie passe son temps à en fabriquer, à partir du glucose alimentaire. S’il est « dangereux » pour la santé, c’est uniquement dans le sens où les glucides comme le pain et les pommes de terre sont dangereux !!

Après 13 ans d’études complémentaires ayant échoué à justifier sa décision, l’ANSES, dos au mur, fut obligée en 2008 de reconnaître son erreur, et d’autoriser les boissons énergisantes, sans bien entendu présenter la moindre excuse ni indemniser le chef d’entreprise ruiné par cette décision erronée.

Le 15 janvier 2009, l’Autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (Efsa) rendait à son tour un avis concluant que « l’exposition à la taurine et à la D-glucuronolactone, aux niveaux actuellement utilisés dans les BDE (Boissons déclarées Energisantes), ne suscitait pas d’inquiétude sur le plan de la sécurité »3.

On croyait alors ce stupide débat franco-français définitivement clos (la France est en effet le seul pays au monde à combattre ainsi les boissons énergisantes). Mais non : les fonctionnaires de l’ANSES trouvèrent un autre angle d’attaque, qui fut de reprocher à ces boissons de contenir de la caféine.

Cet argument absurde n’était attendu par personne, une canette de Red Bull ne contenant que 80 mg de caféine, alors qu’il y a 170 mg de caféine dans 100 ml d’expresso !!

Selon les boissons énergisantes commercialisées en France, les teneurs en caféine varient de 12 à 32 mg/100 ml4, soit 2 à 4 fois moins que dans le Nescafé (56 mg/100 mL).

Rappelons que la caféine est consommée depuis les origines de l’humanité, dans le café et le thé, appréciés de 90 % des adultes quotidiennement de l’Extrême-Orient jusqu’en Amérique, en passant par l’Europe et bien sûr tous les pays arabes, sans qu’aucun problème majeur n’ait jamais été constaté.

L’expresso est de plus pauvre en caféine, par rapport au café filtré : un bol de café filtré typique du petit-déjeuner (300 mL) contient 435 mg de caféine !

Enfin, la Food and Drug Administration, l’équivalent américain de l’ANSES française, et dont la prudence est légendaire, liste la caféine parmi les « substances alimentaires à buts multiples généralement reconnues comme sans danger ».

Bien entendu, comme pour toutes les substances, il existe de très rares personnes présentant une intolérance à la caféine, tout comme certaines personnes ne supportent pas les cacahuètes ou les poils de chat. Mais se servir de cet argument pour interdire ou combattre le Red Bull pour tout le monde n’a aucun sens.

Ne pouvant justifier ses attaques par une quelconque dangerosité objective des ingrédients contenus dans le Red Bull, l’ANSES a décidé de procéder à l’inverse, en lançant en 2009 un appel à ce que tous les cas d’intoxication liés aux boissons énergisantes lui soient signalés.

En 3 ans, l’ANSES a fini par trouver un cas de décès, qu’elle affirme être « très vraisemblablement » lié à la consommation de boisson énergisante.

Toutefois, elle est incapable elle-même de donner ne serait-ce qu’une évaluation de la quantité bue. De plus, il s’agissait d’une jeune fille de 16 ans, pesant 50 kilos, qui fit un arrêt cardiaque après une nuit passée en discothèque au cours de laquelle elle avait bien entendu consommé de l’alcool. (Le cas est décrit page 23 du rapport de l’ANSES consultable ici).

Tout ceci est-il bien sérieux ? Où est la rigueur scientifique ???

Ne vous mettez pas au Red Bull !

Le fait que le Red Bull soit totalement inoffensif à court terme ne signifie pas, cependant, qu’il faille se mettre à en boire, et encore moins en donner aux enfants.

Comme tous les jus et les boissons sucrés, je le déconseille très fortement.

Mais pas du tout pour les mêmes raisons que l’ANSES : le Red Bull est mauvais parce qu’il vous fait absorber inutilement du sucre, qui favorise le syndrome métabolique (résistance à l’insuline, accumulation de mauvaises graisses, pouvant entraîner diabète et problèmes cardiaques).

Alors d’accord pour que l’ANSES attaque le Red Bull : mais dans ce cas là, qu’elle critique aussi (comme moi), la consommation de pain, de pâtes, de céréales et, d’une façon générale, tous les aliments qui font monter en flèche le taux de sucre dans le sang.

Tant qu’elle ne le fera pas, je resterai convaincu que le but de son rapport contre les boissons énergisantes n’a pas trait à notre santé, mais à notre… fiscalité.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS: Trop c’est trop ! Dans ma lettre de jeudi dernier sur le cholestérol, vous m’aviez déjà entendu crier à la désinformation par les médias. Hier, au moment où cette vicieuse campagne contre Red Bull a commencé, j’étais en train d’écrire contre un autre rapport « officiel » mais bourré de contre-vérités, concernant les contrefaçons de médicaments – vous la recevrez d’ailleurs sous peu.

Mais qui va encore vérifier les études et les sources scientifiques ? Les journalistes font-ils leur travail quand ils se contentent de transmettre à l’antenne des communiqués rédigés par des lobbyistes ? J’ai devant moi le numéro à paraître le 8 octobre d’Alternatif Bien-Être. L’article de première page par Julien Venesson porte sur les dangers des médicaments génériques, minimisés par les autorités sanitaires françaises pour des seules considérations court-termistes de prix, là-encore appuyées par des études aux conclusions douteuses (si vous n’êtes pas abonné et que vous souhaitez recevoir ce numéro, abonnez-vous à l’essai avant le 7 octobre ici). Dans ce même numéro, vous trouverez aussi un article sur le « remplaçant » du Bisphénol A (BPA) dont vous pouvez vous demander s’il n’est pas encore plus dangereux.

Je n’aime qu’à moitié m’élever contre ce qu’il y a de négatif autour de nous. Il est tellement plus productif – et agréable – de rechercher les choses positives (il y en a tant !). Certains lecteurs me reprocheront peut-être même de les déprimer par mes lettres. Mais c’est votre santé qui est en jeu !

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Sources :

(1) Voir le Bulletin officiel du ministère chargé de la santé n° 96/51 p. 199-203

(2) Xu YJ, Arneja AS, Tappia PS, Dhalla NS. The potential health benefits of taurine in cardiovascular disease. Exp Clin Cardiol. 2008 Summer;13(2):57-65.

(3) Efsa (2009). « The use of taurine and D-glucurono- γ -lactone as constituents of the so-called “energy” drinks. » EFSA J 935: 1-31.

(4) Anses, « Evaluation des risques liés à la consommation de boissons dites énergisantes », septembre 2013, page 17.

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