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la Marche Afghane

Imaginez un instant des hommes capables de marcher sur une distance de 700 km en 12 jours, sans fatigue excessive. Des hommes, pas des surhommes, des chameliers en transhumance avec leurs troupeaux de chameaux dans les montagnes et désert d’Afghanistan !

Cette faculté de marcher sans fatigue, fait extraordinaire, n’est pas réservée à ces chameliers ou à une élite de marcheurs aux gros mollets, elle est accessible à toute personne valide avec des bienfaits très importants.

La suroxygénation naturelle apportée par la marche afghane, et que l’on peut pratiquer au cours des actes de la vie quotidienne, assure une revitalisation supérieure à celle qui vient d’autres pratiques et ouvre la voie aux domaines illimités de la joie et de la confiance en soi. Avec un retentissement très positif sur notre paix intérieure.

La marche afghane met l’accent sur la synchronisation de la respiration avec le rythme des pas et une allure de marche plus rapide.

Dans notre société, l’importance de la respiration, principale nourriture du corps, a depuis longtemps été négligée. Heureusement les cours de yoga, taï-chi, chi-gong et autres pratiques remettent la respiration à sa place, autrement dit la première.

La marche afghane peut se pratiquer n’importe où mais il est évident que l’air pur de la campagne ou de la montagne est préférable à celui des villes. Cependant je connais bon nombre de citadins qui ont délaissé leur voiture pour la marche afghane et qui m’en disent tous les bienfaits.

Dans son livre,  » Régénération par la marche afghane  » (réimpression chez Guy Trédaniel), Edouard Stiegler nous présente différents rythmes de marche à pratiquer suivant le type de terrain et l’entraînement des personnes souhaitant la pratiquer.

Le rythme de base

Le premier des rythmes de la marche afghane, l’exercice de base (dit 3-1/3-1), est à expérimenter sur …

un terrain plat. Marche et respiration doivent être synchronisées de la manière suivante :

– inspirer par le nez sur les 3 premiers pas,

– garder l’air dans mes poumons au 4ème pas (apnée à poumons pleins),

– expirer immédiatement après sur les 3 pas suivants (toujours par le nez),

– rester poumons vides d’air sur le dernier pas (apnée à poumons vides),

– recommencer le cycle de la même façon, aussi longtemps que l’on se sent à l’aise.

Durant tout le processus compter mentalement. Ce rythme peut être maintenu sans inconvénient sur une distance importante, et même pendant une randonnée.

En pratiquant ainsi, les globules rouges et toutes les cellules du corps reçoivent une quantité d’oxygène bien plus importante, contrairement à d’habitude où nous utilisons une toute petite partie de notre capacité pulmonaire.

Avantages de cette pratique :

– apaisement cardiaque, repos du cœur, grâce au temps de pause à poumons vides,
– oxygénation intense, grâce au temps de pause à poumons pleins,
– stimulation de la circulation artérielle et veineuse,

– stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires,

– stimulation du métabolisme de base avec la réduction et l’élimination des graisses. Bref, une véritable régénération !

 

D’autres rythmes à intercaler

Pour développer notre capacité thoracique, il est ensuite bon d’intercaler ce rythme de base, que j’appelle le refrain, entre d’autres rythmes :

La synchronisation de la marche et de la respiration a lieu de la manière suivante :

– 10 fois le rythme de base 3-1/3-1,
– passer aussitôt après, au rythme 4/4/2, avec temps de pause à poumons vides dès la fin de l’expiration. Autrement dit :
– inspirer sur 4 pas,
– expirer aussitôt après sur les 4 pas suivants,
– rester poumons vides d’air sur 2 pas,
– recommencer 10 fois.

 

Ce rythme 4/4/2 est ensuite augmenté au fil des sorties pour aller vers 5/5/2, 6/6/2, 7/7, 8/8 (pas de rétention à partir de 7), toujours avec le rythme 3-1/3-1 intercalé.

Terrains montants : en fonction de la pente, le rythme consiste à faire autant de pas sur l’inspiration que sur l’expiration sans rétention à plein, ni à vide, par exemple 3/3 puis dès que le terrain devient plus raide, 2/2.

Ce rythme soulage le cœur et évite l’accélération cardiaque. Grâce à ce rythme, des personnes peu entraînées m’accompagnent sur des trekkings difficiles en Himalaya !

Terrains plats ou descendants : si pour les rythmes précédents la vitesse de marche était supérieure à la normale, pour les longues randonnées sur le plat, nous allons marcher à une allure soutenue qui peut aller jusqu’à 8 à 9 kilomètres à l’heure ! En moyenne c’est 6 à 7 kilomètres à l’heure et ceci en étant parfaitement à l’aise.

Dans le désert, lieu idéal, il est possible de marcher ainsi plusieurs heures par jour et le soir personne n’est fatigué, au contraire, chaque personne se sent régénérée.

La synchronisation de la marche et de la respiration est faite de la manière suivante :

– inspirer, par le nez, sur les 4 premiers pas,

– aucune pause à poumons pleins,

– expirer aussitôt sur les 6 pas suivants,

– aucune pause à poumons vides,

– recommencer le cycle de la même manière,

– compter mentalement durant tout le processus.

 

Le rythme de base est noté 4/6 mais il est à adapter pour chaque personne. Pour certains, ce pourra être 3/5, d’autres 5/7, 6/8, 7/9 et plus suivant la capacité respiratoire de chacun.

Ce rythme procure une suroxygénation plus intense que les précédents. Il s’ensuit un état souvent euphorique, le paysage défile, la douce sensation de marcher sans effort avec plaisir s’installe en nous.

Car cette façon de marcher met aussi le mental au repos et apporte un grand calme intérieur.

Une vraie  » douche intérieure « 

Pour compléter encore les effets positifs, je propose de mettre de la tendresse dans chaque pas, marchant en douceur sur la Terre. En bref, la marche afghane permet d’envisager n’importe quelle randonnée le cœur léger et cela pendant longtemps, les années n’ont plus de prise sur nous. Pratiquée de manière consciente, elle est probablement l’acte le plus régénérateur, la pratique corporelle la plus aboutie qui soit et une voie de connaissance de soi. C’est aussi une thérapeutique très puissante, la respiration consciente produit une véritable douche intérieure, un nettoyage cellulaire salutaire.

Le comptage des pas peut être remplacé par des mots positifs et, là encore, Edouard Stiegler nous fait part de résultats intéressants, notamment avec des personnes dépressives.

Je préconise aussi de mettre des mots sur les pas de temps en temps, lorsque le besoin s’en fait sentir. Sur 3/3, plutôt que de se dire que tout va mal, on peut dire que tout va bien.

En marchant ainsi le niveau de conscience change, le conscient s’efface et laisse passer les messages directement sans jugement au passage. Sur 4 pas, à l’inspiration et à l’expiration, il est possible d’augmenter la confiance en soi en se disant intérieurement, ou à haute voix : j’ai confiance, j’ai confiance…

Je propose souvent, lorsque le terrain monte et que nous utilisons un rythme 2/2, ou bien sur le plat en rythme 4/4, le mantra tout à fait occidental suivant :  » instant présent « , ou bien  » je suis ici « . Lorsque le mental a tendance à nous emmener loin d’où nous sommes, manifester ainsi son désir de rester présent est une aide précieuse. La présence à l’air qui entre et sort des narines est pour moi l’ancrage le plus direct pour rester dans le présent : personne n’a jamais respiré au passé ou dans le futur. En prenant conscience de ma respiration, je renoue le contact avec l’instant présent.

La présence à ce que nous faisons est source d’énergie. L’obligation douce mais ferme de suivre ses respirations et le nombre de pas est un moyen habile pour vivre cette présence à ce qui est, à la Présence tout court de ce que nous sommes. Il est tout à fait possible de marcher ainsi simplement pour être moins fatigué, pour mieux respirer, pour être plus détendu. Simplement, il ne faudrait pas ramener l’association marche afghane / marche consciente à une technique pour se calmer, se régénérer ou marcher un peu plus consciemment, alors qu’elle est bien plus que cela. Je suis conscient de l’enjeu qui est de faire un pas de plus vers la part éternelle de nous-mêmes ! Cette réalité est notre essence mais nous en sommes exilés et, par la pleine conscience dans la marche, nous revenons à notre origine.

Autres rythmes :

En dehors de la marche afghane, j’ai exploré d’autres rythmes eux aussi très intéressants, puisque grâce à un cardio-fréquencemètre j’ai pu en mesurer toute l’efficacité. Le rythme 4/2/6/2 par exemple est celui que de nombreuses personnes préfèrent, il m’est venu lors d’une randonnée saharienne et il donne une énergie incroyable ! D’autres rythmes avec expiration active sont difficiles à expliquer avec des mots et sont des rythmes pour personnes ayant déjà une bonne maîtrise des rythmes de base.

Plus qu’une méditation !

C’est donc avant tout pour moi une forme de méditation à part entière. Certaines personnes m’ont dit que pour elles c’est une forme de méditation tout à fait adaptée aux Occidentaux, peu habitués à une assise immobile. Cela nous permet d’aller à la rencontre de ce que nous sommes vraiment, au-delà de toute identification erronée à un personnage sans cesse changeant. Partant de la marche, nous arrivons très vite dans un autre lieu qui est l’immobilité intérieure. Marcher ainsi nous met en contact avec cette partie de nous immobile, éternelle, non née, le Soi. Le double regard extérieur/intérieur tranche alors comme l’épée de Manjusri, l’illusion suprême, cause de toutes les souffrances, le sentiment de séparation. Nous avons traversé le désert et le désert nous a traversés ! La transparence de l’être s’est révélée et à chaque pas nous marchons comme une feuille morte tombée de l’arbre et que le vent emporte sans savoir si c’est le vent qui nous porte ou si nous portons le vent !

 

Je suis toujours étonné par la force de la simplicité : pas de techniques compliquées, simplement l’attention au présent, à la Vie, libre du passé et du futur.

Cette simplicité vécue dans la marche se diffuse dans le quotidien, la vaisselle devient vaisselle consciente et apporte la même Présence, le même Amour de l’action unifiée, la même Joie. Le souffle devient Souffle de Vie, inspirant le nouveau, rejetant l’ancien comme disent les taoïstes.

Alors marchez sur la Terre, sous le Feu du soleil ou l’Eau de la pluie, vous vous sentirez vivre Ether-nellement !

Daniel Zanin.

vu sur  : http://www.marche-consciente.com/marche_consciente_site/marche_consciente_marche_afghane/marche_consciente_marche_afghane.htm

citations d’Albert Einstein sont une source d’inspiration inépuisable pour les entrepreneurs ou les candidats entrepreneurs…

De nombreuses citations d’Albert Einstein sont une source d’inspiration inépuisable pour les entrepreneurs ou les candidats entrepreneurs, nous vous proposons d’en découvrir 13 dans ce billet.

1-. « Folie : faire et recommencer la même chose et en attendre des résultats différents. »

cercle-vicieux

Selon le scientifique, c’est de la folie de croire qu’une action peut générer un résultat différent si on la répète.

C’est à ce niveau que l’entrepreneur doit analyser et tirer parti de ses expériences passées, y compris de celles qui ont été moins heureuses.

La valeur des expériences passées est inestimable pour un candidat entrepreneur. C’est pour cela qu’il faut valoriser l’échec au lieu de le stigmatiser.

 

2-. « On ne peut pas résoudre nos problèmes avec le même mode de pensée qui les a engendrés. »

etre-different

Rappelez vous le slogan de Apple « Think Different ».

Pour être un entrepreneur, il convient d’avoir l’esprit suffisamment ouvert et créatif que pour aborder les problèmes à résoudre avec une perspective différente.
Voir les choses sous un autre angle, vous permet d’envisager des solutions auxquelles vous n’auriez pas pensé habituellement.

 

3-. « Le vrai signe d’intelligence n’est pas la connaissance mais l’imagination. »

La connaissance est indispensable pour développer des tâches cognitives plus évoluées. L’imagination fait partie de ces tâches plus évoluées. Si l’on se reporte à la taxonomie de Bloom dont voici le schéma, vous remarquez que le savoir est à la base. Au niveau supérieur se retrouve les activités mentales telles que l’analyse, la synthèse et l’évaluation.
L’imagination n’y est pas représentée, mais elle se situerait au niveau supérieur car on peut y avoir recours pour dans les cas de résolution de problèmes, par exemple.

taxonomie-bloom
source image

4-. « Un homme devrait s’intéresser à ce qui est et pas ce qu’il pense que cela devrait être. »

L’entrepreneur doit garder les pieds sur terre. Le monde n’est pas idéal et avoir une vision biaisée voire béate de la réalité peut entrainer des échecs cuisants.
Méfiez-vous des vendeurs de rêves qui vous déconnectent de la réalité !

5-. « N’essayez pas d’être un homme à succès mais plutôt un homme de valeur. »

citation-Einstein

Le succès fait tourner la tête et brule les ailes. Soyez fidèles à vos valeurs et à votre façon de voir les choses. Ne sacrifiez pas cela au prix du succès car les sacrifices de ce genre sont tous les jours plus grands.

6-. « Si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien. »

Pouvoir exprimer sa vision de façon claire démontre une parfaite compréhension des choses. Vulgariser une idée ou un concept est essentiel pour un entrepreneur.

7-. « Quelqu’un qui n’a jamais fait d’erreur n’a jamais essayé quelque chose de neuf. »

Un des principaux freins à l’esprit d’entreprise est la crainte d’échouer ou de faire une erreur. Alors que l’erreur fait partie du parcours normal de l’apprentissage, elle est montrée du doigt voire moquée dans notre société.
Les états d’esprit sont à changer pour devenir tolérant voire bienveillant vis à vis de l’erreur.
Ce qu’il faut éviter, c’est de rééditer ses erreurs comme la première citation le pointe justement.

8-. « Ce n’est pas que je sois si intelligent mais juste que je fais face aux problèmes plus longtemps »

Trop vite les gens renoncent. Si vous faites preuve d’opiniâtreté, vous augmentez vos chances de résoudre les problèmes auxquels vous êtes confrontés.

9-. « Seule une vie vécue pour les autres en vaut la peine. »

Certaines personnes sont égoïstes, d’autres pensent aux autres avant de penser à eux. Si vous voulez développer une entreprise, évitez d’être égocentrique et pensez plutôt à quels avantages ou quelles solutions vous allez apporter pour améliorer la vie des gens. Très souvent, cette démarche est gage de succès.

10-. « Vous devez apprendre les règles du jeu et ensuite devez jouer mieux que tous les autres. »

Connaître le fonctionnement des marchés, des mécanismes entrepreneuriaux estIMPORTANT avant de se lancer dans la grande aventure. Ensuite, vous serez confronter à la concurrence.

11-. « Quand vous cessez d’apprendre, vous mourrez. »

La vie est un éternel apprentissage et dans un monde changeant tel que celui que nous vivons, refuser d’apprendre est effectivement impossible pour un entrepreneur. Le monde et ses nombreuses innovations offrent plein d’opportunités à … ceux qui apprennent tout au long de la vie.

12-. « Les ordinateurs sont incroyablement précis, rapides et stupides. Les humains sont incroyablement lents, peu précis et brillants. Ensemble, ils sont d’une puissance dépassant l’imagination. »

Il est indispensable pour un entrepreneur d’utiliser les nouvelles technologies. Même dans les métiers dits traditionnels, les technologies révolutionnent les pratiques. En rester écarté, c’est risquer l’échec.

13-. « Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la à  un but et non à des personnes ou des choses. »

Savoir où l’on veut arriver dans la vie est essentiel à tout projet d’entreprise. Essayez de répondre à la question: quel est mon objectif à atteindre dans 5 ans ?

Chamanisme et psychanalyse

Max ErnstPar Philippe Lenaif.

Dans cet article, je vous propose d’aborder le chamanisme par le regard de la psychanalyse.

Pour commencer, comment fonctionne l’homme ?

Le CA, le MOI, le SUR MOI et le Soi. Petits rappels freudiens et jungiens…

Le destin cosmique de l’homme est de grandir en conscience, en transformant de l’énergie matérielle (nourriture) en énergie psychique.

Chaque être humain, au moment de son incarnation, est avant tout un réservoir colossal d’énergie de Vie – comparable au Ca freudien. Jour après jour, il va devoir harmoniser la manifestation de cette Vie au travers de ses pulsions, de ses instincts, de ses besoins, de ses désirs, avec le principe de réalité qu’est la densité terrestre.

La rencontre de cette manifestation libre et débridée de l’énergie avec la densité et les lois terrestres va créer des frictions qui seront vécues comme des frustrations concourant à élaborer le Moi freudien. La réponse aux besoins de conservation de la Vie n’étant pas systématique et instantanée, le Moi va grandir dans l’apprentissage de la frustration due à la réalité terrestre. Le processus de croissance de la conscience commence.

Ce processus de croissance est complété par les règles de vie en société, le système éducatif, l’environnement socioculturel, la religion,… qui vont constituer le Sur Moi freudien : outre la réalité de la densité terrestre, les règles de vie en société vont elles aussi apporter leur lot de frustrations.

En résumé, mon réservoir d’énergie, ma force de Vie, va se heurter dans son expression d’une part à la réalité terrestre et d’autre part à la culture de l’humanité qui va m’enseigner ce qui est bien et ce qui est mal, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. C’est ce processus qui va m’apprendre le monde, construire mon adaptation à mon environnement.

En principe, la sagesse de la communauté qui m’accueille dès la naissance devrait faire en sorte que cette adaptation à ma nouvelle nature (d’être incarné sur terre) se passe pour le mieux. C’est malheureusement de moins en moins le cas.

Pourquoi ?

Le cerveau reptilien, le cerveau mammifère, le cortex.

En cours d’apprentissage, je traverse des évènements où la non réponse immédiate à mon besoin représente un danger pour ma survie, à 2 niveaux.
Le premier, physique, si ayant faim je ne trouve pas de nourriture – à terme, je meurs.
Le deuxième, physico-psychique, si étant frustré, je n’arrive pas à dissiper l’énergie contenue dans l’émotion qui naît de ma frustration – elle va stagner et dégrader peu à peu ma vitalité (au sens large).

Max ErnstExemple :
Prenons une proie en prise avec un prédateur. Une colossale quantité d’énergie est produite  afin de garantir sa survie et de là, la pérennité de la Vie.

Face à l’ennemi, trois possibilités :
– l’attaque
– la fuite
– la paralysie

Dans les deux premiers cas, l’énergie est utilisée, consommée. Dans le troisième, elle est bloquée : un pied sur le frein, l’autre sur l’accélérateur. Je suis tout en tension à la périphérie du corps et totalement anesthésié de mon ressenti intérieur : si l’autre me croque, même pas mal – la nature est bien faite !

Si le prédateur dédaigne une proie apparemment morte et qu’il s’en va, dans les secondes suivantes, je vais lâcher le frein, et bondir de toute mon énergie retenue, les gaz à fond : sauts de cabri dans tous les sens !!!
Ça, c’est ce qu’à prévu notre cerveau reptilien depuis l’époque des âges farouches. Malheureusement, nous avons développé notre cortex et notre capacité à réguler et censurer nos réactions instinctives et l’expression de nos émotions.

Dans notre apprentissage à faire face à la frustration, on nous entraîne à postposer la réponse à notre besoin/désir. C’est une des fantastiques possibilités de l’homme grâce à son cortex et sa capacité inhibitrice. Malheureusement, on nous invite rarement à revenir sur nos frustrations pour terminer le processus en cours, c’est-à-dire libérer l’énergie retenue jusqu’à lors et ainsi éviter le refoulement. Un peu comme si on privait la proie de ses sauts de cabri salvateurs, ce qui aurait pour effet de maintenir en elle une part d’anesthésie, de figement, de mort.

Très rapidement, pour raison de paix collective, on fait tout pour ne pas nous laisser la place pour exprimer notre frustration. Plus la culture d’une société est grande, plus son niveau de civilisation est élevé, moins il y de la place pour l’expression des émotions résultant de ma frustration.

A chaque fois que je rencontre un évènement à l’issue duquel je ne peux pas dissiper mon énergie (exprimer mon émotion), celle-ci s’installe en moi. En même temps, en fonction de la qualité de l’émotion refoulée, un sens, une interprétation sont donnés à l’événement. C’est cela qui construit progressivement ma représentation subjective intérieure du monde.
Plus cette image, cette représentation se construit et se complexifie en raison des émotions refoulées, plus elle m’éloigne de la réalité énergétique de la Vie.

Vu que c’est l’environnement socioculturel qui est responsable de la privation de l’expression de mon émotion, il agit comme un système d’exploitation informatique et me formate dans son langage propre afin que je puisse interagir correctement avec le reste du monde. Ainsi, je deviens prisonnier d’une interprétation collective qui me tient de plus en plus loin de la réalité
énergétique du monde.

Pourtant, une part de moi comptabilise toutes les doses d’énergies non dissipées. Cette part de moi, écologique, cherche à faire le ménage dès qu’elle en a l’occasion. Ainsi, inconsciemment, elle va s’arranger pour recréer la situation dans laquelle j’ai échoué afin d’avoir une deuxième chance pour dissiper toute l’énergie cristallisée en moi et, ainsi, faire un «reset» sur les parts d’anesthésie, de figement, de mort… accumulées.

On peut dire cela encore autrement : d’un point de vue purement physique, action égale réaction. Toute tension en moi va générer de la tension dans mon interaction avec le monde. Ainsi, tout chaos intérieur (même refoulé et inconscient) va appeler, partout où je me trouve, une réponse chaotique de l’extérieur. Ce désagrément devrait – au bout d’un temps plus ou moins long et dépendant de ma volonté de subir en victime ou d’agir en responsable – me pousser à désirer mieux pour moi, plus confortable, plus paisible, plus fluide. D’autant que si je ne m’occupe pas de toutes ces parts d’énergie refoulée, de tous ces chaos intérieurs, de toutes ces petites morts, tout mon être va finir par me le rappeler par tous les moyens, allant de désagrément psychologique à l’accident ou la maladie graves. En revanche toute paix réinstaurée en moi va générer de la paix dans mon interaction avec le monde.

Malheureusement, une autre part de moi cherche à garantir ma survie en évitant de me confronter à toute situation inconnue, l’inconnu contenant en soi en permanence, potentiellement, une issue fatale. Dès lors, si j’ai survécu jusque-là, c’est que toutes mes réactions ont été salvatrices – même si certaines ont été peu élégantes ou ont manqué totalement d’écologie pour mon être. Ainsi, plutôt que de m’inventer une nouvelle issue à une situation que je connais bien, je vais choisir ce que je connais de mieux et qui a l’avantage de m’avoir maintenu en vie jusqu’à présent. Et dans certains cas, ce que je connais le mieux, c’est éviter de m’exprimer, préférant refouler l’énergie plutôt que de me mettre en danger dans une attitude nouvelle dont j’ignore la réponse que l’environnement m’opposera et qui pourrait bien m’être fatale.

Ainsi, la société «moderne» dans laquelle nous vivons, nous privant de la nature saine de nos réactions instinctives pour raison de «civilisation», nous invite à sur-traumatiser et à aggraver la vision subjective et déformée de la réalité plutôt qu’à nous libérer et accéder à l’objectivité de la nature dans ce qu’elle représente comme énergie pure. C’est ainsi que l’homme est prisonnier de son passé : chaque pas qu’il croit faire vers son futur se fait dans les traces des pas laissées derrière soi.

Chaman_amazonieEt le chaman ? Que cherche-t-il ?

C’est un guerrier qui cherche la liberté, qui tente de conquérir son futur en effaçant son passé.
Mais pour s’attaquer à son passé, à sa propre histoire, il doit affronter l’inconnu. C’est-à-dire se re-confronter avec l’issue systématiquement improbable des événements dans lesquels il a, une ou plusieurs fois, échoué à dissiper son énergie.
C’est ainsi qu’il choisit de se confronter quotidiennement avec la mort.

Qu’est ce qui le sécurise ?

L’Instinct et l’Esprit.

Malheureusement, notre culture nous coupe rapidement de nos instincts, de notre animalité, et par ailleurs, les rituels religieux qu’on nous propose et par lesquels on devrait avoir la possibilité de faire l’expérience du divin, de l’Esprit, sont devenus stériles. L’instinct parle de la nature de la Vie et l’Esprit en donne le sens. Ce sens qui fait tellement défaut dans l’analyse occidentale des maladies.
Selon CG Jung (et d’autres), les névroses naissent d’une perte de connexion aux instincts, mais également de manque de sens, de rituel, de connexion à l’Esprit, c’est-à-dire de nourriture pour l’âme.
Le chaman, aligné entre sa connexion aux Instincts et sa relation à l’Esprit, se veut être l’artisan de la rencontre avec la totalité de lui-même.

Qu’est ce qui lui permet de faire ça ? 

Il a une structure psychique psychotique : il a donc une blessure psychique qui fait de lui un dissocié. Mais contrairement aux psychotiques habituels, il a une constitution telle qu’il est maître de sa folie et qu’il l’utilise comme une arme de guerrier.

Alors que le psychotique, lui, est débordé par sa blessure et erre entre deux mondes, le chaman s’y identifie, s’en laisse déborder afin de pouvoir l’exprimer totalement et ainsi dissiper l’énergie cristallisée dans ses tissus.
Au fil du temps, les auteurs qui se sont penchés sur la nature psychique du chaman l’ont d’abord décrit comme un psychotique pour arriver à une définition qui fait relativement l’unanimité, à savoir qu’il serait un expert en crises d’hystérie dissociative «contrôlées». C’est donc un être à part qui vit des états psychiques extrêmes tout en restant structuré, agissant et aidant pour ses pairs, là où tout être normal vivant le même état psychique serait déstructuré, à  la dérive et dans le besoin d’aide de ses pairs.

C’est au nom de ces raisons que CG Jung a dit : seul un chaman est capable de descendre seul dans son ombre et d’en ressortir indemne. Lui-même, bien qu’ayant présenté tous ses travaux sous une forme scientifique, avait une nature de chaman pour s’être aventuré de la sorte dans son auto-découverte par les rêves.

Voici ce qu’en pense Juan Ruiz Naupari, chaman andin.

Le chamanisme essentiel (extraits) :

Le chamanisme était anciennement pratiqué par une élite sacerdotale, il y a 500 ans. Ce que nous connaissons au Pérou à l’heure actuelle n’est pas le chamanisme authentique parce qu’il n’intègre plus le travail d’auto-découverte. Nous pouvons comparer le chamanisme actuel à la médecine officielle où le praticien tente de trouver une solution à la maladie à travers une substance chimique sans arriver à l’essence de la maladie.

Pour le chamanisme andin, il y a trois niveaux dans lesquels se découvrir :
– le monde spirituel,
– le monde d’ici et maintenant, des actes et des pensées de la vie quotidienne,
– le monde de l’ego, le plus dense.

Le chaman sait que ces trois mondes existent extérieurement et intérieurement. Les chamans modernes restent dans le deuxième monde sans aborder le thème de fond. De plus, évitant le monde supérieur du spirituel et de l’Esprit, il n’y a pas d’analyse du subconscient pour découvrir l’ego.

Auparavant, il existait un chamanisme de haut niveau de conscience, basé fondamentalement sur l’auto-découverte, qui allait plus loin que ces actions de magie ou de sorcellerie qui se pratiquent communément aujourd’hui et qui n’ont rien à voir avec ce que fut le chamanisme essentiel qui existait à des époques anciennes dans tous les coins de la Terre.

Le chamanisme moderne a abandonné le travail psychologique et spirituel parce que cela requiert un effort. Pour aller à la recherche de l’auto-découverte et aller vers d’autres sphères spirituelles, il faut de l’énergie.

Nous avons tant de tentations dans le monde physique, tant d’occupations et de préoccupations que nous nous coupons fortement de cet objectif qu’est le travail intérieur. Or il nous faut viser cet objectif et ce dessein doit être inébranlable…
S’il n’y a pas cet objectif considéré comme sacré, nous mourrons sans avoir expérimenté le beau, sans avoir expérimenté l’amour. L’amour pour lequel nous sommes venus ici sur Terre.

JaguarLe chaman qui ne se fixe pas cet objectif pourra voir les serpents, les jaguars, les muses, mais il ne pourra pas voir l’Essence de l’Esprit, il ne pourra par réaliser un excellent travail d’auto-découverte.

Chaque émotion non dissipée se transforme en cristallisation qui freine progressivement la circulation de l’énergie vitale en nous. Peu à peu, nous perdons de l’énergie, de la vitalité, de la santé physique, psychique, spirituelle.
Le chaman, effaçant peu à peu l’emprise de son passé en faisant face à la mort et à l’inconnu, dissout ses agrégats d’énergie, retrouve de plus en plus de vitalité, diminue progressivement l’emprise de l’interprétation collective subjective du monde et revient au contact de la réalité énergétique de la vie.

– C’est grâce à cette capacité à «voir» la réalité qu’il peut percevoir les troubles énergétiques des ses patients.
– C’est grâce à sa capacité à s’identifier totalement aux émotions dans ses crises d’hystérie dissociative qu’il peut s’identifier aux émotions refoulées de son patient et à tout son vécu.
– C’est grâce à son extraordinaire vitalité, au «pouvoir» conquis en effaçant son histoire personnelle qu’il peut intervenir dans la bulle d’énergie de son patient et y opérer des changements.

C’est au nom de ces raisons que ne devient pas chaman qui veut, et qu’il serait injurieux d’assimiler un pied tendre qui a fait trois week-ends de découverte du chamanisme avec un guerrier qui traque sa liberté en frôlant sa mort psycho-spirituelle jour après jour.

La quête proposée par le chamanisme de se libérer du filtre subjectif de la réalité que nous impose notre histoire pourrait se définir en psychanalyse comme l’accès au Soi jungien en ayant totalement fluidifié puis dissout Moi et Sur Moi.

En fait, c’est le chemin de tout homme, chaman ou non. La différence tient dans la conscience de ce chemin, de l’intention pour le faire, et des moyens pour y arriver. C’est là que la structure psychotique du chaman est un atout considérable, car là où il se laisse sombrer dans la crise en ayant foi dans l’issue (grâce à sa «folie contrôlée»), le commun des mortels est tétanisé par peur de voir sa structure psychique exploser dans l’épreuve.

De ce fait, le commun des mortels parcourt ce chemin vers la liberté de manière forcée et contrainte par les évènements et les charges émotionnelles qu’il rencontre et subit, alors que les chamans vont au devant de leur destin.

Philippe LenaifPhilippe Lenaif.
Article paru pour la première fois dans le journal du Centre 77, Aksanti n°6 – 2008

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source).

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Ces pensées qui font du bruit

mental - hypnose60.000 : c’est le nombre approximatif de pensées qui vous traversent l’esprit chaque jour ! Nous parlions récemment du silence et de comment se protéger des bruits venant de l’extérieur. Mais n’y a-t-il pas pire bruit que celui de notre bavardage mental ? Comme disait Marie en commentant l’article: « L’essentiel, c’est d’assurer notre calme mental intérieur. » Et j’ajouterai : de veiller à la qualité de nos pensées, car le son de celles-ci aurait encore plus d’impact sur notre corps que le bruit extérieur. Peut-être plus facile à dire qu’à faire… Ou pas… voici des astuces pour moins – ou mieux – penser 😉

 

Est-ce que cela vous viendrait à l’idée de nager à contre-courant ?

Non bien sûr ! Pourtant que fait la majorité d’entre nous lorsqu’on n’arrive pas à dormir ? On s’efforce de dormir – ça marche tellement bien, n’est-ce pas ?

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« Ho’oponopono ou le secret des guérisseurs hawaïens »

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Ho’oponopono signifie « mettre droit » ou redresser. Il tire son origine d’un rituel ancestral utilisé à Hawaï il y a très longtemps. Provenant de la tradition orale, personne ne peut en dater précisément l’origine. A cette époque, Ho’oponopono permettait de résoudre les problèmes communautaires au sein des villages. Il s’agissait donc d’un procédé de réconciliation. Il consistait à réunir tous les habitants du lieu afin qu’ils partagent ensemble leurs problèmes et leurs conflits. Une fois cela réalisé, chacun demandait pardon pour les pensées inadaptées voire erronées qu’il avait émises et qui étaient à l’origine des problèmes.

Selon Ho’oponopono, notre conscience profond, notre « identité de soi » est composée de 4 éléments :
– Unihipili ou Subconscient, qui stocke les mémoires des expériences passées et les émotions.
– Uhane ou conscient qui correspond à notre raison et à notre intelligence.
– Aumakua ou Moi supérieur (âme) qui se situe dans une autre dimension.
– Etincelle ou intelligence Divine où se crée l’identité de soi et les inspirations.

L’idéal est que ses quatre parties demeurent en équilibre. Le but de Ho’ponopono est de redonner cet équilibre, afin de se reconnecter avec notre étincelle Divine (ou Divinité intérieure) et de retrouver notre paix intérieure.
Au XXème siècle, une chamane hawaïenne Morrnah Nalamaku Simeona reprit cet ancien rituel et le transforma en un outil individuel, facile à pratiquer sans l’aide de personne.

Pour Morrnah Nalamaku Simeona « la paix commence avec soi ». Elle ajoutait : « Nous sommes ici seulement pour apporter la paix dans notre vie, et si nous apportons la paix dans notre vie, tout autour de nous retrouve sa place, son rythme et la paix ». Ainsi, les êtres humains sont alourdis par leur passé. Lorsqu’ils ressentent le stress ou la peur, ils devraient regarder à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils constateraient alors que la cause de leur malaise provient d’une de leur mémoire…

Ce fut principalement le Dr Ihaleakala Hew Len, élève de Morrnah Nalamaku Simeona, qui le fit surtout connaître. Alors qu’il travaillait à l’Hôpital d’état de Hawaii, il ne pouvait se rendre dans une salle où se trouvaient réunis des malades mentaux criminels qui étaient particulièrement dangereux. Il se contentait donc de demeurer dans son bureau avec leurs dossiers qu’il étudiait quotidiennement. Au fil du temps, ces malades commencèrent à aller mieux, leur état mental s’améliorait. Ils devenaient moins agressifs et leurs traitements pouvaient être allégés. Certains guérissaient et d’autres étaient même relâchés. Lorsque ses collèges demandèrent au Dr Len ce qu’il faisait pour obtenir de tels résultats, il répondait : « Tout simplement, je guéris la partie en moi qui les a créés ».

Car Ho’ponopono enseigne que nous sommes créateurs à 100% de notre vie. Il n’y a aucun élément de notre existence qui échappe à cette règle. Ainsi tout – simplement parce que c’est dans notre vie – est le fruit de notre création… ou plus exactement, est le résultat de nos pensées. Nos pensées erronées sont sources d’ennuis et de désagréments, alors que nos pensées parfaites apportent amour et équilibre.

La pratique de Ho’oponopono est simple. Elle se déroule en plusieurs étapes.

Tout d’abord face à une situation désagréable, je commence par me rappeler que j’en suis le créateur à 100% et que les autres n’y sont pour rien. Je n’en suis pas la victime, mais l’instigateur, la cause en revenant à une de mes pensées erronée qu’il me faut – que je demande à – effacer.

Ensuite, je dis : « Désolé, pardon, merci, je t’aime » :

– « Désolé » d’être le créateur de cet événement.
– J’en demande « pardon ».
– « Merci » à la vie de m’avoir montré cette mémoire erronée que j’avais en moi et dont je n’avais pas conscience.
– « Je t’aime ». J’aime la vie mais surtout j’envoie de l’amour à cette mémoire erronée et je demande qu’elle soit effacée. On pourrait tout aussi bien dire : « je m’aime ». Car Ho’oponopono utilise l’énergie de l’amour pour obtenir la guérison.

Ce qui est impressionnant lorsque l’on commence à utiliser Ho’ponopono dans sa vie courante, est que les résultats sont quasi-immédiats ou du moins très rapides à survenir.
En supprimant peu à peu nos mémoires erronées, Ho’oponopono constitue un excellent outil d’évolution personnelle que chacun peut réaliser seul sans l’aide d’un thérapeute ou d’un médecin.

Cette technique de réconciliation ancestrale rejoint sous nombre d’aspects les découvertes de la physique quantique moderne qui démontrent combien notre pensée peut agir sur la matière et par là sur notre environnement et sur notre vie. Mais aussi certains physiciens vont même jusqu’à affirmer que l’univers ne se créerait que sous notre regard. Ce serait donc notre regard, c’est-à-dire notre pensée qui engendrerait à chaque instant l’univers dans lequel nous vivons. Or, c’est précisément ce que nous enseigne Ho’oponopono.

[Dr Luc Bodin]

 

Mieux comprendre nos relations

Publié le 19 novembre 2012 par Le Passeur

Par Eckhart Tolle.

Comme nous sommes prompts à former une opinion sur une personne, à la juger. Il est satisfaisant pour le mental égoïque de classer un autre humain, de lui accoler une identité conceptuelle, de prononcer sur lui un jugement vertueux.

Chaque être humain est conditionné à penser et à se comporter de certaines façons – généralement par des expériences vécues dans l’enfance et par son environnement culturel.

Vous ne voyez pas l’essence de cette personne, mais son apparence. En jugeant quelqu’un, vous confondez sa nature avec ces schémas mentaux conditionnés. Cette attitude est en soi un schéma profondément conditionné et inconscient. Vous lui attribuez une identité conceptuelle et fausse qui devient une prison non seulement pour lui, mais aussi pour vous-même.

Ne plus juger une personne, ce n’est pas ne pas voir ses gestes. C’est reconnaître que son comportement correspond à une forme de conditionnement et que vous la voyez et l’acceptez ainsi. Ce n’est pas lui fabriquer une identité.

Cela vous libère, de même que l’autre, de l’identification au conditionnement, à la forme, au mental. Ainsi, l’ego ne dirige plus vos relations.

Tant que l’ego dirige votre vie, la plupart de vos pensées, de vos émotions et de vos gestes émanent du désir et de la peur. Alors, dans les relations, vous désirez ou craignez quelque chose de l’autre.

Ce que vous voulez de lui, ce peut être le plaisir ou le gain matériel, la reconnaissance, des louanges ou de l’attention, ou un renforcement de votre sentiment de soi par la comparaison et l’affirmation que vous êtes supérieur à lui, du point de vue de l’être, de l’avoir ou des connaissances. Ce que vous craignez, c’est le contraire : qu’il puisse, d’une façon ou d’une autre, diminuer votre sentiment de soi.

Lorsque vous focalisez votre attention sur le moment présent – au lieu d’en faire usage comme d’un simple moyen -, vous dépassez l’ego et l’impulsion inconsciente d’utiliser les gens pour vous mettre en valeur à leurs dépens. En accordant toute votre attention à votre interlocuteur, vous écartez de la relation le passé et le futur, sauf pour des questions pratiques. En étant pleinement présent à votre interlocuteur, vous renoncez à l’identité conceptuelle que vous lui avez fabriquée – votre interprétation de son identité et de son passé – et pouvez interagir sans les impulsions égoïques du désir et de la peur. La clé, c’est l’attention, qui est la quiétude éveillée.

Comme c’est merveilleux de dépasser le désir et la peur dans les relations! L’amour ne veut ni ne craint rien.

Si son passé était le vôtre, sa douleur la vôtre, son niveau de conscience le vôtre, vous penseriez et agiriez exactement comme lui. Avec cette prise de conscience viennent le pardon, la compassion, la paix.

L’ego n’aime pas entendre cela, car s’il ne peut plus être réactif et vertueux, il perd de sa force.

Lorsque vous recevez comme un noble invité quiconque entre dans l’espace du Présent, et que vous laissez cette personne être soi, elle commence à changer.

Pour connaître un autre humain dans son essence, vous n’avez pas vraiment besoin de connaissance sur lui – son passé, son histoire. Nous confondons la connaissance superficielle avec une connaissance profonde, qui n’est pas conceptuelle. Ce sont là deux modalités complètement différentes. L’une se préoccupe de la forme, l’autre de ce qui n’en a pas. L’une procède de la pensée, l’autre du calme.

La connaissance superficielle est utile à des fins pratiques. Sur ce plan, nous ne pouvons nous en passer. Mais lorsque c’est le mode prédominant de la relation, elle devient fort contraignante et même destructrice. Les pensées et concepts engendrent une barrière artificielle, une séparation entre les humains. Alors, vos interactions ne sont pas enracinées dans l’Être, mais basées sur le mental. Sans les barrières conceptuelles, l’amour est naturellement présent dans toutes les interactions humaines.

La plupart des interactions humaines se limitent à l’échange verbal – le domaine de la pensée. Il est essentiel d’apporter du calme, surtout dans vos relations intimes.

Aucune relation ne peut s’épanouir sans le sentiment d’ampleur qui accompagne le calme. Méditez, ou passez du temps ensemble en silence dans la nature. En vous promenant, ou assis dans la voiture ou à la maison, coulez-vous dans votre calme commun. Ce dernier ne peut et ne doit pas être créé. Il suffit d’être réceptif au calme déjà présent, mais généralement couvert par le bruit mental.

Sans ce calme spacieux, la relation sera dominée par le mental et aisément envahie par les problèmes et les conflits. Le calme, lui, peut tout contenir.

L’écoute véritable est un autre moyen d’apporter le calme dans la relation. Lorsque vous écoutez vraiment, la dimension du calme émerge, devenant un aspect essentiel de la relation. Mais l’écoute véritable est un talent rare. Habituellement, une personne accorde une grande part de son attention à sa pensée. Au mieux, elle peut évaluer vos paroles ou préparer son prochain propos. Ou elle n’écoute peut-être pas du tout, perdue dans ses propres pensées.

L’écoute véritable dépasse largement la perception auditive. C’est l’attention éveillée, un espace de présence dans lequel les paroles sont reçues. Celles-ci deviennent alors secondaires, pouvant ou non avoir un sens. Ce qui compte, bien plus que ce que vous écoutez, c’est l’écoute même; l’espace de présence consciente se manifeste dans votre écoute. Cet espace est un champ de conscience homogène dans lequel vous rencontrez l’autre sans les barrières créées par la pensée conceptuelle. Ainsi, cette personne n’est plus « autre ». Dans cet espace, vous êtes tous deux reliés en une seule conscience.

Vivez-vous des drames fréquents et répétitifs dans vos relations intimes ? Des désagréments relativement insignifiants déclenchent-ils souvent des discussions violentes et une douleur émotionnelle ?

Cela repose sur les schémas égoïques de base, soit le besoin d’avoir raison et, bien sûr, de donner tort à l’autre. En somme, sur l’identification à des positions mentales. Il y a aussi le besoin de l’ego d’être en conflit périodique avec une chose ou une personne afin de renforcer son sentiment de séparation entre « moi » et « l’autre », condition essentielle à sa survie.

S’y ajoute l’accumulation de la douleur émotionnelle antérieure que vous portez, comme tout être humain, celle de votre passé personnel et de la douleur collective de l’humanité, fort ancienne. Ce « corps de souffrance » est un champ d’énergie intérieur qui s’empare sporadiquement de vous, par besoin de ressentir une plus grande douleur émotionnelle, pour s’en nourrir et se reconstituer. Il tente de contrôler votre pensée et de la rendre profondément négative. En réalité, il adore vos pensées négatives. Comme il résonne à leur fréquence, il peut s’en nourrir aussi. Il provoque également des réactions émotionnelles négatives chez vos proches, surtout votre partenaire, pour se repaître du drame et de la douleur émotionnelle qui s’ensuivent.

Comment vous libérer de cette inconsciente et profonde identification à la douleur qui engendre tant de malheur dans votre vie ?

Prenez-en conscience. Voyez que ce n’est pas votre nature et reconnaissez-la pour ce qu’elle est : une douleur passée. Observez-la chez votre partenaire ou chez vous-même. Lorsqu’elle est rompue, lorsque vous pouvez l’observer en vous, vous ne l’alimentez plus et elle perd graduellement sa charge énergétique.

L’interaction humaine peut être un enfer. Ou une grande pratique spirituelle.

Si en considérant un autre humain, vous ressentez beaucoup d’amour à son égard, ou si, en contemplant la beauté de la nature, quelque chose en vous réagit profondément, fermez un instant les yeux et ressentez en vous l’essence de cet amour ou de cette beauté, essence inséparable de qui vous êtes, de votre nature véritable. La forme extérieure est un reflet temporaire de votre nature intérieure, de votre essence. C’est pourquoi l’amour et la beauté ne vous quitteront jamais, contrairement à toutes les formes extérieures.

Quelle est votre relation au monde des objets, aux innombrables choses qui vous entourent et que vous manipulez quotidiennement ? Ce fauteuil, ce stylo, cette voiture, cette tasse ? Sont-ils pour vous de simples moyens, ou vous arrive-t-il parfois de reconnaître leur existence, leur être, ne serait -ce que brièvement, en les remarquant et en leur accordant votre attention ?

Lorsque vous vous attachez aux objets, que vous les utilisez pour rehausser votre valeur à vos propres yeux et à ceux des autres, les préoccupations matérielles peuvent facilement s’emparer de votre vie. En vous identifiant aux choses, vous ne les appréciez pas pour ce qu’elles sont, car vous vous cherchez en elles.

Si vous appréciez un objet pour ce qu’il est, si vous reconnaissez son être sans projection mentale, vous ne pouvez qu’être reconnaissant de son existence. Vous pouvez également sentir qu’il n’est pas vraiment inanimé, que ce n’est qu’apparence des sens. En effet, les physiciens confirmeront que, sur un plan moléculaire, tout objet constitue un champ d’énergie en pulsation.

Grâce à votre appréciation désintéressée du domaine des objets, le monde qui vous entoure prendra vie de bien des façons dont votre mental n’a pas la moindre idée.

Lorsque vous rencontrez quelqu’un, ne serait-ce que brièvement, reconnaissez-vous son être en lui accordant toute votre attention ou bien le réduisez-vous à un simple moyen, à une fonction ou un rôle ?

Quelle est la qualité de votre relation avec la caissière du supermarché, le préposé au stationnement, le réparateur, le « client » ?

Un moment d’attention suffit. Lorsque vous regardez ou écoutez cette personne, un calme éveillé se produit – de deux ou trois secondes, peut-être d’une durée plus longue. Cela suffit pour qu’émerge quelque chose de plus réel que les rôles habituels auxquels nous nous identifions. Tous les rôles font partie de la conscience conditionnée qu’est le mental humain. Ce qui se révèle par le geste attentif, c’est l’inconditionné – votre nature essentielle, derrière votre nom et votre forme. Vous n’êtes plus en train de jouer un scénario; vous devenez réel. Lorsque cette dimension monte du fond de vous, elle l’attire aussi chez l’autre.

En définitive, il n’y a bien entendu personne d’autre; c’est toujours vous-même que vous rencontrez.

Eckhart Tolle. 

Extraits de son livre QUIÉTUDE, (p.75 à 84) – Ariane Éditions, 2003

Source originale – Vu sur La Presse Galactique.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source).

Troubles de l’attention / hyperactivité

Tout petits, certains enfants font preuve d’une inquiétante activité : ils bougent sans cesse, même lorsqu’ils dorment, et jamais leur regard ne se fixe plus d’une seconde sur la même chose ! Leurs mains, leurs pieds, leur tête, sont constamment en mouvement. Ils attrapent (et cassent !) tout ce qui passe à leur portée. Si leurs parents parviennent, à grand peine, à garder patience, il n’en va pas de même des nourrices, puéricultrices et autres maîtresses de maternelle. Parce qu’elles ont la charge d’un groupe de petits enfants, ce qui est en soi exténuant, la présence au milieu d’eux d’un bambin aussi remuant compromet leurs efforts pour maintenir le calme et organiser des activités ordonnées. Lorsqu’elles ont épuisé leur arsenal de douceur, de promesses, puis de menaces et de punitions, elles n’ont pas d’autre choix que de convoquer les parents, pour d’abord rechercher une explication familiale au problème (« Votre enfant n’est-il pas victime de maltraitances à la maison ? ») et ensuite, quand la piste s’est révélée vaine, dispenser de savants conseils éducatifs (« Mettez-vous à son écoute », « Faites preuve de fermeté… »). Enfin, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence que rien de tout cela ne marche, l’ultime recours est de déclarer que votre enfant est probablement malade, et que c’est donc sur les étagères d’une pharmacie que se trouve la solution à son problème. L’enfer commence Pour les parents qui arrivent à la fin de ce cycle, c’est en fait l’enfer qui commence. Ils vont devoir faire avaler à leur malheureux petit des produits chimiques qui ne font rien d’autre que modifier sa personnalité. Les médicaments contre le Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (abrégé en TDA/H) contiennent en effet des psychostimulants. Il s’agit de la Ritaline, du Concerta, de la Déxédrine ou encore de l’Adderrall, qui contient des dérivés d’amphétamine, une substance que les habitués des rave-party connaissent sous le nom de « ecstasy ». Ils ont une impressionnante liste d’effets indésirables, allant des changements d’humeur aux insomnies, en passant par la dépression et les accès de panique. Dans tous les cas, ils ne « guérissent » pas le trouble et n’empêchent pas sa persistance à l’âge adulte. Hyperactivité et troubles de l’attention ne sont pas des maladies 3 à 5 % des enfants occidentaux sont diagnostiqués comme souffrant du Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDA/H), considéré par la médecine comme une « maladie neurologique ». Mais il faut bien réaliser que, contrairement à d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, il n’y a aucun test psychométrique, biologique ou physique, comme un scanner du cerveau par exemple, qui permette de diagnostiquer le TDA/H. C’est pourquoi cette « maladie » est avant tout fondée sur l’opinion du médecin, sur l’idée qu’il se fait de la façon dont devrait se comporter un enfant normal. Le diagnostic de TDA/H est d’ailleurs généralement fait à la suite de difficultés scolaires, autrement dit d’une incapacité de l’enfant à s’astreindre aux contraintes de l’enseignement collectif, parce qu’il est sans cesse en train de remuer et d’être intéressé par tout ce qui l’entoure, au lieu d’écouter sagement le professeur. Ce qui nous amène à une très intéressante réflexion sur l’origine réelle du TDA/H. Les enfants hyperactifs à l’époque de Cro-magnon Imaginez-vous que vous viviez, non en 2012, mais il y a 20 000 ans, dans une tribu de chasseurs-cueilleurs, et que vous ayez donné naissance à un enfant « souffrant » de TDA/H. Au lieu de rester bien tranquillement dans votre case, cet enfant n’a de cesse que de partir dans la forêt, tout explorer autour de lui. Absolument infatigable, il s’active du matin au soir à pêcher dans les rivières, grimper aux arbres pour cueillir des fruits, gratter la terre pour déterrer des racines, quand il n’est pas en train de traquer tous les malheureux volatiles, lièvres et marcassins qui passent à sa portée. Eh bien je prétends que, loin d’être une malédiction pour votre famille, vous seriez absolument RA-VI d’avoir un enfant « hyperactif » !! Par contre, vous auriez été toute la journée sur le dos de cet autre enfant, calme, obéissant et désespérément occupé à faire des dessins sur les murs de votre caverne… Il en va de même si vous aviez été un paysan du Danube, au Moyen-Âge. Dès 3 heures du matin, votre petit hyperactif aurait été debout pour traire les vaches. A 5 heures, vous l’auriez retrouvé en train de nettoyer l’écurie. A 7 heures, il aurait été aux champs, puis se serait emparé de la hache pour couper du bois, serait allé tirer de l’eau du puits, et ainsi de suite jusqu’à tard dans la nuit. Ce qui signifie que ce n’est pas un hasard si cette « maladie » a fait son apparition tout récemment. Au Canada, le nombre de prescriptions de Ritaline a été multiplié par 5 de 1990 à 1997 (1). Il a aussi doublé entre 2001 et 2008. (2) Aux Etats-Unis, ce sont déjà 15 % des garçons de 11 ans blancs qui sont considérés comme touchés, et qui par conséquent prennent des médicaments contre le TDA/H. (3) Pendant des centaines de milliers d’années, les individus « hyperactifs » ont été une bénédiction pour leur famille, et les sociétés humaines étaient parfaitement adaptées pour les accueillir. Ils rendaient service à tout le monde ! Mais aujourd’hui où tous les enfants de 3 ans sont soumis au même rythme uniforme de l’école maternelle, les petits hyperactifs sont devenus des perturbateurs, des empêcheurs d’enseigner en rond. Alors on leur donne des médicaments pour les forcer à entrer dans le moule des crèches, des garderies, des écoles, et des petits appartements des grandes villes. Droguer les enfants pour améliorer leurs notes ?? Bien souvent, la prise de médicaments contre le TDA/H est causée par l’angoisse des parents face aux mauvaises notes de leur enfant. Cette angoisse peut bien sûr être communiquée à l’enfant lui-même, qui prend l’habitude de prendre ces médicaments qui, effectivement, améliorent la capacité de concentration, du moins provisoirement. Le problème est que, selon les témoignages d’anciens malades accros à l’Adderall, ce médicament vous permet de travailler et de vous concentrer avec l’efficacité d’un robot, mais vous devenez indifférent aux aspects physiques, émotionnels et sociaux de l’existence, ainsi qu’à vos anciennes passions. Cela pose un grave problème pour le développement affectif des enfants qui ont pris ce médicament à l’âge de 8 ou 9 ans, et qui ne savent absolument pas quels sentiments ils auraient éprouvés, quels intérêts ils auraient développés, s’ils n’avaient pas été sous influence. Si vous avez un enfant hyperactif et que vous voulez l’aider à l’école Maintenant, je comprends que, puisque la préhistoire est terminée, il faut bien trouver une solution pour que votre enfant hyperactif ne soit pas trop malheureux dans notre société. Mais avant de recourir aux médicaments, des changements de régime alimentaire, une meilleure gestion des émotions, et une moindre exposition aux toxines peuvent déjà améliorer considérablement le comportement de votre enfant – et ses notes à l’école. De plus en plus, des observations scientifiques montrent que nourrir correctement votre flore intestinale avec des bactéries bienfaisantes que l’on trouve dans les nourritures fermentées de façon traditionnelle (et dans les probiotiques) est très important pour le bon fonctionnement du cerveau, ce qui inclut le bien-être psychologique et l’égalité d’humeur. Le Dr Natasha Campbell-McBride a démontré la puissance et l’efficacité de cette théorie. Dans sa clinique de Cambridge, en Angleterre, elle traite les enfants et les adultes souffrant de TDA/H mais aussi d’autisme, de problèmes neurologiques, psychiatriques, immunitaires et digestifs grâce à un programme nutritionnel qu’elle a développé, le GAPS (Gut and Psychology Syndrome, ou syndrome intestinal et psychologique). La théorie qui sous-tend le GAPS est expliquée dans son livre, Gut and Psychology Syndrom, qui n’existe malheureusement pas en version francophone. (4) Dans une interview donnée au Dr Joseph Mercola, le Dr Lendon Smith, un expert mondial du traitement naturel du TDA/H, explique : « Lorsque j’ai développé ma connaissance de la nutrition, j’ai remarqué que si les médicaments stimulants avaient un effet calmant (comme c’est le cas avec la TDA/H), cela signifiait que l’enfant n’avait pas assez de norépinéphrine (une hormone et un neuro-transmetteur) dans le système limbique, et que je pouvais aider avec un bon régime alimentaire et des compléments qui pourraient activer les enzymes dans le cerveau qui fabriquent ce neurotransmetteur. Si l’enfant a déjà fait des infections dans les oreilles, j’arrête les produits laitiers et je lui donne du calcium – 1000 mg – avant le coucher. (Selon le Dr Mercola, arrêter les produits laitiers est une bonne chose, mais pas donner du calcium ; il considère que donner un complément de magnésium est beaucoup plus efficace) ; Si l’enfant est exagérément chatouilleux, je lui donne du magnésium – 500 mg est une dose sûre pour un enfant comme pour un adulte ; S’il a une personnalité du type « Dr Jekyll et Mr. Hyde » (changements d’humeur brutaux), cela signifie qu’il souffre d’hypoglycémie intermittente et qu’il a besoin de grignoter toute la journée pour conserver un bon taux de sucre sanguin. Lui faire augmenter sa consommation de protéine et baisser sa consommation de glucide pour stabiliser son taux. Pas de produits à base de farine blanche, ni de sucre. S’il ne se souvient pas de ses rêves, il a besoin de vitamine B6 – 50 mg par jour ; S’il a déjà fait de l’eczéma, ou s’il a la peau sèche et écailleuse, il doit prendre des acides gras essentiels (oméga-3) ; S’il a des cernes sombres sous les yeux, c’est qu’il mange quelque chose auquel il est intolérant : lait, blé, maïs, chocolat, œufs, agrumes. » Autres thérapies à essayer avant de donner des médicaments contre l’hyperactivité à votre enfant Diminuez fortement ou éliminez de son alimentation le sucre et en particulier le fructose ; Evitez de lui donner de la nourriture industrielle, en particulier celle qui contient des colorants, des arômes artificiels, et des conservateurs. Cela inclut les plats préparés et les charcuteries, y compris les saucisses type Knacki ; Remplacer les boissons gazeuses, jus de fruit et lait par de l’eau ou des tisanes sans sucre. C’est très important car ces boissons sont l’une des principales sources de fructose dans l’alimentation des enfants aujourd’hui ; Assurez-vous que votre enfant reçoit d’importants et réguliers apports de bactéries saines, issues de nourritures fermentées biologiques ou des probiotiques de haute qualité ; Donnez à votre enfant beaucoup d’aliments riches en oméga-3, donc de l’huile de colza, des poissons gras et assurez-vous qu’il a un bon équilibre oméga-3/oméga-6 ; Mettez autant de légumes bios que possible dans son régime alimentaire, à la fois pour réduire son exposition aux polluants et pour augmenter ses apports en nutriments essentiels (vitamines et minéraux) ; Réduisez la part de céréales dans son alimentation, surtout de blé. Même le blé entier peut avoir des effets néfastes sur l’équilibre mental, parce qu’il contient de grandes quantités d’agglutinine de germe de blé (AGB) qui ont une action neurotoxique. Le blé inhibe aussi la production de sérotonine, un neuro-transmetteur qui agit sur l’humeur, et dont l’essentiel de la production a lieu dans vos intestins, pas dans votre cerveau. Essayez d’abord d’éliminer le blé pendant une à deux semaines puis observez si vous remarquez une amélioration radicale du comportement de votre enfant. Evitez les édulcorants artificiels de toutes sortes ; Faites faire à votre enfant autant d’exercices et d’activités de plein-air que possible ; Faites lui prendre le soleil pour maintenir un taux optimal de vitamine D. Les scientifiques sont actuellement en train de s’apercevoir que la vitamine D joue un rôle dans le cerveau, car ils ont récemment découvert la présence de récepteurs de la vitamine D dans la moelle épinière et le système nerveux central. La vitamine D pourrait contribuer au processus de détoxification du cerveau. Si une exposition suffisante au soleil n’est pas possible dans votre région, donnez-lui des compléments de vitamine D3 ; Aidez votre enfant à analyser et canaliser ses émotions. Des exercices de relaxation sont nécessaires mais vous pouvez contribuer à son calme intérieur en adoptant une attitude positive avec lui. Le Dr Smith pense que les parents devraient dire à leurs enfants des choses positives au moins deux fois plus souvent qu’ils ne leur donnent des ordres ou ne leur posent des questions. Si vous criez et grondez plus souvent que vous ne lui parlez de façon bienveillante, cela peut contribuer à entretenir son excitation. Limitez son exposition aux métaux et produits chimiques toxiques en remplaçant les produits d’hygiène, les détergents et les nettoyants d’intérieurs par des produits naturels. Des métaux comme l’aluminium, le cadmium, le plomb et le mercure sont courants dans des milliers de produits alimentaires, objets et produits domestiques, et produits industriels. La présence de ces métaux toxiques dans le corps de votre enfant peut interférer avec d’innombrables phénomènes physiologiques, avec bien sûr des conséquences possibles sur son humeur et son comportement. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à regarder l’interview du Dr Smith sur le site du Dr Mercola, mais encore une fois, elle est intégralement en anglais… non sous-titré… (5) A votre santé ! Jean-Marc Dupuis ****************************** Publicité : Alors que se multiplient les scandales autour des médicaments chimiques, une petite élite de personnes bien informées bénéficient, elles, de traitements naturels auxquels le grand public n’aura pas accès avant des années. Vous pourriez peut-être faire partie de ce club très fermé, vous aussi. Allumez le son de votre ordinateur et cliquez sur la présentation qui se trouve ici. ****************************** Sources : (1) Enquête sur le trouble de l’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) diagnostic et traitement au méthylphénidate chez les médecins canadiens, Santé Canada, 1999. [Consulté le 30 juin 2010]. http://www.hc-sc.gc.ca (2) IMS Health Canada cité dans Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Institut du développement de l’enfant et de la famille. [Consulté le 30 juin 2010]. http://www.mrj-utopia.com (3) http://www.huffingtonpost.com/larry-diller/overuse-of-prescription-drugs_b_950802.html (4) http://products.mercola.com/gaps-diet/ (5) http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2001/01/07/lendon-smith.aspx ****************************** Voici quelques livres sélectionnés dans la bibliothèque de Jean-Marc Dupuis : – Sur le cancer, Anticancer : Les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit, de David Servan-Schreiber. – Sur l’ostéoporose, Lait, mensonges et propagande, de Thierry Souccar. – Sur le diabète, Nouveau régime IG Diabète, de Jacques Médart et Angélique Houlbert. – Sur la maladie de Lyme, Maladie de Lyme : Mon parcours pour retrouver la santé, de Judith Albertat. – Sur l’alimentation, Les surprenantes vertus du jeûne, de Sophie Lacoste. – Sur le cancer et les maladies cardiovasculaires, Vitamine D : Mode d’emploi, du Dr Brigitte Houssin. – Sur l’amincissement, Le Nouveau régime Atkins, d’Eric Westman. – Sur la maladie d’Alzheimer et le diabète, Boire mieux pour vivre vieux, du Pr Roger Corder. – Sur la vivacité cérébrale, Un cerveau à 100%, d’Eric Braverman. – Sur le cholestérol, Cholestérol, mensonges et propagande, de Michel de Lorgeril. – Sur la fibromyalgie et les maladies chroniques, Les clés de l’alimentation santé : Intolérances alimentaires et inflammation chronique, du Dr Michel Lallement. 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La Colère…Trois étapes simples pour maitriser rapidement votre colère….

Le principe:
En réalité, lorsque vous vous mettez en colère, c’est toujours contre vous.
Bien sûr que c’est parce que l’autre vous a raccroché au nez,
vous a regardé bizarre ou vous a insulté que vous êtes en colère.
Mais il n’y a que vous qui acceptiez de vivre et de ressentir cette colère.
De plus, c’est votre corps à vous qui la subit.
Les ondes de colère se propagent d’abord en vous.
Même si vous êtes en colère contre quelqu’un, en réalité,
c’est à vous-même que vous faites subir cette émotion forte et nocive.
Rien ni personne ne peut vous forcer à être en colère.
Étape 1: Identifiez précisément la cause extérieure
La colère est une réponse à un stimuli.
C’est une réaction à un évènement qui vient de se passer,
que cet évènement soit une remarque de la part d’autrui, un geste,
ou une action que vous-même venez de faire.
Commencez donc par identifier ce qui vous dérange.
Extirpez-vous en dehors de ce que vous êtes en train de faire,
puis prenez trois profondes respirations.
Pensez à ce qui vous vient de vous amener dans cette situation.
Vous serez peut-être surpris de remarquer que parfois,
on sent monter l’agacement et la colère mais… on ne sait même pas pourquoi.
Étape 2: Identifiez encore plus précisément la cause intérieure
Lorsque vous avez terminé avec l’étape 1,
vous avez probablement une idée de ce qui a provoqué votre colère.
Une idée de l’évènement extérieur qui vous plonge dans cet état.
Mais à l’intérieur ?
Avez-vous identifiez les éléments qui entretiennent votre colère ?
Est-ce que ce sont des petites voix intérieures qui vous répètent
ce qu’a dit l’autre ?
Ou peut-être que vous vous repassez un film en image qui nourrit votre émotion ?
Comment vous y prenez-vous pour entretenir votre colère
et la faire monter ?
Si c’est le cas, stoppez cela.
Faites un truc inhabituel : dansez une gigue ou imitez le canard avec vos bras en disant « coin-coin-coin ».
L’idée est de briser vos schémas mentaux
et d’occuper votre cerveau à autre chose.
Pour cela, rien n’est plus efficace que de modifier votre physiologie.
Étape 3: Dites-vous des choses positives
Il est important de penser positif.
Vous pouvez neutraliser vos pensées bouleversantes grâce à votre esprit.
En colère, vous êtes principalement sur un fonctionnement limbique
du cerveau : votre mental n’a plus le contrôle puisque le cerveau émotionnel a pris le pouvoir.
En re-basculant sur votre cortex et la zone pré-frontale du cerveau,
vous reprenez déjà le contrôle.
Dites-vous quelque chose de gentil et qui vous fera vous sentir mieux.
Demandez-vous :
qu’est-ce qu’il y a de génial dans la situation que je viens de vivre ?
Pourquoi est-ce excellent qu’on ait rayé ma voiture ?
Qu’est-ce que je vais pouvoir en apprendre ?
Et que puis-je faire pour remédier à la situation ?
Quelles sont les actions constructives que là, maintenant,
je vais faire pour atteindre mes buts malgré cela ?
Chaque colère que vous vivez vient vous exprimer
quelque chose de non satisfait.
C’est un cadeau que vous fait votre cerveau,
en vous montrant ce qu’il y a encore à travailler chez vous
pour devenir un Maitre Jedi.
Votre job est de trouver cette chose, et de la combler à votre manière. Comme ça, vous n’aurez plus de raison de vous mettre en colère…
Virtuose de la Vie..v.v ♥VP

QUEL TYPE DE PERSONNALITÉ ÊTES-VOUS ?

Ce texte pourrait être un compte rendu de lecture tant il s’inspire du livre de F Lelord et C André : « Comment gérer les personnalités difficiles ».
Les auteurs classent les différents types de personnalités selon leurs traits de caractère et leurs types de comportement et donnent par la suite dans chaque cas des conseils pour s’adapter à ce type de personnes.

Toutefois l’esprit de ce texte sera un petit peu différent : s’il reprend à

son compte la classification du livre, c’est avant tout pour amener une réflexion personnelle.
En effet il y a fort à parier que vous vous retrouviez dans une de ces personnalités ou plus vraisemblablement dans un mélange de deux d’entre elles, voire plus.
Sachant que le qualificatif « difficile » ne peut s’appliquer qu’à un excès de ces traits de caractère et non à une « tendance à » se comporter de telle ou telle manière.
Tous ces traits de caractères se retrouvent chez les personnes dites « normales », seul leur excès signant la pathologie
Mais si c’est le cas et que par conséquent le comportement en question devient difficile à supporter,
ce n’est pas forcément à l’entourage de s’y adapter à tout prix au risque d’être amené à consulter en lieu et place de la personne incriminée (ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit!)
Je vous invite donc à un voyage au travers des comportements humains .

1. La personnalité anxieuse.

Pour elle, chaque situation, chaque circonstance de la vie s’avère être une source de danger. Dans une action, elle évaluera en priorité les risques à courir, et de toutes les issues possibles, la plus défavorable. En résumé, tout s’avère être une source de danger : 5 mn de retard, et c’est immédiatement l’accident mortel qui est envisagé ; On peut parler d’un dérèglement du système d’alarme.

Bien entendu un tel personnage est contraint de vivre dans un état de tension perpétuel aussi bien sur le plan psychique que sur le plan physique. Il vit en effet en hypervigilence constante, ce qui l’amène à rechercher le contrôle absolu de son environnement, ceci étant comme tout le monde le sait impossible, et c’est cette impossibilité même qui accroît encore sa détresse.

Individu très prévoyant et consciencieux, il sera par contre un employé modèle très prisé par ses supérieurs (mais à quel prix !).

Il faut savoir que ces multiples sources d’anxiété ne sont que le déplacement sur le monde extérieur d’une angoisse intérieure beaucoup plus profonde et inconsciente que la personne anxieuse aurait tout intérêt à rechercher et traiter si elle veut un jour accéder à un minimum de paix intérieure.

La sophrologie est une indication de choix pour ce type de problème, la relaxation étant l’antidote du stress..

En pathologie, on parle de TAG (trouble anxieux généralisé).

2. La personnalité histrionique.

Anciennement appelée hystérique, le mot a été abandonné à cause de son étymologie qui fait allusion à l’utérus (il existe des hommes hystériques même s’ils ne sont pas majoritaires). De plus le terme avait pris dans le « grand public » une connotation nettement péjorative. Histrionique a pour source le grec « histrio » = acteur de théâtre.

Une telle personnalité est habitée d’un perpétuel besoin de séduire, d’être l’objet de l’attention générale, elle paraît être en perpétuelle représentation théâtrale. Il est évident pour qui l’observent qu’elle cherche en permanence à attirer l’attention, pour cela elle n’hésite pas à utiliser la provocation (par sa tenue vestimentaire entre autre).

L’infantilisme est manifeste et elle utilise fréquemment une attitude de petite fille perdue qui appelle à l’aide. Ses émotions sont extrêmement changeantes, elle passe du rire aux larmes sans transition. Son discours d’ailleurs est très émotionnel et très souvent au superlatif qui alterne avec un mutisme boudeur, un tant soit peu provocateur ceci dit au passage. D’ailleurs, ou elle vous idéalisera ou elle vous dévalorisera de manière excessive. Très capricieuse également, elle souffle le chaud et le froid, passant d’un mode franchement séducteur à l’indifférence la plus totale.

Sous cette brillante apparence se cache en fait une personne dévalorisée qui cherche à se rassurer dans le regard de l’autre dont elle cherche également à obtenir de l’aide.

En pathologie, elle peut souffrir de paralysies, spasmes, contractures, douleurs abdominales, évanouissements .et autres symptômes dits de « conversion ».

Ces personnes semblent prédestinées à devenir acteurs, avocats, hommes politiques, ou tout autre métier de « spectacle ».

Également très accessible à la sophrologie en raison de sa sensibilité à la suggestion.

3. La personnalité obsessionnelle

Elle se caractérise par son perfectionnisme. Ce qui n’est pas parfait à 100% est un échec total. Son attention au détail est telle qu’elle en perd souvent de vue l’ensemble. Si elle est perpétuellement envahie par le souci de bien faire, elle a toutefois tendance à penser que sa méthode est la seule qui garantisse la perfection et ses règles les seules acceptables. Ce qui lui fait considérer que les autres ne sont pas fiables.

Habitée souvent d’un reliquat du sentiment de toute puissance infantile, elle se sent responsable de son environnement et de tout ce qui s’y passe, elle prend la responsabilité de le maintenir en ordre. Autant dire que la culpabilité est souvent au rendez-vous !

Elle a tendance à se laisser envahir par le doute, tant la décision semble difficile de peur de commettre une erreur.

La rigueur morale et les scrupules peuvent devenir étouffants.

Elle fait preuve d’une certaine froideur relationnelle, c’est une personnalité qui se montre formelle, souvent embarrassée et a beaucoup de mal à se montrer chaleureuse. De manière générale, elle a de toute manière de grandes difficultés à exprimer ses émotions en particulier l’enthousiasme.

D’autres caractéristiques essentielles sont l’entêtement, le goût de l’ordre et de la propreté, de la symétrie, du classement, une tendance à la vérification, à l’accumulation, la collection…

Accessible à la sophrologie si la rigidité psychique n’est pas trop intensive, permettant un minimum de remise en question ou en combinaison avec d’autres types de personnalité qui la modulent

En pathologie, on parle de TOC (Trouble obsessionnel compulsif).

4. La personnalité dépressive.

Son pessimisme est omniprésent tant le côté négatif des choses est surévalué. Comme l’anxieux elle pense avant tout aux difficultés mais plus sur le mode du découragement que sur celui de la peur. Par conséquent son humeur reste triste et soucieuse. Rien ne lui semble agréable, elle semble incapable d’éprouver le moindre plaisir. Elle est en proie à des sentiments fréquents de culpabilité et de dévalorisation. D’où des difficultés de communication dues au fait qu’elle ne se sent pas être un interlocuteur à la hauteur.

Elle s’effacera rapidement dès qu’il faudra revendiquer ou demander quelque chose comme si c’était égoïste de défendre son individualité et sa place dans le monde. De toute façon, elle a l’impression qu’elle n’a pas droit au bonheur, voire que tout bonheur devra être immanquablement puni d’un malheur, en conséquence, mieux vaut l’éviter ! De manière générale, une telle personne se mène la vie dure, survalorise le travail au détriment du plaisir et de la détente.

En pathologie, c’est la dépression avérée, l’agressivité fortement réprimée dans ce cas précis et la culpabilité omniprésente chez ces personnes et contribuant très largement à la forte dégradation de l’image qu’elles ont d’elles-mêmes.

A titre préventif, il serait utile d’éviter dans l’éducation tout ce qui tend à donner à l’enfant une mauvaise image de lui-même, lui imposer des idéaux de perfection qu’il est incapable d’atteindre et qui lui laisseront un sentiment d’insuffisance et de culpabilité très favorable au développement d’une personnalité dépressive.

A tout intérêt à faire un détour par la sophrologie, histoire de positiver et surtout reconstruire son image dégradée.

5. La personnalité « borderline»

Elle se caractérise par une humeur très instable et un très mauvais contrôle émotionnel, en particulier la colère, on peut ici parler de véritable « rage » (voir la rage narcissique dans le dernier bulletin), rage qui laisse très souvent la place à un état dépressif.

Elles sont habitées par une demande excessive d’amour et d’assistance qui alterne avec des fuites brutales quand l’intimité devient menaçante ou qu’elles se sentent « trahies ».

A elles s’applique plus particulièrement la métaphore freudienne des « hérissons » : loin, ils ont froid et tendent à se rapprocher, près ils se piquent et doivent s’éloigner.

Rage, ennui et désespoir trouvent souvent remède dans l’alcool ou les toxicomanies de toutes sortes.

L’image incertaine que de telles personnes ont d’elle -même, l’idée floue qu’elles se font de leurs besoins les conduisent à des changements de cap brutaux dans leur vie.

Elles sont en lutte perpétuelle contre la dépression narcissique et la tentation du suicide.

Améliorée de manière significative par la sophrologie, en raison du travail sur le schéma corporel et les limites du corps à condition que le sophrologue soit capable d’ajuster la distance de la relation à celle du patient. Ni trop loin, ni trop près. Et en tout cas, très stable !

6. La personnalité dépendante

N’ayant aucun recul et aucun esprit critique par rapport aux autres, elle les trouve toujours supérieurs à elle et en déduit que son intérêt est donc de les suivre. Elle a un besoin constant de se faire accepter des autres même s’ils ne lui correspondent pas vraiment, voire ne lui conviennent pas du tout.

Pour ce elle est prête à faire de nombreuses concessions, se soumettre à leurs avis, ne jamais dire non et faire les corvées dont les autres ne veulent pas. Beaucoup de gens « serviables », appréciés pour leur amabilité et leur complaisance se trouvent dans cette catégorie. Elles cachent en fait un besoin affectif intarissable qui les rend particulièrement exigeantes et envahissantes…à méditer encore une fois sur ce qui se cache derrière nos prétendues « qualités » !

Sa crainte principale est de se retrouver seule, car elle se sent incapable de faire les bons choix, de prendre des initiatives, compte tenu du fait que l’autre est toujours plus compétent et a pour mission de la rassurer. Ainsi, une telle personnalité laissera à son partenaire la responsabilité de construire sa vie, au risque que cette dernière ne lui convienne pas du tout et ne laisse aucune place à ses besoins et son individualité. Elle se contentera de « suivre le mouvement ».Est-il besoin de dire que de nombreuses personnalités dépressives sont également dépendantes ?

Craignant avant tout de perdre son lien à l’autre, cette personne est incapable de se séparer de qui que ce soit, même d’une relation toxique pour elle.

La relation s’instaure en 3 phases :
– La première est une phase d’ « accrochage » où tout est fait pour se faire accepter.
– La deuxième est une phase de dépendance, de symbiose où elle se laisse porter par l’autre.
– La troisième est une prise de conscience de sa vulnérabilité, de sa dépendance qui débouche sur la peur de perdre l’autre devenu indispensable à sa survie.
En effet, à force de croire qu’elles ne peuvent rien faire seules, elles finissent par ne plus savoir effectivement !

Est-il utile de dire que c’est parmi ces personnalités qu’on retrouve les « éternels seconds » ?

Ces personnes vivent de manière plus aiguë que les autres le conflit dépendance-autonomie, sachant que la dépendance protège et rassure alors que l’autonomie permet la liberté d’être soi-même et valorise mais doit passer par l’éloignement de ceux qu’on aime avec la certitude que cet amour ne sera pas détruit. Parents insécurisants ou au contraire surprotecteurs entravent cette démarche vers l’autonomie et déposent ainsi le germe d’une future personnalité dépendante.

Attention toutefois, certaines personnalités dépendantes se cachent bien, en particulier derrière le masque de celles qui ne veulent surtout dépendre de personne. Dans ce cas, c’est la peur qui prévaut sur le besoin.

Quand la pathologie est avérée, elles font preuves d’exigences démesurées par rapport à leur entourage qu’elles tyrannisent.

Ce peut être la version culpabilisante : « Si tu m’abandonnes, j’irai très mal et ce sera de ta faute », grand classique de la rupture amoureuse !

Ou à l’inverse le choix de partenaires violents, dominateurs et possessifs qui les maltraiteront (physiquement et/ou moralement). Femmes battues, alcooliques etc., font partie très souvent du lot.

Très accessible à la sophrologie en raison de la relation « maternante » qui peut naître de la relaxation. Le sophrologue devra toutefois ne jamais oublier son rôle de « passeur » vers l’autonomie de la personne.

7. La personnalité narcissique

Ces personnes ont une haute opinion d’elles-mêmes, persuadées qu’elles méritent plus que les autres. Elles n’ont de cesse que de se mettre en avant, leur principale préoccupation étant le succès. Avides de l’admiration des autres, elles ne supportent aucune critique.

L’aspect extérieur prend évidemment une très grande importance et ces personnalités accordent beaucoup d’importance à leur apparence physique et vestimentaire.

Leur comportement est souvent manipulateur. Ils cherchent à déclencher chez l’autre des émotions afin de l’amener à satisfaire leurs buts. Ainsi peuvent-ils jouer avec les émotions des autres, alternant séduction, flatterie, critique, ou culpabilisation. Leur peu d’empathie les amenant à se moquer totalement des émotions pénibles qu’ils déclenchent chez les autres.

Quand ils ne se sentent pas estimés à leur juste valeur ou qu’on ne va pas dans leur sens, ils éprouvent très rapidement colère et rage : en bref, tout le monde doit partager leur point de vue. Ils ont besoin d’être entourés d’une cour d’admirateurs et se plaignent amèrement des autres dès qu’ils leur refusent quelque chose. Ce sont eux qui font par exemple un esclandre dans un restaurant si on ne leur donne pas la meilleure table (sans se soucier de la gêne qu’ils déclenchent dans leur entourage qui ne considère pas forcément que la première place lui est due !).

Très séduisants dans un premier temps, ils deviennent très vite insupportables à force d’en vouloir toujours plus.

Beaucoup moins solides qu’ils en ont l’air, leur intolérance à l’échec peut entraîner une réelle réaction dépressive.

Leurs métiers de prédilection : postes de responsabilités, commerciaux ou tout ce qui comporte la notion de compétition où ils excellent (n’oublions pas que la première place leur revient de droit !)

Peu de chance qu’une telle personnalité vienne consulter, mais pourquoi pas ? La vie réserve parfois des surprises.

8. La personnalité paranoïaque

Elle se caractérise par une défiance exagérée, l’impossibilité de faire confiance à qui que ce soit. Elles ont tendance à tout interpréter comme le résultat d’un acte malveillant. Ils se tiennent par conséquent toujours sur leurs gardes.

Leur rigidité psychique est immense : rien n’ébranle leurs convictions. Ceci leur donne une force de conviction et d’argumentation qui en font de redoutables procéduriers. Ce sont d’ailleurs les rois des procès où ils excellent de par leur côté rationnel, froid logique et inébranlable ainsi que leur extrême préoccupation à faire valoir leurs droits En effet, très faciles à offenser, ils sont prêts à des représailles disproportionnées.

Très méfiants, ils sont prêts à rechercher les preuves de leurs soupçons dans les petits détails, au détriment souvent de l’ensemble. Ils sont d’ailleurs très souvent d’une extrême jalousie.

Ils n’ont aucun sens de l’humour et manifestent de toute manière peu d’émotions positives.

Leur côté agressif et mégalo peut les prédestiner dans les cas extrêmes à la carrière de dictateur.

Vous vous doutez qu’on n’en rencontre pas beaucoup en consultation..Dans les cas pathologiques, c’est le délire de persécution.

9. La personnalité schizoïde

Son apparence est extrêmement réservée. Sa très grande difficulté à communiquer peut parfois donner l’impression à ses interlocuteurs qu’ils le dérangent, qu’ils l’empêchent de rester dans « son monde ». Très mal à l’aise en société, il aura tout naturellement un fort penchant pour la solitude. Ni il ne se lie, ni il ne cherche la compagnie des autres, il semble indifférent à l’opinion d’autrui, tant aux compliments qu’aux critiques, et donne une apparence de mystérieuse impassibilité.

Ses métiers de prédilection seront ceux où l’on travaille seul, chercheur ou artisan par exemple. Ils s’avèrent souvent être d’excellents spécialistes, mais ont beaucoup de mal à changer de registre.

Peu enclins à consulter, il faut si c’est le cas bien expliquer qu’il y a différence manifeste entre sophrologie et ésotérisme, compte tenu de la forte propension de certains d’entre eux à aller vers ce domaine

10. La personnalité sociopathe
Se caractérise par un total manque de respect tant des autres que des règles et des lois de la vie en société. Ils fonctionnent sur un mode impulsif qui privilégie le passage à l’acte immédiat sur la mentalisation de l’acte. Très instables et insoumis, ils sont dénués de tout sentiment de culpabilité. En positif, on pourrait souligner leur goût de l’aventure et leur audace si elles n’étaient mises le plus souvent au service de la délinquance.. voire parfois de la réussite en affaires !

Bien sur! Ne consulte pas !

En guise de conclusion

Pour conclure ce descriptif des traits de caractères les plus fréquents, je ne saurais dire à quel point encore une fois je peux m’émerveiller devant la richesse et la complexité de l’être humain ! Car bien entendu autour de ces descriptions très schématisées se trouvent toutes les combinaisons possibles: narcissique/histrionique, obsessionnel/dépressif, anxieux/dépendant et bien d’autres encore.. Les proportions relatives de toutes ces combinaisons possibles varient d’un individu à l’autre et se modulent en fonction de chaque histoire individuelle. Ce qui fait que vous ne trouverez jamais deux êtres totalement identiques même si les mécanismes qui sous-tendent ces comportements le sont. C’est également avec ce « matériel de base » que les gens entrent en relation les uns avec les autres pour se compléter, s’opposer, s’enrichir où se détruire tissant ainsi la gigantesque toile des relations humaines.

Je rappelle s’il en est besoin que tous ces traits de caractère ne sont en rien pathologiques s’ils ne se trouvent pas en excès.

Photo : QUEL TYPE DE PERSONNALITÉ ÊTES-VOUS ?

Ce texte pourrait être un compte rendu de lecture tant il s'inspire du livre de F Lelord et C André : « Comment gérer les personnalités difficiles ».
Les auteurs classent les différents types de personnalités selon leurs traits de caractère et leurs types de comportement et donnent par la suite dans chaque cas des conseils pour s'adapter à ce type de personnes.

Toutefois l'esprit de ce texte sera un petit peu différent : s'il reprend à son compte la classification du livre, c'est avant tout pour amener une réflexion personnelle.
En effet il y a fort à parier que vous vous retrouviez dans une de ces personnalités ou plus vraisemblablement dans un mélange de deux d'entre elles, voire plus.
Sachant que le qualificatif « difficile » ne peut s'appliquer qu'à un excès de ces traits de caractère et non à une « tendance à » se comporter de telle ou telle manière.
Tous ces traits de caractères se retrouvent chez les personnes dites « normales », seul leur excès signant la pathologie
Mais si c'est le cas et que par conséquent le comportement en question devient difficile à supporter,
ce n'est pas forcément à l'entourage de s'y adapter à tout prix au risque d'être amené à consulter en lieu et place de la personne incriminée (ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit!)
Je vous invite donc à un voyage au travers des comportements humains .

1. La personnalité anxieuse.

Pour elle, chaque situation, chaque circonstance de la vie s'avère être une source de danger. Dans une action, elle évaluera en priorité les risques à courir, et de toutes les issues possibles, la plus défavorable. En résumé, tout s'avère être une source de danger : 5 mn de retard, et c'est immédiatement l'accident mortel qui est envisagé ; On peut parler d'un dérèglement du système d'alarme.

Bien entendu un tel personnage est contraint de vivre dans un état de tension perpétuel aussi bien sur le plan psychique que sur le plan physique. Il vit en effet en hypervigilence constante, ce qui l'amène à rechercher le contrôle absolu de son environnement, ceci étant comme tout le monde le sait impossible, et c'est cette impossibilité même qui accroît encore sa détresse.

Individu très prévoyant et consciencieux, il sera par contre un employé modèle très prisé par ses supérieurs (mais à quel prix !).

Il faut savoir que ces multiples sources d'anxiété ne sont que le déplacement sur le monde extérieur d'une angoisse intérieure beaucoup plus profonde et inconsciente que la personne anxieuse aurait tout intérêt à rechercher et traiter si elle veut un jour accéder à un minimum de paix intérieure.

La sophrologie est une indication de choix pour ce type de problème, la relaxation étant l'antidote du stress..

En pathologie, on parle de TAG (trouble anxieux généralisé).

2. La personnalité histrionique.

Anciennement appelée hystérique, le mot a été abandonné à cause de son étymologie qui fait allusion à l'utérus (il existe des hommes hystériques même s'ils ne sont pas majoritaires). De plus le terme avait pris dans le « grand public » une connotation nettement péjorative. Histrionique a pour source le grec « histrio » = acteur de théâtre.

Une telle personnalité est habitée d'un perpétuel besoin de séduire, d'être l'objet de l'attention générale, elle paraît être en perpétuelle représentation théâtrale. Il est évident pour qui l'observent qu'elle cherche en permanence à attirer l'attention, pour cela elle n'hésite pas à utiliser la provocation (par sa tenue vestimentaire entre autre).

L'infantilisme est manifeste et elle utilise fréquemment une attitude de petite fille perdue qui appelle à l'aide. Ses émotions sont extrêmement changeantes, elle passe du rire aux larmes sans transition. Son discours d'ailleurs est très émotionnel et très souvent au superlatif qui alterne avec un mutisme boudeur, un tant soit peu provocateur ceci dit au passage. D'ailleurs, ou elle vous idéalisera ou elle vous dévalorisera de manière excessive. Très capricieuse également, elle souffle le chaud et le froid, passant d'un mode franchement séducteur à l'indifférence la plus totale.

Sous cette brillante apparence se cache en fait une personne dévalorisée qui cherche à se rassurer dans le regard de l'autre dont elle cherche également à obtenir de l'aide.

En pathologie, elle peut souffrir de paralysies, spasmes, contractures, douleurs abdominales, évanouissements .et autres symptômes dits de « conversion ».

Ces personnes semblent prédestinées à devenir acteurs, avocats, hommes politiques, ou tout autre métier de « spectacle ».

Également très accessible à la sophrologie en raison de sa sensibilité à la suggestion.

3. La personnalité obsessionnelle

Elle se caractérise par son perfectionnisme. Ce qui n'est pas parfait à 100% est un échec total. Son attention au détail est telle qu'elle en perd souvent de vue l'ensemble. Si elle est perpétuellement envahie par le souci de bien faire, elle a toutefois tendance à penser que sa méthode est la seule qui garantisse la perfection et ses règles les seules acceptables. Ce qui lui fait considérer que les autres ne sont pas fiables.

Habitée souvent d'un reliquat du sentiment de toute puissance infantile, elle se sent responsable de son environnement et de tout ce qui s'y passe, elle prend la responsabilité de le maintenir en ordre. Autant dire que la culpabilité est souvent au rendez-vous !

Elle a tendance à se laisser envahir par le doute, tant la décision semble difficile de peur de commettre une erreur.

La rigueur morale et les scrupules peuvent devenir étouffants.

Elle fait preuve d'une certaine froideur relationnelle, c'est une personnalité qui se montre formelle, souvent embarrassée et a beaucoup de mal à se montrer chaleureuse. De manière générale, elle a de toute manière de grandes difficultés à exprimer ses émotions en particulier l'enthousiasme.

D'autres caractéristiques essentielles sont l'entêtement, le goût de l'ordre et de la propreté, de la symétrie, du classement, une tendance à la vérification, à l'accumulation, la collection...

Accessible à la sophrologie si la rigidité psychique n'est pas trop intensive, permettant un minimum de remise en question ou en combinaison avec d'autres types de personnalité qui la modulent

En pathologie, on parle de TOC (Trouble obsessionnel compulsif).

4. La personnalité dépressive.

Son pessimisme est omniprésent tant le côté négatif des choses est surévalué. Comme l'anxieux elle pense avant tout aux difficultés mais plus sur le mode du découragement que sur celui de la peur. Par conséquent son humeur reste triste et soucieuse. Rien ne lui semble agréable, elle semble incapable d'éprouver le moindre plaisir. Elle est en proie à des sentiments fréquents de culpabilité et de dévalorisation. D'où des difficultés de communication dues au fait qu'elle ne se sent pas être un interlocuteur à la hauteur.

Elle s'effacera rapidement dès qu'il faudra revendiquer ou demander quelque chose comme si c'était égoïste de défendre son individualité et sa place dans le monde. De toute façon, elle a l'impression qu'elle n'a pas droit au bonheur, voire que tout bonheur devra être immanquablement puni d'un malheur, en conséquence, mieux vaut l'éviter ! De manière générale, une telle personne se mène la vie dure, survalorise le travail au détriment du plaisir et de la détente.

En pathologie, c'est la dépression avérée, l'agressivité fortement réprimée dans ce cas précis et la culpabilité omniprésente chez ces personnes et contribuant très largement à la forte dégradation de l'image qu'elles ont d'elles-mêmes.

A titre préventif, il serait utile d'éviter dans l'éducation tout ce qui tend à donner à l'enfant une mauvaise image de lui-même, lui imposer des idéaux de perfection qu'il est incapable d'atteindre et qui lui laisseront un sentiment d'insuffisance et de culpabilité très favorable au développement d'une personnalité dépressive.

A tout intérêt à faire un détour par la sophrologie, histoire de positiver et surtout reconstruire son image dégradée.

5. La personnalité « borderline»

Elle se caractérise par une humeur très instable et un très mauvais contrôle émotionnel, en particulier la colère, on peut ici parler de véritable « rage » (voir la rage narcissique dans le dernier bulletin), rage qui laisse très souvent la place à un état dépressif.

Elles sont habitées par une demande excessive d'amour et d'assistance qui alterne avec des fuites brutales quand l'intimité devient menaçante ou qu'elles se sentent « trahies ».

A elles s'applique plus particulièrement la métaphore freudienne des « hérissons » : loin, ils ont froid et tendent à se rapprocher, près ils se piquent et doivent s'éloigner.

Rage, ennui et désespoir trouvent souvent remède dans l'alcool ou les toxicomanies de toutes sortes.

L'image incertaine que de telles personnes ont d'elle -même, l'idée floue qu'elles se font de leurs besoins les conduisent à des changements de cap brutaux dans leur vie.

Elles sont en lutte perpétuelle contre la dépression narcissique et la tentation du suicide.

Améliorée de manière significative par la sophrologie, en raison du travail sur le schéma corporel et les limites du corps à condition que le sophrologue soit capable d'ajuster la distance de la relation à celle du patient. Ni trop loin, ni trop près. Et en tout cas, très stable !

6. La personnalité dépendante

N'ayant aucun recul et aucun esprit critique par rapport aux autres, elle les trouve toujours supérieurs à elle et en déduit que son intérêt est donc de les suivre. Elle a un besoin constant de se faire accepter des autres même s'ils ne lui correspondent pas vraiment, voire ne lui conviennent pas du tout.

Pour ce elle est prête à faire de nombreuses concessions, se soumettre à leurs avis, ne jamais dire non et faire les corvées dont les autres ne veulent pas. Beaucoup de gens « serviables », appréciés pour leur amabilité et leur complaisance se trouvent dans cette catégorie. Elles cachent en fait un besoin affectif intarissable qui les rend particulièrement exigeantes et envahissantes...à méditer encore une fois sur ce qui se cache derrière nos prétendues « qualités » !

Sa crainte principale est de se retrouver seule, car elle se sent incapable de faire les bons choix, de prendre des initiatives, compte tenu du fait que l'autre est toujours plus compétent et a pour mission de la rassurer. Ainsi, une telle personnalité laissera à son partenaire la responsabilité de construire sa vie, au risque que cette dernière ne lui convienne pas du tout et ne laisse aucune place à ses besoins et son individualité. Elle se contentera de « suivre le mouvement ».Est-il besoin de dire que de nombreuses personnalités dépressives sont également dépendantes ?

Craignant avant tout de perdre son lien à l'autre, cette personne est incapable de se séparer de qui que ce soit, même d'une relation toxique pour elle.

La relation s'instaure en 3 phases :
- La première est une phase d' "accrochage" où tout est fait pour se faire accepter.
- La deuxième est une phase de dépendance, de symbiose où elle se laisse porter par l'autre.
- La troisième est une prise de conscience de sa vulnérabilité, de sa dépendance qui débouche sur la peur de perdre l'autre devenu indispensable à sa survie.
En effet, à force de croire qu'elles ne peuvent rien faire seules, elles finissent par ne plus savoir effectivement !

Est-il utile de dire que c'est parmi ces personnalités qu'on retrouve les "éternels seconds" ?

Ces personnes vivent de manière plus aiguë que les autres le conflit dépendance-autonomie, sachant que la dépendance protège et rassure alors que l'autonomie permet la liberté d'être soi-même et valorise mais doit passer par l'éloignement de ceux qu'on aime avec la certitude que cet amour ne sera pas détruit. Parents insécurisants ou au contraire surprotecteurs entravent cette démarche vers l'autonomie et déposent ainsi le germe d'une future personnalité dépendante.

Attention toutefois, certaines personnalités dépendantes se cachent bien, en particulier derrière le masque de celles qui ne veulent surtout dépendre de personne. Dans ce cas, c'est la peur qui prévaut sur le besoin.

Quand la pathologie est avérée, elles font preuves d'exigences démesurées par rapport à leur entourage qu'elles tyrannisent.

Ce peut être la version culpabilisante : "Si tu m'abandonnes, j'irai très mal et ce sera de ta faute", grand classique de la rupture amoureuse !

Ou à l'inverse le choix de partenaires violents, dominateurs et possessifs qui les maltraiteront (physiquement et/ou moralement). Femmes battues, alcooliques etc., font partie très souvent du lot.

Très accessible à la sophrologie en raison de la relation "maternante" qui peut naître de la relaxation. Le sophrologue devra toutefois ne jamais oublier son rôle de "passeur" vers l'autonomie de la personne.

7. La personnalité narcissique

Ces personnes ont une haute opinion d'elles-mêmes, persuadées qu'elles méritent plus que les autres. Elles n'ont de cesse que de se mettre en avant, leur principale préoccupation étant le succès. Avides de l'admiration des autres, elles ne supportent aucune critique.

L'aspect extérieur prend évidemment une très grande importance et ces personnalités accordent beaucoup d'importance à leur apparence physique et vestimentaire.

Leur comportement est souvent manipulateur. Ils cherchent à déclencher chez l'autre des émotions afin de l'amener à satisfaire leurs buts. Ainsi peuvent-ils jouer avec les émotions des autres, alternant séduction, flatterie, critique, ou culpabilisation. Leur peu d'empathie les amenant à se moquer totalement des émotions pénibles qu'ils déclenchent chez les autres.

Quand ils ne se sentent pas estimés à leur juste valeur ou qu'on ne va pas dans leur sens, ils éprouvent très rapidement colère et rage : en bref, tout le monde doit partager leur point de vue. Ils ont besoin d'être entourés d'une cour d'admirateurs et se plaignent amèrement des autres dès qu'ils leur refusent quelque chose. Ce sont eux qui font par exemple un esclandre dans un restaurant si on ne leur donne pas la meilleure table (sans se soucier de la gêne qu'ils déclenchent dans leur entourage qui ne considère pas forcément que la première place lui est due !).

Très séduisants dans un premier temps, ils deviennent très vite insupportables à force d'en vouloir toujours plus.

Beaucoup moins solides qu'ils en ont l'air, leur intolérance à l'échec peut entraîner une réelle réaction dépressive.

Leurs métiers de prédilection : postes de responsabilités, commerciaux ou tout ce qui comporte la notion de compétition où ils excellent (n'oublions pas que la première place leur revient de droit !)

Peu de chance qu'une telle personnalité vienne consulter, mais pourquoi pas ? La vie réserve parfois des surprises.

8. La personnalité paranoïaque

Elle se caractérise par une défiance exagérée, l'impossibilité de faire confiance à qui que ce soit. Elles ont tendance à tout interpréter comme le résultat d'un acte malveillant. Ils se tiennent par conséquent toujours sur leurs gardes.

Leur rigidité psychique est immense : rien n'ébranle leurs convictions. Ceci leur donne une force de conviction et d'argumentation qui en font de redoutables procéduriers. Ce sont d'ailleurs les rois des procès où ils excellent de par leur côté rationnel, froid logique et inébranlable ainsi que leur extrême préoccupation à faire valoir leurs droits En effet, très faciles à offenser, ils sont prêts à des représailles disproportionnées.

Très méfiants, ils sont prêts à rechercher les preuves de leurs soupçons dans les petits détails, au détriment souvent de l'ensemble. Ils sont d'ailleurs très souvent d'une extrême jalousie.

Ils n'ont aucun sens de l'humour et manifestent de toute manière peu d'émotions positives.

Leur côté agressif et mégalo peut les prédestiner dans les cas extrêmes à la carrière de dictateur.

Vous vous doutez qu'on n'en rencontre pas beaucoup en consultation..Dans les cas pathologiques, c'est le délire de persécution.

9. La personnalité schizoïde

Son apparence est extrêmement réservée. Sa très grande difficulté à communiquer peut parfois donner l'impression à ses interlocuteurs qu'ils le dérangent, qu'ils l'empêchent de rester dans « son monde ». Très mal à l'aise en société, il aura tout naturellement un fort penchant pour la solitude. Ni il ne se lie, ni il ne cherche la compagnie des autres, il semble indifférent à l'opinion d'autrui, tant aux compliments qu'aux critiques, et donne une apparence de mystérieuse impassibilité.

Ses métiers de prédilection seront ceux où l'on travaille seul, chercheur ou artisan par exemple. Ils s'avèrent souvent être d'excellents spécialistes, mais ont beaucoup de mal à changer de registre.

Peu enclins à consulter, il faut si c'est le cas bien expliquer qu'il y a différence manifeste entre sophrologie et ésotérisme, compte tenu de la forte propension de certains d'entre eux à aller vers ce domaine

10. La personnalité sociopathe
Se caractérise par un total manque de respect tant des autres que des règles et des lois de la vie en société. Ils fonctionnent sur un mode impulsif qui privilégie le passage à l'acte immédiat sur la mentalisation de l'acte. Très instables et insoumis, ils sont dénués de tout sentiment de culpabilité. En positif, on pourrait souligner leur goût de l'aventure et leur audace si elles n'étaient mises le plus souvent au service de la délinquance.. voire parfois de la réussite en affaires !

Bien sur! Ne consulte pas !

En guise de conclusion

Pour conclure ce descriptif des traits de caractères les plus fréquents, je ne saurais dire à quel point encore une fois je peux m'émerveiller devant la richesse et la complexité de l'être humain ! Car bien entendu autour de ces descriptions très schématisées se trouvent toutes les combinaisons possibles: narcissique/histrionique, obsessionnel/dépressif, anxieux/dépendant et bien d'autres encore.. Les proportions relatives de toutes ces combinaisons possibles varient d'un individu à l'autre et se modulent en fonction de chaque histoire individuelle. Ce qui fait que vous ne trouverez jamais deux êtres totalement identiques même si les mécanismes qui sous-tendent ces comportements le sont. C'est également avec ce « matériel de base » que les gens entrent en relation les uns avec les autres pour se compléter, s'opposer, s'enrichir où se détruire tissant ainsi la gigantesque toile des relations humaines.

Je rappelle s'il en est besoin que tous ces traits de caractère ne sont en rien pathologiques s'ils ne se trouvent pas en excès.

Comment éprouver de la compassion envers ses ennemis ?

Lorsque nous avons été profondément blessé(e), que l’évènement marquant soit récent ou beaucoup plus ancien, le plus difficile est de se débarrasser du souvenir négatif que l’autre év

oque en nous.Même si nous avons conscience que l’ennemi n’est plus là, qu’il ne peut plus nous faire de mal, que tout cela n’est plus que de la pensée, la blessure a néanmoins laissé une trace, que l’on pourrait résumer à une image.
C’est davantage l’image de l’autre dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser, ou plutôt le sentiment douloureux ou négatif que nous ressentons lorsque nous évoquons son souvenir. Cette image peut prendre l’apparence d’une forme sombre à l’intérieur de nous, une sorte de masse noire, comparable à un trou noir dans l’espace. Bien que petite, cette masse reste un concentré d’énergie suffisamment dense pour nous empêcher d’avancer sereinement sur notre voie.

Voici donc un petit résumé de ce que nous pouvons faire pour nous libérer de nos images.

Tout d’abord, ne pas condamner l’autre et considérer qu’il y a tout un tas de causes et de conséquences pour que l’autre en soit arrivé à agir de telle façon ; c’est la loi du karma. Même si on ignore tout de l’origine de la souffrance de l’autre, il n’en reste pas moins qu’il y en a une ou plusieurs. On ne cherche pas ici des excuses mais une simple compréhension des phénomènes.

Ensuite, prendre en considération que le supposé ennemi n’a rien fait contre nous, mais a fait les choses pour lui-même ! En réalité, tout le monde cherche son propre bonheur, et certains pour y parvenir, le trouvent au détriment des autres. C’est leur façon de se nourrir, leur façon de se sentir exister !

S’interroger et reconnaître en nous-mêmes cette partie de l’autre : nous ne sommes pas tout blancs, nous avons nous aussi fait parfois du mal aux autres, consciemment ou inconsciemment. Bouddha disait qu’il existe 3000 défauts et que nous les avons tous en quantité plus ou moins importante ! On peut donc difficilement condamner quelqu’un sans se condamner en partie soi-même !

Accepter que les choses soient ainsi ; tout existe dans la nature, il y a autant de comportements et caractéristiques différents qu’il y a d’êtres humains. Nous ne sommes pas le centre du monde (même si notre égo le croit). De ce fait, tant que nous ne sommes pas nous-mêmes libérés de nos propres souffrances, nous sommes et serons perpétuellement confrontés à des comportements perturbateurs et donc sujets à d’éventuelles blessures.

Transformer chaque situation en voie d’éveil ou comment utiliser l’énergie de l’autre pour se guérir : en dehors des blessures qu’ils occasionnent à notre égo, nos ennemis portent en eux les germes de notre éveil ! Il nous appartient donc de transformer notre souffrance en énergie positive.
L’ennemi nous permet de mettre en évidence tout ce qu’en nous-mêmes nous n’arrivons ou ne voulons pas voir en temps normal : la colère, la haine, l’orgueil, la jalousie, l’aversion, la vengeance…Ce ne sont pas nos ennemis qui ont déposé ces poisons en nous, ils existaient déjà au préalable. Nos ennemis les mettent simplement en évidence ; par leurs comportements, ils exacerbent nos tendances naturelles égotiques, nous permettant ainsi de les dévoiler au grand jour et donc, de s’en affranchir.

Nos ennemis forcent en nous la patience, le lâcher-prise, l’acceptation, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’autre choix ! Si nous savons tirer profit de leurs « enseignements » au lieu de nous lamenter, alors nous aurons gagné considérablement en sagesse, compassion et amour.

Si malgré tout cela, nous n’arrivons pas à nous débarrasser de l’image de l’autre, il reste la manière radicale, la manière directe : couper le mal à sa racine ! Dans le bouddhisme, il existe des méditations spécifiques qui permettent de chasser les « démons », mais s’il n’est pas possible d’accéder à ce type d’enseignement, il reste une autre méthode : aller les chercher soi-même !

En quoi cela consiste-t-il ?

Au lieu de fuir nos petits démons ou de les éviter en les rangeant dans une petite case de notre cerveau avec écrit dessus « Ne pas déranger », au lieu d’essayer de rassurer notre égo en nous disant que nous valons mieux que ça, que nous ne méritons pas ça, que nous sommes des gens bien…bref, au lieu de nous passer de la pommade, nous pouvons tout autant faire face directement à l’image négative dont nous souhaitons nous défaire !
La voir telle qu’elle est, l’accepter pleinement, l’inviter à saisir en nous ce dont elle a besoin, puis la laisser se dissoudre !

Concrètement, lors de la méditation, il convient de repérer cette masse sombre à l’intérieur de nous, et de ne pas la laisser s’échapper (attention à l’égo qui a la fâcheuse manie de vouloir nous maintenir dans notre souffrance) !
Une fois visualisée, nous l’invitons à puiser en nous ce dont elle a besoin, nous lui demandons de prendre tout ce qu’elle veut, à nous prendre totalement si elle le désire. Nous lui laissons tout l’espace dont elle a besoin, absolument tout ! La nécessité pour que cela fonctionne est de n’opposer Aucune résistance et d’accepter TOTALEMENT ce qui est !

Il est possible qu’à ce moment là, nous puissions nous sentir très mal, envahis justement par cette masse sombre que nous gardions cachée jusque là, et que nous sommes en train de libérer. Si cette image est de la colère, nous pouvons devenir temporairement la colère. Si c’est de la peine, nous serons temporairement très triste…L’intensité de la sensation qui nous envahit est proportionnelle à la masse de cette partie sombre, alors qu’avant elle était sous forme concentrée, là elle se trouve libérée et nous donne une idée du pouvoir qu’elle exerçait en nous.

Cette forme de méditation est très efficace pour les troubles mineurs (trahison, mensonge, rejet, abandon, humiliation…) ; elle permet d’éradiquer très rapidement une émotion refoulée par le simple fait de ne plus s’y opposer. L’acceptation pleine de ce qui est amène automatiquement la dissolution de la charge émotionnelle, nous permettant ainsi de nous libérer. La seule condition étant bien sur de ne pas craindre de revivre l’émotion…

Cet exercice ne s’adresse pas aux personnes souffrant de troubles psychiatriques, ou dont les traumatismes sont tellement refoulés et anciens, qu’il serait dangereux de les laisser s’exprimer sans une aide médicale appropriée ou l’accompagnement d’un thérapeute.

Petite précision : le terme « démons » n’a pas ici le sens de « mal » qui s’opposerait au « bien » mais seulement un terme désignant un concentré d’énergies négatives et polluantes.

NB : pour en savoir davantage sur les méditations qui permettent d’éveiller le cœur et l’esprit, vous pouvez vous référer à la méditation de Tonglen (méditation du donner-recevoir)

Françoise